Océane Fillion est présentement à Québec pour prendre part à l’épreuve du big air au Jamboree.

Océane a vaincu ses démons

Océane Fillion est actuellement à Québec pour mettre fin à sa saison. La Saguenéenne participe au Jamboree, à l’épreuve du grand saut (big air), qui se veut, en quelque sorte, une nouvelle étape dans sa jeune carrière.

Maintenant âgée de 19 ans, Océane Fillion avait tenté d’affronter l’imposant saut, il y a deux ans, avant de reculer devant l’ampleur du défi. Jeudi, elle a, en quelque sorte, vaincu ses démons lors de l’entraînement. 

« Le saut est monté sur une structure, donc c’est sûr que c’est vraiment différent que sur une montagne, a mis en contexte la jeune athlète lors d’un entretien téléphonique. C’est vraiment imposant. Il y a deux ans, je n’étais pas nécessairement rendue là. Les entraînements ont super bien été aujourd’hui (jeudi) et je vais tenter un saut plus difficile pour réussir un meilleur pointage. »

Pour les qualifications, la quinzaine d’inscrites auront droit à deux tentatives. Le meilleur score des deux sauts sera conservé et les six meilleures planchistes passeront en finale, samedi soir. Le Jamboree est la dernière étape de la Coupe du monde de la saison.

« En arrivant ici, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais il n’y a pas énormément de filles inscrites puisqu’on est après les Jeux olympiques et certaines ont décidé de prendre ça ‘relax’, a fait remarquer Océane Fillion. L’idée de prendre part à la finale n’est pas hors de portée, mais en même temps, c’est ma première expérience en big air dans une Coupe du monde. Disons que c’est plus possible que je le pensais. »

Spécialiste du slopestyle, Océane Fillion entend se concentrer sur les deux disciplines, comme le veut la nouvelle tendance. À titre d’exemple, tous les participants présents aux Jeux olympiques de Pyeongchang avaient participé au grand saut et au slopestyle. À Stoneham, cette discipline a été laissée de côté, après un retour l’an dernier.

Première Coupe du monde

La jeune femme revient tout juste d’Italie, où elle a pris part à sa première Coupe du monde en slopestyle. Les conditions ont fait en sorte qu’elle n’a pu franchir les qualifications, mais toute expérience est bonne à prendre, a-t-elle philosophé.

« C’était ma première expérience en Coupe du monde et elle a compté, a fait valoir Fillion. La première coupe du monde est derrière moi, je suis maintenant prête pour les prochaines. »

Après le Jamboree, Océane Fillion prendra la direction de Whistler pour participer à un camp d’entraînement pendant tout le mois d’avril. Un camp qu’elle avoue adorer.

« Avec la fin de la saison, il n’y a aucune pression, il fait beau et chaud, et le parc de Whistler est toujours parfait, a-t-elle décrit. On s’amuse en même temps qu’on s’entraîne et c’est souvent dans ce genre de situation qu’on apprend le mieux. »

La finissante au Cégep de Sainte-Foy attend également des réponses d’une université avant de prendre sa décision finale en vue de l’automne.