Le Tour du silence a pris le départ du stationnement de l’UQAC. L’événement se tenait dans différentes régions du Québec.

Mobilisation pour une meilleure cohabitation routière lors du tour du silence

Malgré un temps frisquet, environ 90 ambassadeurs de la sécurité routière à vélo ont participé à la cinquième édition du Tour du silence, dont le départ s’est effectué un peu avant 18 h 30, sur le stationnement de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Les cyclistes ont fait une boucle de 13 kilomètres, en silence, dans l’arrondissement de Chicoutimi.

Le porte-parole de l’événement, Frédéric Laroche, a pris la parole quelques minutes avant le départ, soulignant toute l’importance de compter sur une mobilisation des utilisateurs de la route, peu importe le moyen de transport.

Membre du comité organisateur et chargée de projets au CADUS (Centre alternatif de déplacements urbains du Saguenay–Lac-Saint-Jean), Maude LeBlanc était contente de voir que la communauté cycliste se tenait, dans ce genre de situations. Le Tour du silence se déroule à l’échelle provinciale, chaque année, pour honorer la mémoire des personnes blessées ou décédées sur les routes du Québec alors qu’elles se déplaçaient à vélo.

« On est tous interpellés par la sécurité à vélo, qu’on soit des cyclistes utilitaires ou sportifs, et qui connaissent les réalités de la pratique du sport, a-t-elle souligné. La cohabitation n’est pas toujours facile, et un événement comme celui-là crée un mouvement. Tout le monde est solidaire en ce sens. »

Selon les chiffres fournis par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le nombre d’accidents impliquant des cyclistes est légèrement à la baisse à Saguenay. Si le bilan de 2018 se fait toujours attendre, aucun accident mortel n’a été répertorié en 2016 et en 2017, contre un en 2015. Mieux encore, aucun accident grave n’est survenu en 2017, mais une douzaine causant des blessures légères ont été enregistrés. À titre comparatif, en 2015, 17 accidents avaient impliqué des cyclistes, soit un mortel, trois graves et 13 légers.

Pendant que le peloton roulait dans les rues de Chicoutimi, une version jeannoise était aussi organisée à Dolbeau-Mistassini, par le club cycliste Deux Rives.