Paul Byron s’est entraîné aux côtés des Finlandais Artturi Lehkonen et Jesperi Kotkaniemi jeudi matin, à Brossard.

Paul Byron pourrait revenir au jeu samedi

BROSSARD — Alors que le Canadien de Montréal fonctionne au ralenti depuis quelques matches, son marchand de vitesse est sur le point de revenir au jeu.

Paul Byron a fait un pas de plus dans cette direction en s’entraînant avec les Finlandais Jesperi Kotkaniemi et Artturi Lehkonen jeudi matin à Brossard. C’était la première fois en près d’un mois que Byron patinait au sein d’un trio régulier.

Byron admet qu’il espère reprendre le collier samedi soir lors de la visite des Rangers de New York. Rien n’est officiel, cependant, entre autres parce que les médecins n’ont pas encore donné leur feu vert, a fait savoir l’entraîneur-chef Claude Julien.

À cet égard, la séance d’entraînement prévue pour vendredi pourrait être déterminante.

« J’y vais au jour le jour. Je veux être prêt pour le prochain match et on verra ce qui va arriver demain (vendredi). Je vais essayer, mais je ne sais pas encore. Je dois m’entraîner, il y a encore un peu de rouille dans mon jeu », a précisé Byron, qui ne s’inquiète pas autant de sa vitesse que de l’état de sa condition physique par rapport aux autres joueurs et de son synchronisme.

Byron n’a pas joué depuis le match du 30 octobre contre les Stars de Dallas, après avoir subi une blessure au bas du corps en deuxième période.

« Ce n’est pas quelque chose qui m’ennuyait depuis les jours précédents. C’est arrivé sur le coup et j’ai su que quelque chose n’allait pas, a raconté Byron. Je suis allé subir des traitements en espérant que je pourrais revenir sur la glace avant la fin de la période, mais on n’a pas réussi à régler le problème. Ç’a finalement été plus long que ce que j’aurais espéré. »

Auteur de quatre buts et sept points au fil des 11 premiers matches de la saison, Byron aura finalement raté tout le mois de novembre, lors duquel le Canadien a affiché un dossier global de 5-6-3, incluant des revers à ses cinq dernières sorties (0-3-2).

On s’en doutera, Byron a rongé son frein pendant cette période difficile pour ses coéquipiers.

« Ça n’a pas été très agréable, a-t-il admis. Vous avez toujours l’impression que vous pouvez sauter sur la glace et faire la différence pour votre équipe. D’un autre côté, vous ne pouvez pas précipiter un retour au jeu pour risquer de vous retrouver ensuite sur la touche. Vous voulez être sûr que vous êtes en santé au moment de revenir au jeu. »

Quatrième trio intact

La présence de Byron au sein de ce que l’on pourrait qualifier de troisième trio chez le Canadien n’a pas créé un effet de domino sur la quatrième unité, composée de Kenny Agostino, Michael Chaput et Nicolas Deslauriers.

Ainsi, Charles Hudon, que l’on a vu avec Kotkaniemi et Lehkonen lors des récents matches du Canadien, s’est entraîné avec Matthew Peca et Nikita Scherbak.

Julien a d’ailleurs mentionné que si Byron ne peut jouer samedi, Hudon retrouvera les deux Finlandais.

« Notre quatrième trio a été bon pour nous récemment, et on ne change pas un trio pour le simple plaisir de le changer. Il faut avoir de bonnes raisons. En ce moment, il fait du bon travail. Agostino excelle pour protéger la rondelle et pour la diriger vers des endroits où ses coéquipiers peuvent la récupérer », a fait remarquer l’entraîneur-chef du Canadien.

Il reste que le quatrième trio avait un nouveau visage : celui de Deslauriers, moins la grille qu’il a tant détestée et dorénavant protégé par une visière.

« Je suis content et je pense que les médecins seront contents aussi parce que je les achalais pas mal ! », a-t-il lancé.

