Recruteur pour les Capitals de Washington, Martin Pouliot, aussi entraîneur-chef des Voyageurs de Saguenay, a le plaisir de vivre la frénésie qui anime la capitale des États-Unis en compagnie de son fils Samuel, au Capital One Arena, dans le cadre du 4e match de la série finale de la Coupe Stanley.

Martin Pouliot aux premières loges

Recruteur pour les Capitals de Washington, Martin Pouliot s’apprêtait à vivre une soirée fertile en émotions en compagnie de son fils Samuel, lundi, au Capital One Arena, alors qu’Ovechkin et sa bande avaient l’occasion de prendre les devants 3-1 dans la série finale de la Coupe Stanley.

Joint une heure avant le match, Pouliot, qui est aussi l’entraîneur-chef des Voyageurs de Saguenay dans la Ligue de baseball junior Élite du Québec, sentait une belle frénésie dans la capitale des États-Unis. «Ça brasse déjà. C’est la frénésie! J’avais déjà vécu (la série finale de la Coupe Stanley) en 1998, alors que ça ne faisait qu’un an que j’étais avec les Caps. Ça fait 21 ans que je suis avec l’organisation et c’est pour ça que je dis souvent aux gens qu’une occasion comme celle-là, ça ne passe pas souvent», lance-t-il en riant.

«Je sens que les gens y croient. En plus, ici, aucune des équipes des quatre sports majeurs (hockey, football, baseball et basketball) n’a gagné depuis plusieurs années, voire depuis Doug Williams avec les Redskins (au Super Bowl de 1987). Partout aux alentours, quand tu vas manger, les gens te parlent des Caps et ils croient que c’est la bonne année. Qu’enfin Ovechkin et sa bande vont ramener un titre à Washington.»

Chose certaine, ce sont des moments qui ne s’oublient pas. Martin Pouliot se souvient avoir assisté aux matchs 3 et 4 dans cette première série finale de la concession. «On avait perdu en quatre matchs contre Detroit et c’était la première Coupe Stanley pour Steve Yzerman. C’est la 2e fois que l’équipe est en finale de la Coupe Stanley et je dirais que c’est encore un peu plus fou qu’il y a 20 ans parce que je pense que les gens y croient davantage. Même si, à l’époque, on avait quand même une bonne équipe avec les Bondra, Gonchar, Bellows. Ça fait 10-12 ans qu’on a une bonne équipe, mais on n’est jamais revenu en finale. Je crois que cette fois-ci, les astres sont alignés comme il faut. Ce soir (lundi), si on gagne ce match-là, ça va commencer à sentir bon!»

Cap sur Vegas

Une victoire signifierait aussi que Pouliot prendra la direction de Vegas pour le match 5. «Aussitôt qu’on a trois victoires, je suis l’équipe (pour les matchs suivants)», explique le recruteur. Il y a 20 ans, Pouliot avait eu la chance de pouvoir partager ces moments privilégiés avec sa conjointe et leurs enfants. Cette fois-ci, le scénario était envisagé, mais il restait à obtenir l’aval du propriétaire de l’équipe.

A-t-il hâte de vivre les cérémonies grandioses d’avant-match de la Ville du vice? «À Vegas, c’est dans une classe à part pour les spectacles d’avant-match. Ici, à 17h, il y avait un show des Fall Out Boy à l’extérieur. C’est sûr que Vegas a mis la barre haute, mais c’est ça Vegas: des shows, du glamour. Mais ici, c’est ben correct si on s’en tient au hockey... et qu’on gagne la coupe Stanley! Admettons que je souhaite qu’ils gagnent ce soir. On joue bien sur la route depuis le début des séries et, si on gagne, j’aime bien nos chances qu’on finisse ça sur la route à Vegas.» 

Enfin, s’il a pu savourer l’ambiance électrisante du Capital One Arena, Martin Pouliot n’est pas à Washington en touriste. Lundi et mardi, il participe aux réunions en compagnie des autres recruteurs de l’équipe au quartier général d’Arlington, en Virginie, afin de préparer le repêchage, les agents libres du 1er juillet, etc.