Sentiments partagés chez les Marquis

La nouvelle direction des Marquis de Jonquière nourrit des sentiments partagés après les six premiers mois d’opérations. Gouverneur et directeur des opérations hockey du club jonquiérois de la Ligue nord-américaine de hockey, Éric Gravel est en effet très heureux de la réponse du milieu pour soutenir l’équipe et assurer la pérennité de l’équipe. Par contre, sur la glace, la fiche de l’équipe demeure peu reluisante malgré les efforts déployés, les Marquis occupant le dernier rang du circuit avant le match d’hier soir (vendredi).

« Du côté hockey, c’est sûr qu’on s’attendait à un peu plus, mais côté organisation, on a pris une organisation bien rodée et les gens ont bien répondu, convient Éric Gravel. On est allé chercher de nouvelles commandites et les commanditaires étaient très ouverts à garder nos Marquis. Ça nous a aidés, tout comme le fait que nous soyons 11 (dans le groupe d’actionnaires). On est quand même allé chercher une sécurité au point de vue financier. (...) Côté hockey, le pire scénario, c’est de perdre. On est jugé sur le nombre de victoires et de défaites. On travaille fort et on ne va pas lâcher. On est peut-être déçus et on aurait certainement aimé plus de victoires, mais on a confiance que ça va se replacer et on va travailler notre équipe de ce côté-là. »

Malgré les insuccès de l’équipe en ce début de saison, les amateurs sont quand même au rendez-vous. « Jusqu’à maintenant, on a peut-être 700-800 spectateurs de plus qu’à pareille date l’an passé », fait valoir Éric Gravel. Ce dernier est convaincu que l’équipe va se ‘‘raplomber’’ avec le retour à la santé des blessés et la fin de la suspension de Jonathan Diaby. Il est sûr que les partenaires ne les laisseront pas tomber même si la présente année est un peu plus difficile. « Tous ceux qui nous ont appuyés vont rester parce que tous ceux qui étaient là veulent que le club reste. On va prendre les bonnes décisions qu’il faut pour se ‘‘raplomber’’ l’an prochain. »

Le gouverneur des Marquis comprend les amateurs de vouloir un club performant, « car ils paient pour un bon spectacle. Ce qu’il faut, c’est offrir une bonne performance. Des fois oui, on a une défaite à la maison, mais quand on se présente et qu’on perd sur des tirs en fusillade, les gens repartent quand même plus satisfaits que si on subit une raclée de 7 à 3. »

Mais il assure que les dirigeants travaillent fort pour offrir un bon club et être les mieux placés en vue des séries. « Mais même si on met des efforts, on est jugé par les victoires. Quand on commence une nouvelle aventure, on ne pense pas au pire. On est encore 100 % derrière l’équipe. Sans demander la patience (aux partisans), on est à l’écoute de leurs exigences. Comme eux, nous sommes des partisans et on veut des victoires, mais quand on a les deux pieds dedans et qu’on travaille fort, on ne peut pas se permettre de dire qu’on lâche. Et ça en prend des critiques pour s’améliorer. On est à l’écoute, mais derrière il y a des circonstances et des journées où ça fonctionne moins bien », plaide-t-il.

« Toute la gang a travaillé fort. Derrière ça, il y a beaucoup d’énergie (déployée) que les gens ne voient pas. Mais c’est ça le hockey, on est évalué par rapport à ce que le monde voit. Malgré qu’on a peut-être échappé un ou deux matchs, on est pas mal toujours dans la course. Les actionnaires gardent le moral. Les gens sont aux matchs et on ne lâchera pas jusqu’à la fin. L’an prochain, on sera là aussi », assure-t-il.