Le vétéran Yann Joseph s’avère un atout important pour les Marquis, depuis le début des séries éliminatoires.

Yann Joseph, un incontournable pour les Marquis

En raison d’un manque de disponibilités, l’attaquant Yann Joseph n’a disputé que sept matchs avec les Marquis de Jonquière en saison régulière. Depuis le début des séries éliminatoires, le vétéran de 38 ans est rapidement devenu un incontournable dans l’alignement de la formation jonquiéroise de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH).

Approché par le directeur général des Marquis, Marc Boivin, en début de saison, Yann Joseph ne pouvait accepter un poste régulier. À ce moment, sa conjointe venait notamment de donner naissance à un deuxième enfant et il avait raté toute la saison précédente en raison d’une opération à un genou. Il a donc gardé la forme dans le senior AAA avec Waterloo, tout en disputant sept rencontres avec les Marquis, quand son horaire du temps le lui permettait.

« Au début, je n’étais même pas sûr de pouvoir revenir au niveau d’avant. Quand Marc m’a appelé, j’avais remarqué que dans le senior, je commençais à me sentir de plus en plus à l’aise. J’ai pu jouer mes matchs pour être admissible pour les séries, et tout a roulé comme je voulais que ça marche, pour aider l’équipe à gagner en séries », indique Yann Joseph, qui cumule neuf points en 16 rencontres éliminatoires.

« J’ai dit à Marc que si on me donne la chance de jouer en séries, ce que je veux, dans le fond, c’est aider l’équipe à gagner. J’ai gagné deux championnats dans ma carrière (2006 et 2011) et j’aimerais en gagner un autre. Tout tourne comme sur des roulettes jusqu’à maintenant », exprime-t-il.

« Même s’il n’a pas joué toute l’année, il arrive et fait partie de l’équipe. Il jouait un match sur cinq ou six. Chaque fois qu’il était dans l’alignement, il se faisait remarquer et se trouvait dans l’action. Il joue de la bonne façon », de souligner l’entraîneur-chef Benoit Gratton.

Un vétéran

Yann Joseph fait partie du décor de la LNAH depuis 2004. Son expérience est donc un atout indéniable pour la formation jonquiéroise. Marc Boivin l’a d’ailleurs identifié comme un leader dans le changement d’attitude dans le vestiaire des Marquis, lors du parcours éliminatoire pour le moins particulier avant d’atteindre la finale avec un détour par la ronde de la deuxième chance.

« Je ne joue pas autant de minutes qu’auparavant dans ma carrière. J’apporte un autre aspect avec mon expérience acquise au cours des années, le nombre de finales. J’ai beaucoup de matchs en séries. Côté vétérans, on en avait peut-être un peu moins dans l’équipe. J’amène cet élément important. Je dirais que ça fait même mon affaire d’avoir un peu moins de temps de jeu à l’âge que je suis rendu. Je peux avoir plus d’énergie quand j’embarque. Jusqu’à maintenant, ça va super bien », d’avancer Yann Joseph.

« En 17 parties, on a vraiment grandi, si je compare avec le premier match des séries. On a gagné en maturité. Même si c’est très émotif, on réussit à mieux contenir nos émotions et à garder ça sur la bonne voie. Il faut continuer de le faire pour avoir du succès », de développer Yann Joseph, qui pense une année à la fois depuis déjà quelque temps. En plus de sa carrière de hockeyeur, il est propriétaire de deux centres d’entraînement Zone sportive, sur la Rive-Sud de Montréal, que fréquentent plusieurs athlètes de haut niveau.

« Je suis encore capable de tirer mon épingle du jeu. Je connais beaucoup la ligue et je me tiens en forme pour être capable de jouer des matchs de séries, qui sont beaucoup plus intenses qu’en saison. Je carbure à ça aussi. On me demanderait de ne pas jouer de la saison, mais seulement les séries, je répondrais que c’est une bonne idée. J’aime l’émotion, la motivation des joueurs qui sont mieux préparés dans des matchs de séries. On ne pourrait pas durer une saison complète avec l’intensité qu’on a en séries », de confier Yann Joseph.

+

DE RETOUR À LA CASE DÉPART

Après deux matchs, les Marquis et les Éperviers de Sorel se retrouvent exactement au même point que lors de leur affrontement en première ronde des séries de la Ligue nord-américaine de hockey. 

À la mi-mars, avec une égalité de 1-1 dans la série quatre de sept, les Éperviers ont remporté les trois matchs suivants pour accéder à la demi-finale, ce qui envoyait du même coup les Marquis à la ronde de la deuxième chance. « On ne veut pas revivre cette situation. Ça part vendredi, et on veut jouer notre meilleur match de la série à Sorel », d’insister Benoit Gratton, conscient que les Éperviers ne manqueront pas de confiance en début de rencontre devant leurs partisans, eux qui sont invaincus en sept rencontres depuis le début des séries au Colisée de Sorel, qui s’annonce une fois de plus bruyant. Vendredi dernier, les Éperviers ont lancé les hostilités avec une victoire sans équivoque de 5-1. 

« Il faut leur donner crédit. Ils étaient prêts. Ils ont vraiment pris le momentum lors des premières cinq minutes. Après, on a joué du hockey de rattrapage. Ce n’était pas notre meilleur match. On ne veut pas jouer le même genre de rencontre vendredi. On va devoir être concentrés et disciplinés et faire attention aux revirements. On en avait 37 dans le premier match. Ça n’avait aucun sens. Le deuxième duel, on en a eu 11, et tu vois la différence (victoire de 5-4 à Jonquière). On veut s’assurer d’avoir la possession de la rondelle et de faire les bons jeux », de souligner Benoit Gratton. 

Chose certaine, en défensive, les Marquis devront avoir à l’oeil l’ancien des Sags Étienne Brodeur et ses partenaires de trio Kevin Gadoury et Marc-André Huot, qui se sont amusés en fin de semaine dernière avec 17 points. À lui seul, Brodeur a récolté huit points grâce à deux matchs de quatre points. « On n’a pas le dernier changement vendredi, mais c’est certain qu’on va adresser le sujet avant le match. Je ne dirai pas la stratégie, mais c’est sûr qu’on va porter plus attention sur ce trio », d’assurer Benoit Gratton, qui pourra compter sur le fameux dernier changement samedi, alors que ce sera au tour des Marquis de profiter de l’avantage de la glace, lors du quatrième match, au Palais des sports. 

+

LES MARQUIS EN BREF

• Chez les joueurs qui manquaient à l’appel la semaine dernière, l’attaquant Jean-Sébastien Bérubé sera de retour au jeu après avoir soigné une otite. Les dirigeants des Marquis travaillent très fort sur le dossier du défenseur Spiro Goulakos, retenu en raison de son boulot. Dans le cas de Ryan Sullivan, blessé depuis le début de la série face à Thetford, il demeure un cas douteux.