Le parc Moritz, très achalandé les soirs de semaine, ne possède aucune toilette chimique ni bloc sanitaire. Les parents doivent doivent prévoir le coup.
Le parc Moritz, très achalandé les soirs de semaine, ne possède aucune toilette chimique ni bloc sanitaire. Les parents doivent doivent prévoir le coup.

Pas de toilettes chimiques près des terrains de soccer à Saguenay

Saguenay ne pourra pas installer des toilettes chimiques aux abords des différents terrains de soccer de son territoire cette saison.

Avec le début de saison, cette semaine, plusieurs se sont aperçus de l’absence de toilettes chimiques sur les différents sites. Devant les nombreuses interrogations, les dirigeants du nouveau club Le Venturi ont fait une sortie publique sur le sujet, sur la page Facebook, rappelant qu’à plusieurs endroits, les blocs sanitaires sont accessibles, mais que ce n’est pas le cas partout et qu’il est alors encouragé d’aller dans les commerces avoisinants, notamment au parc Moritz d’Arvida, très achalandé les soirs de semaine. Selon les commentaires émis dans la publication, cette situation serait particulièrement problématique pour les plus jeunes.

En entrevue téléphonique, la porte-parole de Ville de Saguenay Marie-Hélène Lafrance explique que l’installation de toilettes chimiques a été évaluée, mais venait avec trop de consignes de la Santé publique.

«Il faut notamment augmenter la fréquence de nettoyages. On ne peut pas laisser la toilette chimique là; il faut y retourner de façon régulière. Comme on a un vaste territoire, on n’est pas en mesure de répondre aux normes. Il faudrait faire le nettoyage plusieurs fois dans une journée», mentionne Marie-Hélène Lafrance.

«Les normes demandent que nos tournées de nettoyage soient trop fréquentes. Un moment donné, il y a une question de ressources limitées dans tout ça», reprend-elle, précisant que pour les blocs sanitaires, des employés sont déjà sur place pour procéder au nettoyage.

La porte-parole convient que d’aller dans des commerces n’est pas l’idéal pour tous, mais que la sensibilisation doit se faire, comme pour la consigne d’apporter ses propres produits désinfectants et bouteilles d’eau, ce qui est bien respecté. «On les comprend aussi. C’est une période d’adaptation pour tout le monde. On était habitués d’avoir beaucoup de services et la COVID vient chambouler beaucoup de choses. C’est sûr qu’il faut le prévoir avant de partir, disons-le comme ça, et peut-être prévoir des tournées un peu plus courtes. On comprend que ça peut être un casse-tête pour certains, mais il y a toutes les règles d’hygiène qui viennent avec les toilettes chimiques qui deviennent difficiles à suivre un moment donné», plaide Marie-Hélène Lafrance.