Hugo Carpentier a fait bouger les cordages avec 39 secondes à faire au premier vingt, sur des passes de Marco Charpentier.

Victoire sans équivoque

Menés par le duo de Léveillé et Carpentier, les Marquis de Jonquière ont signé une victoire sans équivoque de 4-1 contre les Éperviers de Sorel-Tracy, devant 1725 spectateurs réunis au Palais des sports. Une belle façon de saluer le retour de l'as-marqueur Francis Charette, qui a montré qu'il était en forme en marquant un but... après s'en être fait refuser un plus tôt dans le match.
Dominants sur la glace et dans les tirs au but, les Marquis ont donc remporté ce troisième duel contre les Sorelois en autant de semaines dans le circuit Godin. En entrevue d'après-match, le pilote des Jonquiérois n'a pas caché son soulagement, heureux que l'adversité n'ait pas eu le dernier mot comme ce fut trop souvent le cas depuis janvier. À l'instar de samedi dernier, il a apprécié la prestation des siens qui s'est cette fois-ci soldée par une victoire. Et même encore plus parce que ce fut «face à une opposition plus fringante, plus robuste et plus aguerrie. Notre challenge était de jouer de la même façon (que samedi dernier) en sachant qu'il y aurait une riposte», ce qu'ils n'avaient pas eu face à Trois-Rivières, même si ces derniers étaient repartis avec la victoire.
Mais ce dont il est le plus fier, c'est de la façon dont ses troupes se sont relevées après s'être fait refuser un but pourtant bon en deuxième. «Imaginez une équipe qui a de la misère à compter des buts et à amasser des victoires qui se fait refuser un but de cette façon. Je pense que c'est ce dont je suis le plus fier. Les gars auraient pu casser, mais ça les a plutôt motivés. Ils ont comme appuyé sur l'accélérateur», souligne fièrement le pilote des Marquis.
Lygitsakos a salué le brio du duo Léveillé-Carpentier et le retour de Charette. «Le Chat amène une diversité à notre attaque et ça oblige les autres équipes à avoir deux trios à surveiller. Et moi, je peux mieux jouer ma façon de coacher. Parmi les guerriers qui ont eu droit à ses bons mots figure le Brunois Jean-Simon Allard. «Il faut que Jean-Simon apprenne à jouer dans le trafic. Aujourd'hui, il a plus que joué dans le trafic. Il a été l'agresseur. Quand il joue comme ça, il me force la main et je ne suis pas dur à convaincre. C'est juste qu'il le fasse plus souvent pour avoir un rôle intéressant», de conclure Lygitsakos.
Confiance retrouvée
Les visiteurs ont été les premiers à s'inscrire au pointage à 5mn33 en première. Meilleur marqueur du circuit Godin, le rapide Grégory Dupré a profité d'un lent repli de la défensive des Marquis pour s'échapper seul devant Pier-Olivier Pelletier, qu'il a déjoué aisément d'un tir bas entre les jambières à 5mn33. Mais ce sera le seul que le cerbère jonquiérois concédera.
Heureusement, les hommes de Lygitsakos ont retroussé leurs manches et ont continué de mettre à l'épreuve le cerbère adverse, Adam Russo. C'est finalement Hugo Carpentier, bien posté à la droite de Russo, qui a fait bouger les cordages avec 39 secondes à faire au premier vingt, sur des passes de Marco Charpentier et Dominic Léveillé.
Dès le début de la deuxième, les Marquis ont repris là où ils avaient laissé pour doubler leur avance en dépit d'un désavantage numérique. À peine 54 secondes venaient de s'écouler que Léveillé a pris de vitesse le cerbère sorelois qui venait d'effectuer une mauvaise sortie. Les Marquis auraient pu creuser l'avance à 3-1 vers la 7e minute de jeu, mais les officiels ont refusé le but de Francis Charette. Pourtant, sur la reprise vidéo, la rondelle a bel et bien traversé la ligne. Mais l'officiel était loin et ils n'ont pas accès aux reprises vidéo. Une décision qui a bien sûr soulevé la colère des partisans et qui a valu aux hommes rayés le traditionnel slogan peu élogieux.
En troisième, le travail des unités spéciales des locaux a fini par payer. Frustré d'un but en deuxième, Francis Charette a profité d'une passe de Simon Laliberté et Marco Charpentier pour creuser l'écart à 3-1. Trois minutes plus tard, Léveillé a fait de nouveau fi d'un désavantage numérique pour capitaliser avec la complicité de Carpentier et Jonathan Paiement.
1- Dominic Léveillé
2- Hugo Carpentier
3- Jean-Simon Allard