Les Marquis de Jonquière étaient méconnaissables, hier soir, mais pas dans le bon sens du terme.

Sortie difficile à domicile

Les Marquis de Jonquière étaient méconnaissables, hier soir, mais pas dans le bon sens du terme. Dominants lors des deux premiers matchs de la série quart de finale contre Cornwall, la troupe de Dean Lygitsakos a plié l'échine 2-0 face à des River Kings plus opportunistes et un Loïc Lacasse qui s'est montré intraitable. Une partie des 1700 partisans présents a d'ailleurs manifesté son mécontentement en les huant en fin de rencontre.
Contrairement aux deux premiers matchs de la série où ils sont sortis en force dès les premières minutes de jeu, hier, les Marquis n'ont jamais réussi à imposer leur rythme, notamment en raison d'un manque de cohésion dans les passes. Cornwall en a profité pour prendre les devants 1-0 en première sur un tir de Julien Corriveau pour ensuite fermer le jeu.
Après un deuxième vingt sans histoire, les Marquis ont haussé leur jeu d'un cran, mais rien ne voulait fonctionner. Les Marquis ont joué avec le feu lorsque les officiels ont accordé un tir de pénalité à Jean-Philippe Caron. Si ce dernier n'a pas réussi à tromper la vigilance de Pier-Olivier Pelletier sur la séquence, il s'est repris sur le jeu suivant pour permettre à Cornwall de creuser l'écart à 2-0. Les visiteurs ont ensuite fermé le jeu et les locaux ont eu beau redoubler d'ardeur jusqu'à la toute fin, ils ont dû subir l'odieux d'un blanchissage à domicile.
Rebondir dès ce soir
En entrevue d'après match, le pilote des Marquis n'a pas cherché d'excuses. «Notre exécution était affreuse, a-t-il admis d'entrée de jeu. C'est particulier parce que nous avons pratiqué jeudi soir et ce matin. Nous étions 10 ou 11. Normalement, quand on fait ça, ce sont nos meilleurs matchs au niveau de l'exécution. De plus, nous sommes restés tranquilles à l'hôtel. J'aimerais dire que j'ai la solution, mais je ne l'ai pas.»
Cela dit, il n'a rien à reprocher à ses troupes au chapitre de l'intensité. «On a été intenses, mais on a travaillé tout croche. Notre jeu de passe a toujours été primordial à notre attaque, mais (ce soir) aucune passe n'arrivait sur la palette. Malheureusement, il y a des choses qui ne se réparent pas par du coaching. Quand ils (Cornwall) ont pris les devants 1-0, on savait qu'ils joueraient la trappe. Les gars ont bien réagi, mais quand arrivait le temps de faire un jeu offensif, on a cafouillé avec la rondelle», analyse-t-il.
Dans de telles circonstances, il n'est pas étonnant qu'ils n'aient pas non plus été en mesure de mettre à profit les sept avantages numériques dont ils ont bénéficiés, même si Cornwall ne fut guère plus reluisant à cet égard (0 en 5, dont une minute à 5 contre 3). Et les huées de la foule en fin de rencontre n'ont rien fait pour arranger les choses, si ce n'est de hausser la frustration et l'impatience des joueurs qui voyaient le temps filer.
Malgré sa déception, le pilote des Marquis compte bien faire en sorte que ses soldats retrouvent leurs moyens ce soir, à Cornwall. «Que ce soit après une victoire ou une défaite, on efface tout et on recommence demain. Je vais aller digérer ça. Ça fait partie du processus. (Ce soir), on recommence et on va aller gagner un match là-bas. Ce sera 3-1 quand on reviendra à la maison et ce sera parfait», a-t-il conclu.