Mathieu Bélanger-Barrette a mis un peu moins de 10h30 pour reproduire le mythique Raid Pierre Harvey, entre Chicoutimi et Lac-Beauport.
Mathieu Bélanger-Barrette a mis un peu moins de 10h30 pour reproduire le mythique Raid Pierre Harvey, entre Chicoutimi et Lac-Beauport.

Mathieu Bélanger-Barette reproduit à sa manière le Raid Pierre Harvey

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
Sans tambour ni trompette, en juin, Mathieu Bélanger-Barrette a fait revivre à sa manière le mythique Raid Pierre Harvey. Aidé de quelques amis, le cycliste de Québec a complété les quelque 245 kilomètres en forêt entre Chicoutimi et Lac-Beauport, en vélo de montagne, en moins de temps que prévu au départ, soit en un peu moins de 10h30.

L’idée de recréer le Raid Pierre Harvey, qui a connu beaucoup de succès dans les années 90, a commencé à germer dans la tête de Mathieu Bélanger-Barrette au cours de l’hiver dernier. À l’époque, il était trop jeune, mais avait gardé le désir de tenter l’expérience et le moment était bien choisi. «Avec la COVID-19, toutes les courses ont été annulées. Ça avait donc encore plus de sens de le faire. Je n’avais aucun objectif d’entraînement, mais avec ça en tête, je pouvais m’assurer d’être en forme. En même temps, ça m’a gardé vraiment occupé. J’ai passé beaucoup de temps à chercher les chemins. Honnêtement, je pense que j’ai passé plus de temps à regarder des cartes que faire la route au complet», détaille Mathieu Bélanger-Barrette qui, contrairement au raid original, lequel se déroulait sur trois jours, avait décidé de tenter de franchir la distance en une seule journée, le 13 juin.

«Dans ma tête, je me disais que c’était probablement possible, mais les gens à qui j’en parlais et qui l’avaient déjà fait me disaient que c’était impossible. Je leur ai prouvé que j’étais capable», se félicite l’expérimenté cycliste, habitué des courses par étapes.

Dans son périple, il était aidé d’une petite équipe, dont deux personnes responsables du ravitaillement aux deux points convenus, aux Portes-de-l’Enfer et à la Forêt Montmorency. En tout temps, il était également accompagné d’un autre cycliste, dont le Félicinois Victor Verreault, pour la première partie du parcours.

«On a séparé ça en trois, un peu comme les trois journées du raid à l’époque. C’est un peu là, aussi, où les étapes se finissaient», rappelle le cycliste de Québec, habitué des projets qui sortent de l’ordinaire.

Il était également suivi par le Chicoutimien David Maltais, qui se chargeait de la vidéo et des photos. Le résultat a été partagé jeudi sur les réseaux sociaux.

«On était quand même bien organisés. J’avais du feu, des couvertures de survie, etc. Dans ma tête, s’il arrivait de quoi, on pouvait dormir dans le bois. Finalement, je n’en ai pas eu besoin, mais j’étais bien préparé. Je n’avais pas seulement une bouteille d’eau», indique-t-il.

Dans ses démarches, Mathieu Bélanger-Barrette avait même contacté les responsables du parcours à l’époque, pour leur demander les chemins. Il avait également pris ses aplombs avec les coordonnées GPS.

Finalement, il n’a pas eu de réelle mauvaise surprise, si ce n’est un pont disparu, ce qui l’a forcé à traverser une rivière à pied, malgré le courant assez imposant.

«Ç’a tellement changé en 20 ans. Dans le temps, il n’y avait pas d’éoliennes. Ç’a complètement changé les chemins. Avant, je crois que c’était beaucoup plus des chemins de quatre roues. Les chemins d’éoliennes ont peut-être facilité l’accès à se connecter de zec en zec. Ç’a vraiment aidé», fait remarquer Mathieu Bélanger-Barrette, qui avait prévu 16 heures pour sa traversée de la Réserve faunique des Laurentides en vélo de montagne.

Parti du point de départ original, la baleine au Vieux-Port de Chicoutimi, il terminait son aventure avant même l’heure du souper. Il a bien eu un petit moment de découragement après le premier ravitaillement, en raison de la pluie et du froid, mais dans l’ensemble, tout s’est bien déroulé.

«J’ai eu un bout d’environ une heure où je feelais moins bien. Le reste du temps, ç’a vraiment super bien été, ce qui est même surprenant. Je m’attendais à être fatigué plus que ça», de raconter Mathieu Bélanger-Barrette, qui n’a pas l’intention de donner suite à cette expérience, pour continuer de tenter diverses aventures.

En fin de semaine, il participe à une randonnée de 500 kilomètres en vélo de gravelle en Estrie.

Mathieu Bélanger-Barrette a enregistré son parcours sur le logiciel Strava.