Durant la pandémie, la talentueuse patineuse artistique Mélaurie Boivin a séjourné chez ses parents, à Desbiens, tout en continuant à s’entraîner hors glace pour être fin prête dès le retour sur glace à Boucherville.
Durant la pandémie, la talentueuse patineuse artistique Mélaurie Boivin a séjourné chez ses parents, à Desbiens, tout en continuant à s’entraîner hors glace pour être fin prête dès le retour sur glace à Boucherville.

Patinage artistique: pas de pause pour Mélaurie Boivin

Pandémie oblige, la patineuse artistique Mélaurie Boivin vient tout juste de renouer avec l’entraînement sur glace au Centre Élite de patinage artistique à Boucherville, la semaine dernière. Il y avait belle lurette que la talentueuse athlète de 16 ans n’avait pas passé autant de temps loin de la glace ni chez ses parents, à Desbiens, d’ailleurs. Mais même si le Québec s’est retrouvé sur pause, la Jeannoise, elle, a continué à s’entraîner hors glace pour être justement prête dès que l’accès à l’aréna serait à nouveau possible.

« Je n’ai jamais arrêté de patiner aussi longtemps que pendant la pandémie, avoue-t-elle en entrevue téléphonique. En trois mois, je n’ai pas mis mes patins une fois pour aller sur la glace. Je les ai chaussés pour garder la forme de mon pied à l’intérieur, mais sinon, je me suis entraînée en vélo, j’ai fait de la course, de la musculation et tout ce qu’on pouvait faire en dehors de la glace, sans quoi on ne revient pas en forme .»

La pratique des sauts hors glace fait partie des entraînements réguliers, alors elle a poursuivi ce volet à la maison familiale. « C’est une activité que l’on fait quand même régulièrement. On continue à pratiquer les solos et sauts hors glace. C’est sûr que ce n’est pas la même sensation que sur la glace, mais on peut quand même compenser. »

La jeune femme a pleinement apprécié pouvoir être à la maison pendant ces trois mois de confinement, elle qui s’entraîne depuis deux ans dans la région de Montréal. Le retour à plein temps à son quotidien d’athlète s’est bien passé. « J’ai repris le rythme quand même rapidement. Je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer ! »

Mélaurie Boivin continue de composer avec le changement. Cette fois-ci, ce sera sur le plan académique alors qu’elle a terminé son secondaire et qu’elle amorce ses études collégiales au collège Maisonneuve. Sur le plan sportif, elle vivra sa deuxième saison en catégorie junior.

Bon retour

À la fin juin, elle était donc de retour à Boucherville, où elle s’entraîne sous la direction de Stéphane Yvars. Elle continue également à travailler avec son entraîneuse Marlène Picard, qui est toujours à ses côtés depuis son passage en sport-études à Saguenay, puis à Varennes, et maintenant à Boucherville.

Malgré ce long moment loin des glaces, le plaisir et l’enthousiasme étaient au rendez-vous tout comme la forme physique. « J’étais tellement contente d’embarquer sur la glace que ça n’a pas paru. Personnellement, ç’a été super facile de recommencer parce que je me suis vraiment entraînée durant les trois mois, ce qui fait que je n’ai pas tellement vu de différence. Ç’a pris deux ou trois jours pour que mon corps se réhabitue et que je reprenne les trucs que j’avais. »

La semaine dernière, la patineuse a renoué avec les doubles, et cette semaine, ce sera au tour des triples sauts. La jeune femme a été agréablement surprise de constater qu’elle retrouvait rapidement ses repères. « J’ai été surprise de ne pas trop en avoir perdu. Durant les premiers jours, je pensais avoir plus mal partout. La semaine a été dure et je pensais ne plus être fonctionnelle le vendredi, mais j’ai été contente de voir que tous mes efforts durant la période de confinement ont porté fruit ! »

Top-5 canadien

À sa deuxième saison dans la catégorie junior, Mélaurie Boivin continue d’aspirer aux sommets tout en espérant que la saison de compétition pourra avoir lieu. « Si on a une saison normale, l’objectif sera d’aller aux (Championnats) canadiens et avec ma coach, on aimerait faire un top-5 au Canada », énonce-t-elle. Sur la scène provinciale, elle souhaite bien sûr « être la plus forte possible » et s’imposer parmi les meilleures de sa catégorie.

Mélaurie Boivin continue de composer avec le changement. Cette fois-ci, ce sera sur le plan académique alors qu’elle a terminé son secondaire et qu’elle amorce ses études collégiales au collège Maisonneuve. Sur le plan sportif, elle vivra sa deuxième saison en catégorie junior.

« La première compétition est prévue pour le mois d’octobre, mais on ne sait pas s’il y aura une deuxième vague (de coronavirus) », souligne celle qui continue de composer avec le changement, dans le volet académique cette fois. Elle vient en effet de terminer son secondaire et amorce des études en sciences humaines au Collège Maisonneuve.

Enfin, l’adolescente prend toutes les mesures possibles pour limiter les risques de contracter le coronavirus, entre autres en limitant ses déplacements entre son condo et l’aréna et en portant le couvre-visage lorsqu’elle doit aller faire ses emplettes.