Le club ProX motocross Saguenay compte revenir à la charge auprès des autorités gouvernementales afin d’obtenir la permission d’ouvrir les différents circuits de la région. La semaine dernière, le club avait obtenu l’autorisation d’ouvrir avant de se faire retirer cette permission le lendemain.
Le club ProX motocross Saguenay compte revenir à la charge auprès des autorités gouvernementales afin d’obtenir la permission d’ouvrir les différents circuits de la région. La semaine dernière, le club avait obtenu l’autorisation d’ouvrir avant de se faire retirer cette permission le lendemain.

Motocross à Shipshaw: meilleure chance le 1er juin!

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Les dirigeants du club ProX motocross Saguenay ne baissent pas les bras. Après avoir reçu la permission d’ouvrir pour ensuite se la faire retirer le jour suivant, le vice-président Bobby Renaud entend bien revenir à la charge le 1er juin, comme l’a enjoint le fonctionnaire avec qui il a discuté, et peut-être même avant!

« On a eu beau leur expliquer que nous n’avions pas de bâtiment sur place et qu’il était possible de respecter la distanciation du deux mètres, ils n’ont pas voulu changer d’idée, relate M. Renaud à l’autre bout du fil. Ils ont refusé toutes les demandes provenant des autres clubs du Québec. Ils ont vraiment viré leur capot de bord. »

Il avait réécrit au répondant pour lui demander qu’est-ce qu’ils devaient faire pour être dans les règles et la personne lui a répondu de recommuniquer avec lui le 1er juin.

Jeudi dernier, le club avait annoncé sur Facebook qu’il avait eu l’aval du gouvernement pour ouvrir le circuit situé dans l’ancien secteur de Saint-Jean-Vianney (Shipshaw). La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans le milieu du motocross. « Jusqu’à maintenant, 45 000 personnes ont vu notre publication et il y a eu 150 partages. C’est beaucoup de monde et il y en a encore qui publie et partage, car ils n’ont pas vu l’autre publication (de la permission retirée) », souligne Bobby Renaud.

Évidemment, dès le vendredi, le vice-président du club a reçu de nombreux appels de clubs de motos sur route et hors route des autres régions du Québec pour savoir comment procéder. La Fédération québécoise des motos hors route (FQMHR) a même soumis un plan de démarrage, mais il n’y a pas eu d’autre développement depuis.

« Je suis d’accord avec la décision de vouloir limiter les déplacements d’une région à une autre. Mais de ne pas permettre aux gens de la région qui roulent déjà de venir rouler sur les sites, c’est plus dur à accepter. On a le droit de faire de la moto dans la rue, alors pourquoi pas sur un circuit ? », plaide-t-il.

« On va continuer de travailler sur le dossier. La FQMHR travaille pour nous et on travaille pour tous les clubs au Québec. Nous allons revenir à la charge le 1er juin, et peut-être même avant », promet-il.

Travaux

En fin de semaine, les dirigeants du club ont quand même travaillé sur la piste comme prévu. « Les policiers sont venus et ils ont été extrêmement courtois, précise M. Renaud. Au Saguenay, si les gens respectent le deux mètres, ils ne niaisent pas. Ce sont des gentlemen. On était des familles et on avait stationné nos camions à une bonne distance l’un de l’autre. Chaque famille avait son coin pour travailler. Les policiers ont bien vu qu’on était droits. »

Évidemment, le retard dans l’ouverture du circuit entraîne des pertes de revenus. « Si on ouvre la moitié de la saison, ça nous coûte le même prix que si on ouvre maintenant. Mon bulldozer, la location du terrain et les assurances, etc., ça me coûte la même chose, exception faite, peut-être, d’un peu d’économies en fuel. Mais comme on n’a pas d’événements, nos revenus seront beaucoup moindres que l’an passé. Ça va être pas mal plus serré cette année », estime-t-il.

« Le club ne roule pas sur l’or. Ça va quand même bien parce qu’on a beaucoup de membres, mais on n’a pas d’argent de trop. Et on n’est pas prêt à mettre chacun 20 000 $ de nos poches pour garder le (circuit de) motocross ouvert. Cette année, il ne faut pas que le bulldozer brise, sinon on est morts », a-t-il conclu.