Après avoir passé cinq ans loin de la maison, le receveur jonquiérois Nicolas Doré a décidé de rentrer au bercail.
Après avoir passé cinq ans loin de la maison, le receveur jonquiérois Nicolas Doré a décidé de rentrer au bercail.

Pas de retour à Oklahoma pour Nicolas Doré

L’aventure de baseball américaine de Nicolas Doré est terminée. Après deux saisons au Sussex College New Jersey, puis une autre avec les Bulldogs de Southwestern Oklahoma State University, en deuxième division de la NCAA, le receveur jonquiérois a décidé de rentrer au bercail.

« On revient à la maison », lance Nicolas Doré en entrevue téléphonique, avouant du même souffle qu’il commençait à ressentir le mal du pays et une certaine baisse de motivation.

« Je suis parti à 16 ans. J’ai vécu deux ans à Montréal (Académie de baseball du Canada), deux autres au New Jersey et une autre à Oklahoma. Ça fait quand même beaucoup. Ça ne paraît peut-être pas, parce qu’on vit des expériences quand même incroyables. On dirait qu’à la longue, surtout quand tu reviens à la maison, tu réalises ce que tu manques un petit peu », mentionne Nicolas Doré, avouant que s’il avait poursuivi l’aventure, il ne l’aurait pas fait pour les bonnes raisons.

« J’ai donné beaucoup de temps et d’effort dans ce sport. J’étais rendu qu’à certains entraînements ou matchs, j’étais moins motivé un peu. Je me suis toujours dit que si un jour je me demandais si ça me tentait d’aller pratiquer, c’est parce que j’avais donné assez et que c’était un signe que c’était le temps d’accrocher mes crampons. C’est ce qui est arrivé », précise celui qui a fait dernièrement une demande d’admission à l’UQAC en enseignement de l’anglais, langue seconde.

Baseball élite

Avant d’officiellement accrocher ses crampons et une fin abrupte de sa saison avec les Bulldogs, Nicolas Doré espérait terminer sa carrière sur une note positive avec les Diamants de Québec de la Ligue de baseball du Québec qui ont fait son acquisition au cours de l’hiver, mais la COVID-19 a changé ses plans.

« Je mentirais si je disais que je pense jouer cet été. Si ça joue, ça va être une grosse surprise », exprime Nicolas Doré, précisant que cette pensée fait pas mal l’unanimité à travers les vétérans de 22 ans du circuit de baseball québécois.

« De la manière que la ligue nous parle, c’est encore possible. On n’a pas fait encore une croix officiellement sur la saison, mais je dirais qu’il n’y a pas grand chance qu’on embarque sur le terrain et qu’on joue junior », admet le Jonquiérois, qui a également porté les couleurs de Coaticook, Charlesbourg et des Voyageurs.

« Avec les Diamants, j’avais vraiment une grosse chance de soulever le trophée à la fin. En plus, en ne partant pas aux États-Unis, j’aurais été là pour toutes les séries, ce qui aurait été une première. J’étais vraiment excité par cette idée-là. Avec le virus, ma fameuse année de 22 ans où tout le monde veut performer et gagner, je me la fais enlever, ça fait mal. On commence à se faire à l’idée. Je suis de plus en plus zen avec l’idée qu’on ne jouera pas », exprime Nicolas Doré, qui ne se montre pas très enclin à disputer une courte saison de 12 rencontres. Il le ferait tout de même, par respect pour ses obligations et son entente envers les Diamants, mais probablement pas avec la même motivation.

« Peu importe ce qui va arriver cet été, ça n’aura pas la même signification qu’une vraie saison de 22 ans », évoque-t-il.

Pas de joueurs de 23 ans

Peu importe le dénouement de cette saison, les joueurs de 23 ans (22 ans cette année) n’obtiendront pas une dérogation afin de pouvoir disputer une saison supplémentaire. Chez les Voyageurs, un seul joueur est touché, le vétéran lanceur Jesse Mullen. Les joueurs ont fait des démarches dernièrement pour sonder le terrain et la porte s’est refermée très rapidement. Les dirigeants de Baseball Canada et Baseball Québec ont jugé irréaliste de changer la formule actuelle, ce qui a été validé par vote par la LBJEQ dernièrement.