Près d’une dizaine d’athlètes de la région prendront part à la première compétition provinciale de patinage de vitesse courte piste présentée à Sherbrooke, dont quelques protégés de l’entraîneur-chef du Centre Marc-Gagnon, David Simard, qui supervisera ses protégés à distance en raison d’un rhume.
Près d’une dizaine d’athlètes de la région prendront part à la première compétition provinciale de patinage de vitesse courte piste présentée à Sherbrooke, dont quelques protégés de l’entraîneur-chef du Centre Marc-Gagnon, David Simard, qui supervisera ses protégés à distance en raison d’un rhume.

Patinage de vitesse: premier test provincial pour les régionaux

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Tous les yeux seront tournés vers Sherbrooke en fin de semaine, alors que le centre sportif Eugène Lalonde sera le théâtre de la toute première compétition provinciale de patinage de vitesse courte piste du circuit Élite. Près d’une dizaine d’athlètes de la région seront en action lors de cette compétition qui se déroulera dans le respect de nombreuses mesures sanitaires instaurées dans le cadre de la COVID-19.

David Simard, entraîneur-chef du Centre Marc Gagnon (CMG), n’a d’ailleurs pas pris de chance, lui qui termine un rhume. Il a confié ses jeunes protégés à entraîneur-adjoint Louis Lepage de Saint-Félicien et durant la compétition, il pourra conseiller ses troupes à distance grâce aux facilités technologiques.

Les athlètes du CMG sont les Almatoises Anaée Lapointe et Léa Morel, 15 ans, Aurélie Bergeron de Chicoutimi, 14 ans, et Alexandre Simard, 16 ans, de Saint-Félicien. Les autres athlètes de la région qui poursuivent leur développement à l’extérieur sont Victoria Gareau, 16 ans (Chicoutimi), Justin Bergeron, 18 ans (Alma); Émilien Blackburn, 17 ans (Chicoutimi) et Jessy Guérin, 17 ans (Chicoutimi). Quant à Charles Fortin (Chicoutimi), il a été victime d’une commotion au travail durant l’été et il recommence à patiner. Il ne pouvait donc pas être de la rencontre.

Les membres de l’équipe nationale, dont la Baieriveraine Claudia Gagnon, se sont désisté(e)s probablement parce qu’ils sont dans une bulle d’entraînement au Centre national à Montréal.

Très encadré

Avec près d’une centaine de participants, inutile de dire que l’événement servira de test pour les autres compétitions sportives. Donc, la rigueur sera de mise pour le respect des directives. Et comme la compétition se déroulera dans la circonscription de la ministre déléguée à l’Éducation et ancienne patineuse de vitesse, Isabelle Charest, raison de plus pour faire respecter les directives à la lettre.

Afin de limiter le nombre de personnes présentes dans l’aréna, la compétition comportera deux blocs par jour. Chaque groupe devra quitter rapidement après ses prestations afin de permettre la désinfection des lieux avant l’arrivée du groupe suivant. Les patineurs se verront attribuer un vestiaire et un numéro précis pour la durée de la compétition. Dans les vestiaires, le port du masque et le respect du deux mètres seront de mise en tout temps et toutes les personnes à l’intérieur de l’aréna devront suivre les flèches de circulation.

Durant les courses, les athlètes n’ont pas à porter le masque. Les athlètes ne pourront faire leur échauffement hors glace dans l’aréna, pas plus que les étirements après leurs courses. Il n’y aura pas de réunion d’entraîneurs et ces derniers ne pourront s’installer comme à l’habitude dans le banc le long de la glace, mais ils seront plus loin dans une zone aménagée dans les estrades à leur intention.

Même si le calendrier de compétition demeure incertain, les rendez-vous provinciaux servent de motivation aux athlètes. «Qu’on soit capable de faire une compétition, c’est déjà un gros plus pour nous. Nous sommes le premier sport d’hiver à faire un événement majeur intérieur et je pense que nous serons très observés par la Santé publique», souligne David Simard.