Le gardien de but Olivier Marceau ne regrette pas d’avoir tenté sa chance du côté américain pour poursuivre sa passion pour le hockey tout en poursuivant ses études. Il souhaite poursuivre dans cette voie aussi longtemps qu’il le pourra.

Olivier Marceau fait son chemin du côté américain

Il est de plus en plus fréquent de voir de jeunes hockeyeurs opter pour les États-Unis dans le but de poursuivre leur développement tant sur le plan sportif qu’académique. C’est le cas notamment du gardien de but Olivier Marceau qui a choisi de tenter sa chance au pays de l’Oncle Sam. Ses efforts ont payé puisqu’après une première année passée dans la région de Chicago, il vient d’être repêché par une équipe du Maine dans la NA3HL pour la saison 2019-2020.

Le chemin n’est pas facile, mais de l’avis du jeune homme, il en vaut largement le coup. « C’est certainement une option que je recommande. Au cours de la dernière saison, j’ai vécu des expériences qu’il n’est pas donné à tout le monde de vivre. J’ai rencontré des gens extraordinaires et j’ai nettement amélioré mon anglais », affirme le fils de Daniel Marceau et Louise Leclerc.

« Quand je suis arrivé (dans la région de Chicago), j’avais un peu de misère en anglais, mais au bout d’environ un mois et demi, j’étais pratiquement bilingue. »

De fait, celui qui vient à peine de célébrer ses 18 ans s’est découvert des forces en se retrouvant plongé dans un tout nouvel environnement, baignant uniquement dans la langue de Shakespeare. « J’ai vraiment pris confiance en moi. Juste de se retrouver dans un nouvel environnement, ça te fait redécouvrir la personne que tu es. »

Malgré la discipline que cela commande, le jeune cerbère a la ferme intention de poursuivre dans cette voie tant qu’il le pourra.

« Mon objectif est de me rendre le plus loin que je peux, d’aller au maximum de mes capacités. Je veux voir jusqu’où ça peut me mener tout en poursuivant mes études. Je continue ma formation en ligne et je suis en train de finaliser un cours préuniversitaire en droit et économie. À travers ça, j’ai quelques cours qui ont des équivalences au collégial », explique le Saguenéen qui aimerait se diriger dans le domaine de la criminologie et éventuellement devenir enquêteur dans un service policier.

L’été, le jeune homme maintient une discipline de fer. En plus d’un emploi à temps plein, il continue de suivre des cours en ligne en plus de s’entraîner le matin selon un programme personnalisé concocté par GI Performance.

Après une première saison avec l’équipe du Midwest Junior Blackbirds dans la région de Chicago, le cerbère chicoutimien Olivier Marceau a été repêché par le Wild du Maine de la NA3HL.

Aucun regret

Le parcours d’Olivier Marceau est semblable à celui de bien des jeunes hockeyeurs. Il a suivi la filière du hockey scolaire (sport-études) en portant les couleurs des Mustangs de l’Odyssée Lafontaine/Dominique Racine pour le cadet et le juvénile, entrecoupé d’une année au sein du Midget Espoir du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Une fois son secondaire terminé, il s’est retrouvé à la croisée des chemins.

« Au départ, j’avais quelques opportunités de camps au hockey collégial, un à Alma et l’autre à Sainte-Foy. Mais en discutant avec des entraîneurs de gardiens de but de la région de Montréal, ces derniers m’ont mis en contact avec un agent (PG Sport Hockey) et c’est vraiment lui qui m’a aidé à trouver de bonnes opportunités. »

Mais avant de recevoir des propositions, il a d’abord été évalué sur la glace par son agent afin de bien cerner à quel niveau de jeu il devrait évoluer tout en continuant à se développer. Ce dernier l’a ensuite référé à quelques équipes et c’est ainsi que le Chicoutimien s’est retrouvé avec les Midwest Junior Blackbirds dans la « Premier Hockey League » (USPHL) la saison dernière.

Dans cette ligue, les équipes recrutent des jeunes de 16 à 21 ans et disputent 44 matchs en saison régulière. À cela s’ajoutent les matchs en séries. « C’est un calibre de jeu assez relevé », souligne le jeune cerbère. Avec les Blackbirds, Olivier Marceau a d’ailleurs pu se rendre jusqu’en dernière ronde.

Au terme de sa saison avec le Midwest Junior Blackbirds, le Saguenéen a ouvert une nouvelle porte. Au début avril, il a été invité au « North American Hockey League Combine ». Plusieurs dépisteurs de différentes équipes et ligues assistent à ce gros tournoi tenu dans la région de Boston, il a fait si bonne impression que quelques dépisteurs l’ont rencontré à la fin du tournoi. Ils ont aussi discuté avec son agent et regardé sa vidéo promotionnelle.

Le 18 avril, il a appris qu’il avait été repêché en 2e ronde (45 au total et premier gardien de but canadien) par le Wild du Maine lors de la sélection de la NA3HL pour ensuite signer un contrat le 1er mai. Ce n’était pas gagné d’avance puisque les équipes américaines fédérées sont maintenant limitées à trois joueurs « étrangers » et, s’ils recrutent un gardien de but, ce dernier compte pour deux choix.

Inutile de dire que le jeune homme a maintenant hâte à l’automne pour vivre ce nouveau chapitre avec une nouvelle formation.