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La patineuse artistique native de Desbiens, Mélaurie Boivin, n’a pas été en mesure de se hisser parmi les 12 meilleures juniors lors du Défi Patinage Canada tenu virtuellement, ce qui a mis un terme à sa présente saison.
La patineuse artistique native de Desbiens, Mélaurie Boivin, n’a pas été en mesure de se hisser parmi les 12 meilleures juniors lors du Défi Patinage Canada tenu virtuellement, ce qui a mis un terme à sa présente saison.

Patinage artistique: erreurs coûteuses pour Mélaurie Boivin

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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Médaillée d’argent aux Championnats provinciaux A virtuels, la patineuse artistique Mélaurie Boivin n’a malheureusement pas été en mesure de se classer parmi les 12 meilleures juniors dames dans le cadre du Défi Patinage Canada, lui aussi tenu virtuellement. L’athlète de 17 ans a conclu au 18e rang et ne peut donc pas accéder aux Championnats nationaux qui, en principe, se dérouleront du 8 au 14 février à Vancouver, en Colombie-Britannique.

La patineuse native de Desbiens a surtout connu des difficultés au programme long. Elle a bien effectué les mouvements, mais elle a commis quelques erreurs coûteuses. La Jeannoise a aussi vu sa confiance fragilisée par un bris survenu une semaine plus tôt à un patin. Et comme ce sont des patins faits sur mesure, ça ne se change pas en un tournemain.

Son entraîneure, Marlène Picard, refuse toutefois d’utiliser cette malchance pour expliquer les difficultés de sa protégée. «Il fallait faire avec et on apprend de chaque expérience. Ça fait parte de la ‘‘game’’ et ce n’est certainement pas la première à qui ça arrive. Elle apprend à travers ça. Ce n’est pas quelque chose qui arrive très souvent, mais c’était juste pas un bon moment pour que ça arrive», indique l’entraîneure en entrevue téléphonique.

«On a eu un petit problème de patins (lame/talon décollés) une semaine avant l’enregistrement de la séance vidéo, ce qui a un peu affecté la confiance et la stabilité (de Mélaurie). Ça a pris une semaine à régler le problème. Ç’a un peu influencé la performance, malgré qu’elle s’en est quand même bien sortie. Tous les mouvements ont été effectués, mais la finition, comme la glisse à l’atterrissage, n’étaient pas parfaites. Ce sont des détails, mais des détails qui deviennent importants quand tu es aux Championnats de division», a-t-elle expliqué.

Petit côté décevant, habituellement, ce sont les 18 meilleures patineuses qui obtiennent leur billet pour le national, mais en raison de la pandémie et du fait que les athlètes juniors et seniors seront sur place à Vancouver, Patinage Canada a limité le nombre aux 12 premières.

La saison de Mélaurie est donc terminée, mais il faut déjà penser à préparer la prochaine. Elle a toujours la possibilité de faire de la paire l’an prochain, une facette de la discipline qu’elle a un peu travaillée cette saison. «C’est quand même un aspect à voir pour la prochaine saison, mais trouver un partenaire en temps de pandémie, ce n’est pas idéal», note Mme Picard.

Avec les consignes sanitaires qui fluctuent, difficile de garder un rythme dans la pratique sportive et les entraînements. Les athlètes qui ont des cours en présentiel peuvent patiner, mais ceux et celles qui ont des cours en ligne ne peuvent pas. Comme Mélaurie est rendue au niveau collégial (en ligne), elle ne pourra pas patiner avant le 8 février.

«C’est quand même long parce que c’est encore un mois sans patiner. La stabilité est dure à trouver», souligne l’entraîneure. Cela dit, Marlène Picard salue la résilience des athlètes. «Malgré tout, ils sont très très bons. Les athlètes gardent un bon moral et ils continuent de se motiver. On fait des entraînements hors glace et en ligne. Le psychologique est travaillé avec l’école et ils sont quand même bien suivis», de conclure Mme Picard.