En se départissant de la grille, qu’il devait absolument porter depuis son retour au jeu le 20 octobre à Ottawa, Deslauriers pourra renouer avec une facette du hockey qu’il affectionne toujours autant malgré sa blessure : les bagarres.

« Mon style de jeu n’a pas changé et me battre fait partie de mon style de jeu. Il y a des matches où j’aurais peut-être pu faire un changement avec une bataille », a déclaré Deslauriers, qui ne semble nullement craindre d’autres blessures désagréables s’il devait jeter les gants, comme celle subie pendant le camp d’entraînement aux mains de Brandon Baddock, des Devils du New Jersey.

Quant au travail du trio sur lequel il évolue, Deslauriers regrette seulement toutes les chances loupées autour du filet adverse. Contre les Hurricanes de la Caroline mardi soir, par exemple, Deslauriers en a raté une en or en glissant la rondelle tout juste à côté d’un filet complètement désert, en deuxième période.

« On se sent bien. Ça fait trois matches qu’on joue vraiment bien ensemble, a-t-il mentionné. On a des chances de marquer à chaque match et il faut seulement capitaliser. On ne peut pas avoir autant de chances et ne pas capitaliser. »

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Victor Mete a été cédé au Rocket de Laval.

JULIEN VEUT LAISSER LE TEMPS À METE D'AMÉLIORER SON JEU DÉFENSIF

BROSSARD — La journée de jeudi a été plutôt agréable pour Brett Kulak, un peu moins pour Victor Mete. Mais dans ce dernier cas, un petit pas en arrière lui permettra peut-être de faire de grandes avancées à court, moyen ou long terme. Et c’est ce que souhaite le Canadien de Montréal.

Alors que Kulak a patiné auprès de Shea Weber, Mete a été envoyé au Rocket de Laval quelques minutes après la fin de la séance d’entraînement de l’équipe jeudi à Brossard.

On pouvait se douter que quelque chose en ce sens se tramait lorsque l’on a vu Mete s’entraîner en compagnie de Xavier Ouellet, plutôt qu’avec un Jeff Petry ou un Jordie Benn.

Si la décision de céder Mete à Laval peut étonner, dans le contexte où il a réussi à se tailler un poste avec la formation l’année dernière à seulement 19 ans, elle surprend moins si l’on tient compte du surplus de joueurs chez le Canadien en ce moment à la ligne bleue.

Le renvoi de Mete laisse encore sept défenseurs avec le Canadien, sans compter Noah Juulsen, sur le carreau pour une période indéterminée avec une fracture au visage.

Mais au-delà du nombre, ce sont les performances de Mete sur la patinoire en défensive qui ont dicté la décision de l’état-major du Canadien. Et contrairement à l’an dernier, le Tricolore avait le luxe d’envoyer Mete peaufiner son jeu dans la Ligue américaine.

«C’est une décision prise par rapport au développement de Victor, a déclaré l’entraîneur-chef Claude Julien. Lorsqu’on regarde ce qu’il apporte offensivement, c’est extraordinaire. On aime bien son jeu offensivement, mais défensivement, il y a encore beaucoup de choses qu’il peut améliorer. S’il peut le faire, ça va augmenter le nombre de minutes qu’il va passer sur la patinoire.»

Invité à élaborer sur les aspects que le Canadien veut voir Mete améliorer, Julien a parlé de sa rapidité à récupérer la rondelle, son sens de l’anticipation, sa capacité à bien fermer le jeu et son habileté à couper les manœuvres adverses avec son bâton.

La décision du Canadien tient aussi compte d’un calendrier moins aéré, avec 12 matches au programme entre les 1er et 22 décembre, dont la moitié à l’étranger. De son côté, le Rocket disputera 15 de ses 20 prochaines parties à la Place Bell d’ici le 19 janvier, à commencer vendredi soir contre Lehigh Valley.

À son retour au jeu contre les Hurricanes de la Caroline, Weber a œuvré aux côtés de David Schlemko qui, jeudi matin, s’est entraîné avec Jeff Petry.