Samedi matin, plusieurs amateurs de pêche blanche s'affairaient à s'installer sur les glaces au lac Kénogami.

Pêche blanche: c'est parti au lac Kénogami

Le coup d'envoi de la saison de pêche blanche est donné au lac Kénogami. Samedi, des dizaines de pêcheurs s'affairaient à s'installer sur les glaces, prêts à taquiner le poisson.
Les sourires étaient nombreux sur le site du village de pêche blanche de l'Éperlan, samedi matin. Certains pêcheurs avaient déjà passé une première nuit sur le site, eux qui ont pu installer leur cabane sur les glaces dès vendredi soir.
Lors du passage du Progrès-Dimanche, une soixantaine de maisonnettes avaient déjà pris place sur le site. «On s'attend à en avoir au moins 70 ou 80 à la fin de la journée», a affirmé Mélissa Dallaire, responsable du site et secrétaire-trésorière de l'Association des cabanes à pêche de Lac-Kénogami. «Jusqu'à maintenant, 154 terrains sont loués. Il nous en reste 20 à louer.»
Yannick Simard et son beau-fils Christopher ont tout installé samedi matin afin de permettre au petit Zack, trois ans, de vivre sa première saison de pêche blanche.
Samedi matin, plusieurs amateurs de pêche blanche s'affairaient à s'installer sur les glaces au lac Kénogami.
Nicolas Villeneuve est de ceux qui ont embarqué leur cabane dès que le feu vert leur a été donné vendredi soir. Le jeune homme était impatient d'amorcer la saison de pêche sur glace. «J'en suis à ma cinquième année sur le site. Je serai ici tous les jours pour pêcher», a confirmé le passionné qui avait déjà passé sa première nuit sur les glaces.
Yannick Savard terminait l'installation de sa cabane en compagnie de son garçon Zack, trois ans, et de son beau-fils Christopher Glidden. Les trois complices ont bien l'intention de profiter de la saison de pêche, la première du petit Zack. «On est presque prêts. On termine l'installation et ensuite on va pouvoir pêcher», a affirmé Yannick Savard.
Partout autour d'eux, les voisins poursuivaient eux aussi leur installation, tout sourire. Fort à parier que quelques heures plus tard, plusieurs lignes étaient déjà à l'eau.
Patience à La Baie
De nombreuses personnes se sont donné rendez-vous sur les glaces de La Baie samedi. Puisqu'il est toujours impossible d'y installer des cabanes, les amateurs de pêche blanche utilisent des tentes, traîneaux et motoneiges pour pratiquer leur activité.
Il y avait beaucoup d'animation sur les glaces de La Baie samedi après-midi. Plusieurs pêcheurs se sont donné rendez-vous sur les sites de Grande-Baie et L'Anse-à-Benjamin, même s'ils doivent toujours faire preuve de patience, puisque la glace n'atteint toujours pas l'épaisseur réglementaire pour l'embarquement des cabanes.
Plusieurs amateurs de pêche blanche ont lancé leur ligne dans les eaux froides de La Baie samedi. La température clémente a certainement incité plusieurs pêcheurs à se rendre sur place, mais le doux temps ne faisait pas beaucoup d'heureux.
La glace n'atteint toujours pas les 12 pouces d'épaisseur nécessaires à l'embarquement des cabanes.
«Nous avons pris des mesures vendredi. En moyenne, l'épaisseur de la glace est de 10 pouces et demi. Les prochaines mesures seront prises lundi. Je ne peux pas me prononcer, mais on annonce encore du temps très très doux pour les prochains jours. La température ne nous aide pas. Il manque un pouce et demi d'épaisseur à la glace. Ce n'est pas avec des journées comme aujourd'hui (samedi) qu'on va les gagner», déplore Diane Simard, coordonnatrice de Contact nature Rivière-à-Mars, l'organisme mandaté par Saguenay pour gérer les activités de pêche blanche à La Baie.
L'an dernier, l'embarquement des cabanes a pu avoir lieu le 27 janvier.
Mme Simard confirme que de nombreux amateurs de pêche blanche commencent à montrer certains signes d'impatience.
Plusieurs amateurs de pêche blanche ont lancé leur ligne dans les eaux froides de La Baie samedi.
«On a reçu de nombreux appels toute la semaine. Tous les gens ont la même question. Ils veulent savoir quand on va pouvoir embarquer, mais on n'a pas de réponse à leur donner. On veut embarquer le plus tôt possible, mais pas au détriment de la sécurité.»
Mme Simard a répertorié environ 80 installations de tentes et de cabanes portatives samedi sur les deux sites. «Il y a plein de gens avec des traîneaux et des tentes. Ils utilisent les moyens du bord. Toutefois, ce n'est pas la même clientèle que celle qui installe des cabanes. On espère que l'embarquement va se faire le plus tôt possible pour contenter ces nombreuses personnes.»