Malheureusement pour les Marquis de Jonquière, c’était l’un de ces soirs de match où rien ne fonctionne. Ils se sont inclinés 4-1 face aux 3L de Rivière-du-Loup, vendredi, au Palais des sports. La série de la deuxième chance est égale 1-1 et le match ultime sera disputé dimanche, à Edmundston.

Ultime duel dimanche entre les Marquis et les 3L

Autant les 3L de Rivière-du-Loup semblaient avoir perdu leurs moyens dimanche dernier au Centre Premier Tech, autant ils semblaient affamés de victoire vendredi soir, devant les quelque 1440 spectateurs du Palais des sports de Jonquière. Si bien que les Marquis se sont inclinés 4-1 et devront livrer une ultime bataille dimanche, au Centre Jean-Daigle d’Edmundston, s’ils veulent accéder à la demi-finale.

Fort d’une victoire dimanche dernier à Rivière-du-Loup, les Marquis ont démarré la rencontre avec énergie. Malheureusement, les erreurs des locaux ont été coûteuses et le gardien Cédrick Desjardins n’a pu faire de miracles. Quant au jeu de puissance des Marquis, c’était tellement la panne que ç’en était triste à voir, de l’aveu même de l’entraîneur-chef Benoit Gratton.

Ainsi, même si les Marquis ont dominé au chapitre des tirs au but (11-8) en première, ce sont les unités spéciales des Louperivois qui ont eu le meilleur sur les locaux pour prendre les devants 2-0. Faisant fi d’un désavantage numérique, Michael Ward a ouvert la marque en faveur des visiteurs, tandis que Marc-André Tourigny a profité d’une pénalité de quatre minutes pour bâton élevé décernée à Alexandre Quesnel pour doubler la mise avec 8mn27 à faire. Les Marquis ont bien failli marquer par deux fois, mais rien ne fonctionnait et Guillaume Decelles a fermé la porte.

Rien ne va

«En première période, on a fait une erreur sur un avantage numérique et ç’a mené au but qui a un peu donné le ton à la rencontre», a commenté l’entraîneur-chef Benoit Gratton. «Par la suite, ils ont été opportunistes sur leur avantage numérique tandis que le nôtre n’a pas fonctionné. Je pense que c’est ce qui a tué notre momentum, surtout en première période. C’est sûr qu’après s’être creusé un trou, c’est plus difficile», admet celui qui estime que ses protégés se sont quand même bien défendus à cinq contre cinq.

En deuxième, les 3L ont porté l’écart à 4-0 dans les quatre premières minutes de jeu. Janick Asselin et Jean-Philip Chabot ont fait bouger les cordages à 57 secondes d’intervalle. Les Marquis ont alors délaissé le jeu collectif dans l’espoir d’enfin trouver la faille de Decelles. «On voulait peut-être en faire un peu trop, reconnaît Gratton. Quand l’autre équipe prend l’avance, tu veux essayer d’en faire un peu plus et tu sors de la structure. Je pense que c’est humain.»

De fait, il faudra attendre la 6e minute de la deuxième pour voir enfin les Marquis s’inscrire au pointage à la faveur d’un jeu de puissance sur un lancer de Gabryel Paquin-Boudreau. Jonathan Oligny et Jean-Simon Allard ont obtenu une mention d’aide sur ce qui sera le dernier filet de la rencontre. Malgré les efforts des locaux pour renverser la vapeur en troisième, le pointage est resté le même.

Contrairement à dimanche dernier, les 3L se Rivière-du-Loup se sont présentés au Palais des sports avec le couteau entre les dents. Les visiteurs ont pris les devants pour l’emporter  4-1 et ainsi éviter le balayage de la série de la deuxième chance. L’ultime duel dimanche, à Edmundston.

«Notre avantage numérique a peut-être été le pire de la saison; c’était vraiment triste, a avoué le pilote des Marquis. On a essayé de s’ajuster et ça s’est mieux passé par la suite. On a compté un gros but pour faire 4-1», poursuit Gratton qui retient que ses hommes n’ont jamais abandonné.

«Même en troisième, les gars ont essayé de donner l’effort, mais c’est un match où même les rebonds n’étaient pas en notre faveur. Il y a des matchs comme ça malheureusement. Ce n’était pas le meilleur moment pour avoir ce genre de match», a-t-il soupiré, déçu.

Quelques escarmouches ont ponctué la fin de la rencontre, mais rien qui aurait une conséquence négative sur le prochain match, si ce n’est d’avoir attisé davantage la rivalité.

Qu’à cela ne tienne, pour Benoit Gratton et ses troupes, il faudra patienter jusqu’à dimanche et aller chercher l’ultime victoire. «Pour l’instant, on est toujours vivant et on respire encore. Donc, tant qu’on respire, ce n’est pas fini!», a-t-il conclu.

Au Nouveau-Brunswick

En raison de la tenue du Salon de l’habitation au Centre Premier Tech, les 3L et les Marquis devront disputer l’ultime rencontre sur la glace du Centre Jean-Daigle, dimanche à 15h, à Edmundston. Évidemment, l’écart entre les deux rencontres et l’éloignement ont généré un beau casse-tête logistique pour les Marquis. Vendredi soir, quelques joueurs qui demeuraient à Montréal ou Gatineau ne sont pas retournés à la maison pour éviter trop de voyagement. La direction avait d’ailleurs recommandé aux joueurs de s’amener plus de vêtements au cas où. Ce fut malheureusement le pire scénario qui s’est concrétisé.

En bref

- Les Marquis pouvaient compter sur un alignement complet. Yann Poirier et Steven Oligny n’étaient pas en uniforme...

- L’ancien #20 des Marquis, Luis Tremblay, était venu appuyer ses anciens coéquipiers et il aurait bien sûr préféré pouvoir célébrer la victoire avec eux...