En attendant la tombée des premières neiges, de la machinerie est au travail à mi-montagne afin de réparer des dommages causés par l’érosion.
En attendant la tombée des premières neiges, de la machinerie est au travail à mi-montagne afin de réparer des dommages causés par l’érosion.

Pas question de laisser la COVID anéantir la 30e saison de ski au Mont-Édouard

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
Pour son 30e anniversaire d’existence, la station de ski du Mont-Édouard n’entend pas laisser la COVID-19 prendre le dessus dans l’histoire, lors de la saison prochaine.

Le directeur de la station, Frédéric Blouin, a fait part de cette détermination, samedi dernier, alors qu’avait lieu une séance d’information destinée aux amateurs de ski, vélo de montagne et randonneurs, au chalet principal. De l’aveu du directeur, l’assemblée visait à mettre en contexte les clients de la station en prévision de la prochaine saison, laquelle pourrait être intense, à l’image de ce qu’ont vécu certaines régions du Québec l’été dernier, les Québécois n’ayant eu d’autre choix que de rester chez eux.

« On a dit aux gens, samedi, que ça allait être agréable de faire du ski. Il y aura une nouvelle façon de circuler à l’intérieur du chalet principal en respect des règles de distanciation sociale », explique M. Blouin.

Des modifications sont apportées à l’aménagement de la cafétéria alors que certains équipements sont déplacés pour éviter que les utilisateurs n’aient à circuler inutilement pour se rendre trop profondément à l’intérieur, par exemple pour aller simplement cueillir un café. De plus, la direction implantera un horaire pour la prise de repas afin d’éviter la présence d’une trop grande concentration de personnes sur place au même moment.

La station a déjà annoncé la mise en place d’un nouveau système de billetterie électronique doté d’un système de recharge en ligne avec carte électronique qui permettra aux skieurs d’éviter les longues files d’attente en début de journée.

« Je crois que ce nouveau système de billetterie va simplifier le travail pour tous puisque les skieurs pourront acheter en ligne leur billet. Au niveau opérationnel, nous conserverons les mêmes quarts de travail », explique-t-il.

Le directeur prévoit la vente du même nombre de billets de saison que l’an dernier avec le nouveau système, soit 650. Le prix des billets de saison augmentera de 5 $ tandis que les billets journaliers augmenteront de 2,50 $. Touefois, les skieurs bénéficieront de l’ouverture de la station sept jours par semaine à compter du 20 décembre, ce qui devrait engendrer une hausse de 15 % du nombre de jours-ski cette saison. L’opération des remontées mécaniques sera modulée en fonction du nombre de skieurs en montagne.

« La fermeture auparavant de la station les lundis et mardis enlevait de la latitude pour les gens qui proviennent de Québec ou Montréal. Quelqu’un de ces régions ne viendra pas nécessairement faire un aller-retour une fin de semaine. »

Dans l’éventualité d’un retour au confinement complet imposé par la Santé publique pendant la saison de ski, la station et l’Association provinciale des stations de ski préparent une politique de compensation qui sera uniforme afin de dédommager les détenteurs. Une telle politique est de nature également à rassurer les acheteurs de billets en présaison. La politique de compensation est en préparation et devrait être dévoilée sous peu.

Parmi les autres points abordés, la direction prépare certaines activités pour souligner le 30e anniversaire, entre autres pour la fête de l’Action de grâce, avec les bénévoles de la Montagne en feu. Du 25 au 27 septembre, les cyclistes de montagne auront droit à une activité découverte.

En ce qui concerne la tenue de camps d’entraînement, M. Blouin mentionne que les cases horaires se remplissent du côté des équipes québécoises, sauf qu’il n’y a pas trop d’illusions à se faire pour les Américains tant que les frontières demeurent fermées.

Au chapitre des finances, M. Blouin mentionne que la situation est stable en raison de l’appui de nombreux partenaires financiers impliqués.