La nouvelle formule de camp de perfectionnement en basketball proposée dans le contexte de pandémie par Pierre-Yves Gagné et Simon-Pierre Ouellet plaît beaucoup. Tellement que les cofondateurs songent à offrir une formule hybride l’été prochain. 
La nouvelle formule de camp de perfectionnement en basketball proposée dans le contexte de pandémie par Pierre-Yves Gagné et Simon-Pierre Ouellet plaît beaucoup. Tellement que les cofondateurs songent à offrir une formule hybride l’été prochain. 

Pari gagné pour l’école de basketball OPUS

Les cofondateurs de l’école de basketball OPUS, Pierre-Yves Gagné et Simon-Pierre Ouellet, ont gagné leur pari. Malgré les contraintes sanitaires de la pandémie, ils ont décidé d’aller quand même de l’avant cet été en tenant des camps de perfectionnement de trois jours semaine pour les adeptes de basketball âgés de 12 à 17 ans. La réponse a été au-delà des attentes.

Lorsque le Québec s’est retrouvé sur pause, le duo d’entraîneurs a annulé des camps en France et sur la Côte-Nord. Il avait songé à faire de même avec le camp d’été tenu à la Polyvalente Arvida, mais finalement, lorsque la Fédération de basketball Québec a donné le feu vert à la tenue de camps en fonction de certaines consignes sanitaires, les deux entraîneurs ont décidé d’offrir le service de trois matins semaine (mardi, mercredi et jeudi), à raison de deux heures chaque, pour les groupes intermédiaire et avancé.

À leur troisième semaine de camp, le duo d’entraîneurs a accueilli avec satisfaction une moyenne de six joueurs par bloc de deux heures sur un maximum de 12 par bloc. Mais ce qui leur fait encore plus plaisir, c’est de constater que leur clientèle s’est élargie et qu’ils accueillent maintenant des jeunes des quatre coins du Saguenay.

«Je trouve ça super qu’on ait des jeunes qui viennent de partout au Saguenay, lance Pierre-Yves Gagné avec un grand sourire. C’est notre troisième année, mais c’est la première année qu’on accueille réellement des jeunes de l’extérieur (de Jonquière) qui nous font confiance. On se bat beaucoup pour faire tomber la perception que l’on fait une école de basketball pour faire du recrutement.»

Durant l’édition 2020, l’école aura accueilli des jeunes des écoles Charles-Gravel et l’Odyssée de Chicoutimi, des Grandes-Marées de La Baie, du Séminaire de Chicoutimi et même de Sept-Îles.

«Nous avons aussi un jeune Français qui est en vacances au Saguenay cet été et il a décidé de s’inscrire. Il y a aussi un jeune qui n’avait jamais joué au basket de sa vie et il a décidé de l’essayer. Avec de petits groupes de six comme on a cette semaine pour deux entraîneurs, ça nous permet de leur donner beaucoup de retours sur ce qu’ils font. Même si c’est seulement six heures en tout, l’amélioration est notoire», affirme Pierre-Yves Gagné.

Formule appréciée
Les séances de deux heures se déroulent sur les terrains de basketball extérieurs aménagés à l’arrière de la Polyvalente Arvida. Même dame Météo collabore, ce qui leur permet d’offrir un camp vraiment différent. Présent pour une deuxième semaine consécutive, Raoul Bouchard, 14 ans, du Séminaire de Chicoutimi apprécie la formule offerte. «J’avais déjà fait un camp à Montréal par le passé, mais c’était vraiment trop intense parce qu’on ne faisait que ça toute la journée, du matin au soir. Ici, c’est juste trois jours dans la semaine avec deux heures chaque fois et c’est bien. Ça me permet de me remettre sur les rails avant de commencer la saison et ça me donne plus de motivation pour en faire chez moi.»

Pour lui, c’est aussi une façon d’apprendre en côtoyant d’autres entraîneurs et d’autres façons de faire. «Je m’améliore et c’est vraiment bien parce que c’est différent de ce qu’on fait en pratique durant l’année scolaire. Ça nous permet de voir quelque chose de différent. Ça fait du bien de changer d’air et de voir d’autre chose. Et jouer dehors, on n’est pas trop habitués, mais c’est vraiment agréable», énonce-t-il.

Pour sa part, Philippe Bergeron, 12 ans, d’Arvida, n’est pas trop rebuté par les consignes sanitaires à respecter. «Ça n’enlève pas le plaisir. Je progresse beaucoup et c’est le fun. J’ai amélioré mon lancer et tout en fait», assure celui qui fera son entrée en secondaire 1 cet automne.

Philippe Bergeron, 12 ans, était prêt à se plier aux consignes sanitaires pour avoir le plaisir de s’entraîner et de jouer au basketball cet été. Le plaisir, tout comme le beau temps, est au rendez-vous et en prime, il constate une amélioration de toutes les facettes de son jeu. 

Le succès de l’expérience de cet été incite même les fondateurs d’OPUS à modifier leur façon de faire pour l’été prochain. «On pourrait offrir une formule hybride entre ce qu’on offrait par le passé et celle de cet été. Avant, c’était des camps de cinq jours à raison de cinq heures par jour. Les ratios étaient de 30 joueurs parce qu’on pouvait en accueillir plus, et on avait aussi plus d’entraîneurs. On faisait venir des entraîneurs avec du gros bagage de basket parce qu’on ne pouvait pas s’entraîner pendant 25 heures, détaille Pierre-Yves Gagné. Actuellement, on a deux heures et ça ressemble vraiment à des pratiques. On ne joue pas beaucoup, mais on travaille les techniques. Je crois qu’il y a moyen de faire un entre-deux.»

Mentionnons enfin qu’il est encore possible d’inscrire un jeune en contactant les organisateurs par courriel à «opusbasketball@hotmail.com». Toutefois, les deux dernières semaines du camp, soit du 10 et du 17 août, affichent complet.