Après trois mois loin de la glace, le gardien natif de Chicoutimi, Olivier Rodrigue, a été invité au camp de remise en forme des Oilers d’Edmonton. Arrivé lundi, le jeune homme compte bien tout donner pour que l’organisation prolonge son séjour le plus longtemps possible.
Après trois mois loin de la glace, le gardien natif de Chicoutimi, Olivier Rodrigue, a été invité au camp de remise en forme des Oilers d’Edmonton. Arrivé lundi, le jeune homme compte bien tout donner pour que l’organisation prolonge son séjour le plus longtemps possible.

Olivier Rodrigue à Edmonton au camp des Oilers

Après trois mois loin de la glace en raison de la pandémie, le gardien de but Olivier Rodrigue ne pouvait rêver mieux que de recevoir un appel de l’organisation des Oilers d’Edmonton afin qu’il se joigne à l’équipe pour le camp de remise en forme du club professionnel, en attendant que les activités reprennent dans la Ligue nationale de hockey (LNH).

L’athlète natif de Chicoutimi a reçu la bonne nouvelle vendredi passé, de sorte qu’il a quitté l’aéroport de Québec lundi matin (celui de Bagotville n’est pas rouvert) pour finalement arriver à l’hôtel durant l’après-midi. Ses valises à peine posées, le jeune homme, qui aura 20 ans dans quelques jours, était toujours aux anges lorsque joint par téléphone.

« Ça se parlait depuis quelques semaines et j’ai reçu un appel vendredi passé », raconte celui qui avait hâte de sauter sur la glace. « Ça fait déjà trois mois que je n’ai pas pu patiner. Ils ont pensé qu’en m’amenant ici pour pouvoir pratiquer avec les professionnels, ça allait peut-être me donner un avant-goût pour un autre niveau l’an prochain, de faire part Olivier Rodrigue. Je veux jouer professionnel, donc ce sera super excitant de travailler avec des joueurs de la Ligue nationale ! »

Car après quatre saisons dans le circuit junior majeur, le portier, qui a fini sa saison avec les Wilcats de Moncton, a l’impression d’avoir fait le tour du jardin. Il avait d’ailleurs déjà annoncé qu’il se sentait mûr pour relever de nouveaux défis dans un calibre supérieur.

Pour lui, l’invitation du club qui l’a repêché en 2e ronde en 2018 est une forme de récompense pour la bonne saison qu’il vient de connaître, mais aussi une chance de se faire valoir. « Je vise à jouer le plus haut possible et ça va me donner de l’expérience d’être dans les alentours de l’organisation. Je crois que j’ai eu une bonne saison et je crois avoir mérité ma place pour le camp d’entraînement. Ça me fait comme un petit velours, comme une petite récompense pour ma bonne saison », estime-t-il.

Sur place, Rodrigue retrouvera le portier du club-école des Oilers dans la Ligue américaine, Stuart Skinner, tandis que les deux gardiens de l’organisation se présenteront un peu plus tard, pour le début du camp d’entraînement.

Le Bleuet s’attend à voir de l’action puisque l’organisation planifie tenir des pratiques en plusieurs groupes avec un gardien pour chacun. Lundi, il n’avait pas d’idée de la durée de son séjour. « Si mon séjour se prolonge, je vais être bien content ! », assure celui qui rêverait de pouvoir vivre les séries, même dans ce contexte étrange de pandémie.

« Mais en étant réaliste, ça ne devait pas être le cas, ajoute-t-il. Je crois que ce sera juste de vivre l’expérience. Mais si je peux faire de mon mieux chaque jour et leur forcer un peu la main pour qu’ils m’amènent dans la ville où ils vont jouer, ça va juste être un plus pour moi ! »

Fidèle à son habitude, le cerbère ne ménagera pas les efforts pour faire bonne impression. « Mais honnêtement, je n’arrive pas ici en me faisant des attentes et en me disant que je vais jouer dans la ligue cette année. Je veux juste venir pratiquer. Ça faisait trois mois que je n’avais pas retouché à la glace. Je veux juste repartir la machine. C’est sûr que les premiers coups de patin vont être différents après trois mois. D’ailleurs, je pense que je n’ai jamais arrêté aussi longtemps de toute ma vie ! Je vais y aller tranquillement pas vite et il va falloir que je fasse la job durant les entraînements. Je n’aurai pas le choix et je vais travailler fort ! »

Test de COVID

Peu après s’être installé, Olivier Rodrigue devait subir un test de dépistage de la COVID-19. Une première expérience qui ne l’enthousiasmait pas vraiment. « Une fois que ce sera fait, je serai bien content », admet-il en espérant ne pas avoir à refaire l’exercice trop souvent. « Mon nez va être tanné ! », rigole-t-il, avant d’ajouter que s’il le faut, il le fera puisque tous les joueurs doivent passer par là.

Est-ce que le spectre omniprésent du coronavirus le stresse? « Je crois que c’est inquiétant parce que ce n’est pas quelque chose qui arrive très souvent dans une vie, avoue-t-il. C’est une situation embêtante, parce qu’on ne sait jamais vraiment ce qui va arriver. Par exemple, je prévoyais retourner chez mes parents (à Bakersfield en Californie) et je n’ai jamais pu partir à cause de la fermeture des frontières. On est toujours en attente d’avoir d’autres développements de la part du gouvernement. C’est quand même une situation difficile à vivre », convient celui qui a hâte de revoir sa famille.