Capitaine de l’équipe du Québec, la Chicoutimienne Noémie Verreault et ses coéquipières reviennent la tête haute du Championnat canadien de curling des Coeurs Scotties, car elles ont tenu tête à de grosses formations et pris beaucoup d’expérience.

Noémie Verreault rentre la tête haute

Malgré une fiche de 0-7 à leur tout premier Championnat canadien de curling des Coeurs Scotties, la Chicoutimienne Noémie Verreault et ses coéquipières Alanna Routledge (3e), Marie-Pier Côté (2e) et Jill Routledge (1re) rentrent au bercail la tête haute et plus motivées que jamais à tout mettre en oeuvre pour être de retour l’an prochain. Et l’une des priorités sera la quête de commanditaires pour leur permettre de disputer plus de matchs et de prendre de l’expérience.

Faut dire que le Québec s’est retrouvé dans une section très relevée, avec les championnes en titre (équipe Canada), ainsi que les équipes de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et du nord de l’Ontario entre autres.

« C’est quasiment l’un des pools les plus forts de l’histoire des Scotties », avance la capitaine Verreault lorsque jointe vendredi. Malgré les défaites, l’expérience aura été formatrice et bénéfique pour l’apprentissage.

« Pour nous, c’était super le fun de jouer contre ces joueuses-là, mais c’est sûr qu’on partait avec bien peu de marge de manoeuvre. On a joué un excellent tournoi et on a tenu tête à toutes les équipes. On a des matchs qui se sont finis en bout supplémentaire. Honnêtement, on n’a rien à se reprocher. On aurait pu avoir un minimum de cinq victoires dans des matchs qui se sont joués sur les dernières pierres. »

Le quatuor des clubs Chicoutimi/Glenmore/Trois-Rivières est prêt à se retrousser les manches pour trouver des appuis majeurs qui les aideront à progresser.

« Dès notre retour, on va commencer à approcher des commanditaires pour nous permettre de nous donner la chance de performer dans ce sport, de faire davantage de compétitions hors Québec pour aller chercher du calibre et de l’expérience », assure-t-elle.

Les Québécoises sont d’ailleurs pénalisées par le fait qu’elles jouent moins souvent ensemble que leurs adversaires. « N’ayant pas beaucoup de commanditaires, on y va avec nos moyens financiers qui ne sont pas les mêmes que les équipes de l’Ouest ou d’ailleurs. Guy Hemmings (analyste à RDS) a fait un appel aux commanditaires après nous avoir vu jouer, pour les inciter à investir en nous afin qu’on puisse évoluer, que c’est prometteur. Les gens d’ici nous l’ont dit aussi. Ils sont impressionnés par notre performance. Ça nous donne vraiment un erre d’aller pour l’an prochain », a conclu Noémie-Verreault.