Michel Giguère occupe maintenant les doubles fonctions d’entraîneur et directeur général des Kings de Dauphin, dans la Ligue de hockey junior du Manitoba.

Michel Giguère prend du galon

La première saison de Michel Giguère comme entraîneur au Manitoba peut facilement être qualifiée de mouvementée. Arrivé comme entraîneur adjoint avec les Kings de Dauphin, de la Ligue de hockey junior du Manitoba, l’équivalent du junior AAA au Québec, l’ancien des Espoirs du Saguenay-Lac-Saint-Jean occupe depuis quelques semaines des doubles fonctions d’entraîneur et directeur général.

Le 50e anniversaire de la formation de la petite ville de 10 000 habitants ne se déroule pas sans heurts. Avec un alignement très jeune, les victoires se font très rares pour les Kings. « On n’a pas eu le début de saison escompté avec seulement quatre victoires à nos 25 premiers matchs et les dirigeants ont jugé bon d’effectuer un changement », signale Michel Giguère qui, avant de s’exiler à la fin de l’été avec sa conjointe et leurs quatre enfants, a dirigé la formation régionale midget espoir pendant trois saisons. 

« Ils ont ouvert le poste et j’ai levé la main. Je leur ai dit: «pourquoi pas moi, je suis déjà là». En plus, au cours de cette période où j’avais l’intérim, on s’est mis à gagner », raconte Michel Giguère, qui a réussi à redresser la barre depuis avec quatre gains en dix matchs, dont des victoires face aux deux premières positions au classement, et ce, même s’il est victime d’un manque d’effectifs en raison des blessures, surtout à la ligne bleue. 

À son arrivée en poste, Michel Giguère a décidé de tout changer, de l’approche au système de jeu. « Ça ne fonctionnait pas alors ça ne donnait rien de s’entêter. On avait quatre victoires, on n’allait pas soudainement devenir une équipe Cendrillon », plaide-t-il, soulignant que son club a marqué plus de buts dans les quatre matchs suivants que pendant tout le mois précédent. 

« C’était la première fois que ça m’arrivait de remplacer quelqu’un en milieu de saison et je n’avais jamais eu l’occasion de poser la question à d’autres sur la méthode à utiliser en pareille circonstance », fait-il valoir.

À ses premières armes comme directeur général, Michel Giguère n’a pas non plus chômé. Il a même transigé le meilleur joueur et marqueur de l’équipe. « L’avantage que j’avais, c’est qu’à mon arrivée, j’avais déjà des tâches de DG. Quand je suis tombé avec le poste, ce n’était donc pas trop compliqué de manoeuvrer », souligne-t-il.

« Notre noyau de 17 et 18 ans est formé de joueurs qui sont avec nous depuis deux ans. C’est très prometteur, mais pour le moment, on est trop jeunes et immatures » avance-t-il, précisant que l’une des particularités du hockey dans l’Ouest du pays, c’est que plusieurs jeunes joueurs optent pour le junior A avant de prendre le chemin des universités américaines à 18 ou 19 ans. 

Pour le moment, Michel Giguère terminera la présente saison dans ses nouvelles fonctions, en plus d’avoir une année d’option. Il aurait pu s’entendre pour trois ans seulement comme entraîneur, mais il désirait montrer ce qu’il pouvait faire dans les deux postes. Il voulait aussi s’assurer de partager les mêmes valeurs que les dirigeants.