Michel Goulet fera l’objet d’un hommage de la part de la municipalité de Péribonka, au cours des prochains mois. Les détails seront connus plus tard.
Michel Goulet fera l’objet d’un hommage de la part de la municipalité de Péribonka, au cours des prochains mois. Les détails seront connus plus tard.

Péribonka rendra bientôt hommage à Michel Goulet

Mieux vaut tard que jamais pour Michel Goulet qui sera honoré prochainement par la municipalité de Péribonka. La forme que prendra l’hommage envers l’ancien hockeyeur de 60 ans reste à déterminer.

Michel Goulet, surnommé «Gou», a appris lors d’un coup de fil du Quotidien l’honneur prévu par sa municipalité natale. «Ils ont oublié de me le dire», a-t-il lancé à la blague.

Radio-Canada a révélé mercredi après-midi qu’un comité a été formé récemment afin de préciser l’hommage à son endroit qui bénéficierait d’un budget de 80 000 $, a indiqué le maire de Péribonka, Ghislain Goulet, qui est également l’un des sept frères de Michel Goulet, souhaitant que le projet se réalise avant son départ prévu dans un peu plus d’un an, à l’automne 2021. «On se le fait dire régulièrement parce que c'est quelqu'un qui a marqué cette époque et les citoyens se réfèrent à lui», a noté le maire Goulet dans un message transmis au Quotidien en soirée, annonçant qu'une campagne de financement sera bientôt lancée «pour essayer de l'honorer à la hauteur de son talent». 

«Je pense qu’ils en parlent depuis quelques années. Je savais qu’ils voulaient faire quelque chose, mais je ne savais pas quand», d’indiquer Michel Goulet, se disant très heureux de cette nouvelle qui arrive plusieurs années après la fin de sa carrière de hockeyeur, en 1994, avant d’être intronisé au Temple de la renommée du hockey en 1998 après avoir cumulé 1152 points en 1089 matchs avec les Nordiques et les Blackhawks de Chicago.

« Il n’y a jamais de mauvais moment. C’est toujours bon. Peu importe ce qui arrive, que ce soit le Temple de la renommée pour un joueur de hockey ou autre chose pour quelqu’un qui travaille pour les enfants, peu importe ce que tu fais dans la vie, quand ils essaient de reconnaître ce que tu as fait, c’est toujours chaleureux et c’est toujours quelque chose dont tu es bien fier », d’exprimer Michel Goulet, qui a quitté sa ville et sa région natale à l’âge de 16 ans pour rejoindre les Remparts de Québec dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

À la fin de sa carrière, Michel Goulet s’est installé dans la région de Denver, au Colorado, où il occupe un emploi de recruteur professionnel. Il a fait les 14 premières années avec l’Avalanche, les cinq suivantes avec les Flames de Calgary et la dernière avec les Penguins de Pittsburgh. Il revient à l’occasion au Lac-Saint-Jean, dont en janvier, mais n’a pas pu le faire pendant la pandémie.

« Dans les dernières années, je suis allé assez souvent. Je suis allé voir mon père qui va avoir 95 ans. J’essaie donc d’y aller assez souvent, mais depuis 3 ou 4 mois, c’est plus difficile. J’ai du temps en masse, mais je ne suis pas à la bonne place », convient Michel Goulet au sujet de la difficulté de voyager entre les États-Unis et le Canada. Il a donc eu beaucoup de temps, au cours des derniers mois, pour se concentrer sur son travail de dépisteur.

Des séries imprévisibles

Du hockey, Michel Goulet en a vu, au cours de sa carrière de joueur et dépisteur professionnel. Il est d’avis que les prochaines séries éliminatoires, qui se dérouleront dans les circonstances que l’on connaît, seront particulièrement imprévisibles.

« J’espère que ça va marcher. La chose là-dedans, c’est quand même délicat, car les joueurs sont en pleine forme, mais ont le virus et n’ont pas de symptômes », rappelle dans un premier temps Michel Goulet, espérant qu’un vaccin sera trouvé rapidement pour un retour à la normale. Du même souffle, il ne s’attend pas à se retrouver dans la bulle des Penguins qui comprendra un maximum de 50 personnes, joueurs et membres du personnel.

« Ils essaient probablement d’avoir quelque chose de concret avant d’annoncer au monde qui va être là, mais ce que j’ai entendu dire, c’est qu’il n’y aura pas beaucoup de personnes qui vont être invitées », met-il en contexte.

Michel Goulet a bien connu la rivalité entre les Nordiques et le Canadien de Montréal, prochain adversaire des Penguins dans une courte série trois de cinq pour une place dans le tableau officiel des séries. Si l’affrontement lui remémorera certainement plusieurs bons souvenirs de son époque active, comme plusieurs, il a bien hâte d’enfin voir de l’action sur la patinoire.

« Un 3 de 5, on sait comment c’est imprévisible. Tu ne sais jamais comment ça va se passer. Si tu as une année où un club qui n’a pas eu une grosse saison peut gagner la coupe Stanley, c’est bien cette année. Ça peut aller de tous les côtés. En plus, peu importe comment ça se passe, ce sera intéressant de voir qu’après le camp d’entraînement, tu t’en vas dans les séries éliminatoires », de souligner Michel Goulet.

«On voit assez de matchs qu’on connaît les joueurs. Ça va être juste le fun de voir du sport en direct, de pouvoir se dire qu’ils sont en train de jouer », d’observer l’ancien attaquant des Nordiques et des Blackhawks.