Le professionnel du Salon de quilles Jonquière, Patrick Girard, a réalisé toute une performance dimanche dernier, alors qu’il a pris part à la finale télévisée du Barbasol PBA Players Championship disputée à Colombus en Ohio. Le Saguenéen a conclu au 5e rang, s’inclinant contre celui qui allait être couronné champion du tournoi.

Parmi les meilleurs quilleurs au monde

Le Saguenéen Patrick Girard a vécu des émotions fortes, dimanche dernier, alors qu’il s’est retrouvé dans le carré d’as des meilleurs quilleurs au monde. Le professionnel du Salon de quilles Jonquière a en effet conclu au 5e rang de la finale télévisée du Barbasol PBA Players Championship disputée à Colombus en Ohio.

Pour le Saguéneen qui participe quand même régulièrement à des tournois de la Professional Bowlers Association (PBA), il s’agissait quand même d’une première finale télévisée depuis 2005. « Ça faisait 13 ans que je n’avais pas participé à une finale télévisée. En 2005, j’avais fini deux fois 4e et ça avait été mes deux dernières finales télévisées », rappelle celui qui a dû composer avec la pression.

« C’est sûr qu’au début, ce n’était pas facile. Les deux ou trois premiers carreaux, les nerfs prennent un peu, puis on rentre dans le match tranquillement. Quand on ne fait pas souvent de finales télévisées, on manque un peu d’expérience pour gérer la pression, mais ça m’a donné encore ben plus le goût d’y retourner ! D’être à la télé et d’avoir revécu cette expérience à l’âge de 34 ans devrait faire en sorte que, les prochaines fois, je serai plus à l’aise. Je vais retravailler encore plus fort pour m’y rendre à nouveau », relate le professionnel en entrevue téléphonique lundi, alors qu’il était à peine revenu chez lui. 

Pour accéder à la grande finale, les participants devaient jouer six blocs de cinq parties. À l’issue de ces rondes, seuls les cinq meilleurs ont accédé à la finale télévisée. Malheureusement pour Patrick Girard, il a affronté Tom Smallwood (Michigan) à son premier duel et il s’est incliné 237 à 206. Il n’a pas à rougir de sa performance, puisqu’il a perdu contre celui qui allait être couronné champion du tournoi.

« J’ai malheureusement effectué quelques mauvais lancers qui m’ont coûté la partie, mais j’ai quand même réalisé ce qu’on appelle une partie clean qui consiste à ne pas avoir manqué de réserves durant toute la partie. Donc,je n’avais pas de carreau ouvert. Il y a du positif à retirer. Quand ç’a été le temps de bien performer vers les fins des carreaux et d’appliquer de la pression, j’ai effectué plusieurs bons lancers en ligne. Mais les cinq premiers carreaux avant d’aller en pause publicitaire ont été une aventure, lance-t-il en riant. Les premiers lancers ont été très difficiles, car j’étais très nerveux et le temps que je me calme un peu, ç’a pris 4-5 carreaux. » Alors qu’ils étaient encore six concurrents potentiels pour les trois dernières places disponibles en finale, Patrick Girard a réussi un abat au 10e carreau, ce qui lui a procuré son billet pour la finale télévisée.

Le Saguenéen n’est pas rentré bredouille puisque sa 5e position lui a permis d’empocher une bourse de 10 000 $ US, ce qui lui a permis d’atténuer les coûts de son séjour de deux semaines. La semaine précédente, il a en effet participé à la Classique du 60e anniversaire de la PBA où il a conclu en 27e place, alors que 37 accédaient aux finales. Je me suis classé, mais je n’ai pas atteint la finale télévisée. Toutefois, ç’a aidé mon jeu pour la deuxième semaine où les patrons (huilages) étaient similaires. Ç’a été une bonne chose que je joue ce tournoi avant », estime-t-il. Girard a aussi bien fait en double avec son compatriote Zacharay Wilkins, alors qu’ils ont conclu au 8e rang.

Gros calibre

Les tournois qu’il vient de disputer réunissent les 120 des meilleurs joueurs au monde. Patrick Girard constate que le calibre ne cesse d’augmenter. « Le calibre a augmenté considérablement depuis les dix dernières années avec les jeunes qui sortent des collèges américains. Ils sont de plus en plus bons et les joueurs sont deux fois meilleurs qu’à l’époque où j’avais fini 4e. On parle du meilleur au monde, Jason Belmonte (qui a fini 2e), qui fait des finales presque toutes les semaines, ainsi que Marshall Kent qui a été des trois dernières finales nationales. C’était du gros calibre ! »

Patrick Girard ne chômera pas d’ici la fin de l’année. Il prendra part au USBC Masters au début avril, à Syracuse, et il s’attend à recevoir une invitation pour le US Open en octobre au Kansas en raison de ses récentes performances. Le Saguenéen s’attend aussi à participer aux World Series qui se déroulent habituellement en novembre ou en décembre.