«Je trouve que c’est une belle rivalité entre les Saguenéens et les Remparts et je pense que tout le monde va avoir du plaisir à regarder nos matchs. C’est ce qu’on veut », a confié le pilote de la formation québécoise, Patrick Roy, avant la rencontre de jeudi soir.

Patrick Roy: écrire un nouveau chapitre

Bien des choses ont changé depuis la dernière visite de Patrick Roy au Centre Georges-Vézina. La rivalité entre les Saguenéens et les Remparts demeure bien réelle, mais l’intensité a diminué de plusieurs crans à la suite des départs de Roy et d’un certain Richard Martel à la barre des Sags, en 2011.

La première page du nouveau chapitre s’est écrite jeudi soir, à Chicoutimi, quand Patrick Roy et ses Remparts ont débarqué au Centre Georges-Vézina. Des souvenirs que certains aimeraient oublier, mais qui demeurent bien présents.

« J’ai toujours aimé venir à Chicoutimi », a laissé tomber Patrick Roy, rencontré avant le match de jeudi.

« C’est sûr qu’à certains moments, la rivalité a peut-être été plus forte qu’elle aurait dû l’être, mais c’est une question de passion, a-t-il ajouté. Je trouve que c’est une belle rivalité entre les Saguenéens et les Remparts et je pense que tout le monde va avoir du plaisir à regarder nos matchs. C’est ce qu’on veut. »

Depuis son départ de Québec en 2013, autant les Remparts que les Saguenéens affichent des visages bien différents. Depuis les débordements entre les deux clubs, l’animosité n’a plus jamais été la même. Patrick Roy refuse poliment de parler du passé, particulièrement des événements du printemps 2008 mettant en vedette son fils Jonathan et Bobby Nadeau. Pour lui, c’est le temps d’écrire une nouvelle page.

« On va voir où ça va nous mener. C’est de cette façon que je le vois », a philosophé Roy, grand manitou des Remparts du début de la saison 2005-2006 jusqu’au terme de la campagne 2012-2013. Cette année-là, les Diables rouges avaient éliminé les Saguenéens en six matchs, dans une série de premier tour sans écart de conduite.

Le point

Après trois ans à la barre de l’Avalanche du Colorado, de 2013 à 2016, Patrick Roy a décidé de mettre fin à son association avec l’organisation avec qui il a remporté deux coupes Stanley. Les deux dernières années lui ont permis de faire le point sur son cheminement de carrière.

« Quand j’ai remis ma démission à l’Avalanche, si tu m’avais demandé si j’étais prêt à revenir “coacher” dans le junior, j’aurais répondu que non, a-t-il avoué. Les deux derniers hivers, où j’ai passé du temps en Floride à relaxer et jouer au golf en masse, je me suis ennuyé du hockey. Lorsque l’opportunité s’est présentée de revenir avec les Remparts, les papillons sont revenus. La passion est encore là et j’ai beaucoup de plaisir à venir à l’aréna et travailler avec les joueurs. Faire de l’autobus pour venir à Chicoutimi, ce n’est pas dur pour moi. Même si je suis rendu à 53 ans, je suis encore trop jeune pour ne rien faire. »

De retour dans le circuit Courteau après cinq ans, le 33 n’a pas été trop dépaysé.

« La ligue a changé, mais pas tant que ça, a noté Roy. On retourne dans les arénas et beaucoup d’officiels sont les mêmes que lorsque j’étais en poste. Je revois également des spectateurs qui étaient là au cours des dernières années. Il y a beaucoup de loyauté chez les amateurs de hockey, et je pense que notre ligue peut continuer à se développer pour aller chercher de nouveaux partisans, dans le but d’amener encore plus de monde dans les arénas. »