Francy Ntetu sait qu’il aura un gros défi sur les bras le 20 janvier face à l’Américain Marcus Browne, mais il croit fermement en ses chances de causer la surprise.

Ntetu face à Browne à New York: «Si je gagne, ma vie change»

Francy Ntetu est conscient qu’il fera figure de négligé le 20 janvier prochain dans le ring du Barclays Center de New York face à l’Américain Marcus Browne. Le boxeur chicoutimien aime ses chances d’infliger une première défaite à l’Américain de 27 ans.

« Si je gagne, ma vie change », convient dans un premier temps Francy Ntetu (17-1, 4 K.0.), très en verve lors d’une entrevue téléphonique après son entraînement quotidien, à Montréal. 

La carte du gala, dont la finale mettra en vedette Errol Spence Jr. et Lamont Peterson, a été officiellement annoncée vendredi dans un communiqué du réseau Showtime. L’adversaire de Ntetu pointe au 8e échelon mondial chez les lourds légers avec un dossier parfait de 20 victoires, dont 15 K.-O.

« Il n’y a personne d’invincible. Quand on m’en a parlé, j’étais conscient que c’était un bon défi, mais j’estime que sa fiche a été un peu montée en épingle. Certains de ses K.-O. ne sont pas légitimes à mon avis. On a un peu le même parcours chez les amateurs. J’étais à un combat des Jeux olympiques et il y est allé. Chez les pros, il a un autre chemin, mais je sais qu’il est à ma portée », fait valoir le Chicoutimien de 35 ans.

« C’est un défi intéressant. S’il me sous-estime, c’est la pire erreur qu’il peut faire et il le sait, annonce le protégé de la firme de Lou DiBella. Je ne lui enlève rien et je ne m’ajoute rien. Je pense que c’est un combat d’égal à égal. C’est sur le terrain qu’on va voir ! »

Ntetu n’a livré qu’un seul combat en 2017, se débarrassant de Brian Holstein (12-6-1) en seulement quatre rounds. Il assure toutefois avoir gardé la forme dans le gym, sous la supervision de son entraîneur, Pacome Tagbo.

« Personnellement, les gens peuvent dire ce qu’ils veulent. J’ai participé à plusieurs camps d’entraînement », rappelle-t-il, pointant son aide au cours de la dernière année à Arthur Beterbiev, qui a mis la main sur la ceinture IBF des mi-lourds, en novembre, ainsi que le détenteur de la ceinture argent WBC, Eleider Alvarez.

« Je suis demeuré actif et j’ai mis les gants avec les meilleurs au monde », souligne-t-il, rageant encore de sa seule défaite en carrière, subie par arrêt de l’arbitre en fin de combat en juin 2016 en raison de l’enflure au-dessus de son oeil droit face à David Benavidez, une vedette montante. 

« Je suis amoureux de la boxe. C’est ma relation la plus longue dans ma vie. Oui, j’ai eu des hauts et des bas dans cette relation, mais quand j’ai l’occasion de monter dans le ring, je suis toujours aussi amoureux. Je suis prêt à entrer dans l’action. La boxe, ça fait partie de ma vie », de plaider Francy Ntetu qui doit encore une fois s’exiler pour la poursuite de sa carrière. 

Lors des derniers mois, il ne s’est pas gêné pour lancer des invitations à d’autres Québécois, ce qui n’a pas abouti. Il n’a donc pas combattu devant les siens depuis 2014.

« Ils veulent des perdants. Ils ne veulent pas des combats où ils risquent de perdre », déplore Ntetu qui avait même suggéré plus tôt cette semaine, un affrontement contre le Lavalois Erik Bazinyan, classé numéro un au Canada chez les supers mi-moyens.