Le gardien de but Olivier Rodrigue a côtoyé les joueurs des Oilers d’Edmonton lors des dernières semaines lors du camp de remise en forme en vue de la reprise des activités dans la Ligue nationale.
Le gardien de but Olivier Rodrigue a côtoyé les joueurs des Oilers d’Edmonton lors des dernières semaines lors du camp de remise en forme en vue de la reprise des activités dans la Ligue nationale.

Olivier Rodrigue emballé de son expérience à Edmonton

Le gardien chicoutimien Olivier Rodrigue est revenu emballé, dimanche, de son expérience au camp de remise en forme des Oilers d’Edmonton. En prime, il a pu revoir ses parents qu’il n’avait pas vus depuis plusieurs mois.

Pendant deux semaines, il a côtoyé tous les joueurs de l’équipe de la Ligue nationale de hockey qui croisera le fer avec les Blackhawks de Chicago lors de la première ronde éliminatoire à compter du 1er août. Même s’il n’était pas convié dans la bulle, le choix de deuxième ronde des Oilers en 2018 était l’un des cinq gardiens sur la glace pour cette phase de retour au jeu. «D’être alentour de l’équipe, c’était vraiment une belle expérience. D’apprendre à connaître les joueurs, voir comment ils travaillent et leur éthique de travail pour les entraînements et dans le gym, c’était super impressionnant», exprime Olivier Rodrigue qui était attendu dimanche à l’aéroport de Montréal par ses parents Sylvain Rodrigue et Catherine Fortin qui demeurent à Bakersfield en Californie où le paternel est entraîneur des gardiens, dans l’organisation des Oilers avec la formation de la Ligue américaine. Olivier Rodrigue avait tenté à quelques reprises d’aller les rejoindre après la fin de sa saison avec les Wildcats de Moncton, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, sans réussir à obtenir les autorisations nécessaires. Le téléphone a finalement sonné, mais il s’agissait plutôt des dirigeants des Oilers pour l’amener à Edmonton pour le camp de remise en forme à compter du 30 juin, ce qui représentait un très beau cadeau de fête quelques jours plus tard.

Au départ, tous les joueurs étaient divisés en trois groupes restreints de neuf joueurs à la fois sur la patinoire. Plus le camp avançait, plus ces groupes grossissaient avec de plus en plus de joueurs de la Ligue nationale qui faisaient peu à peu leur arrivée. À la fin, Olivier Rodrigue se retrouvait sur la glace avec les joueurs de la Ligue américaine.

«C’est sûr que ça te donne le goût. Tu vois les installations et tu vis un peu le style de vie de la Ligue nationale. C’est vraiment le fun et tu vois que les gars sont dédiés. Quand les gars de la LNH sont arrivés, ç’a fait une différence dans le camp. Ça jouait pour gagner la coupe Stanley. Les gars étaient concentrés et tu sentais l’atmosphère et le désir de gagner. Tu embarques dans la rue et tu veux performer toutes les fois que tu embarques sur la glace. L’expérience en général, c’était super», témoigne Olivier Rodrigue qui avant de quitter, a eu droit à un petit entretien privé avec le directeur général Ken Holland et l’entraîneur des gardiens Dustin Schwartz.

«En général, ils étaient super contents de mon camp. C’était vraiment pour vivre l’expérience d’être avec l’équipe et voir comment travaillent les pros. De manière générale, c’était d’aller là pour apprendre», fait part Rodrigue qui a signé son contrat d’entrée l’été dernier et devrait donc faire ses débuts officiels chez les professionnels prochainement.

Avant d’avoir accès à l’aréna et ainsi pouvoir embarquer sur la patinoire, selon les règles très strictes de la Ligue nationale, tous les joueurs devaient subir un certain nombre de tests négatifs à la COVID-19. Par la suite, ils étaient testés tous les deux jours. «J’étais tanné de me faire rentrer un Q-tip dans le fond de la gorge», admet en riant Olivier Rodrigue.