Forts d'une avance de 2-0 dans leur série, les Marquis retrouveront leurs partisans, vendredi, pour la troisième rencontre.

Pelletier inspire les Marquis

Une poussée de trois buts sans réplique en dernier engagement a procuré une victoire de 3-0 aux Marquis de Jonquière, dimanche, dans le deuxième match de la série demi-finale de la Ligue nord-américaine de hockey qui les oppose aux Éperviers de Sorel-Tracy.
Les Marquis ont pris une avance de 2-0 dans la série en sortant vainqueurs d'une rencontre où les deux gardiens, Pier-Olivier Pelletier et Adam Russo, ont joué des rôles importants. En repoussant 14 lancers en première période, Pelletier a aidé les Marquis à survivre à une tempête de début de match. Russo s'est illustré plus tard dans la rencontre.
«Un match incroyable de séries, a résumé l'entraîneur des Marquis, Dean Lygitsakos. Et je ne parle pas seulement de notre prestation. J'aurais payé pour voir ce match. Chaque équipe n'a pas donné un pouce à l'autre. Lors de certains avantages numériques, les gardiens ont réussi des arrêts incroyables. Les deux équipes n'ont pas marqué en avantage numérique, mais ce n'est pas en raison du travail de leur jeu de puissance. Les gardiens ont été dominants. Pelletier nous a sauvés en début de match. Plus tard, Russo a sauvé Sorel à son tour. »
«À cinq contre cinq, nous avons été excellents. Depuis le début des séries, nous n'avons pas donné un but à cinq contre cinq. Aujourd'hui (dimanche), nous avons été obligés de nous débrouiller avec des effectifs réduits. Francis Charette et bien d'autres manquaient à l'appel ou jouaient blessés. Des joueurs ont fait un superbe travail. J'ai rarement vu une aussi belle victoire d'équipe. »
Comme il fallait s'y attendre, les Éperviers ont entamé la rencontre avec le couteau entre les dents. Aidés par cinq avantages numériques, ils ont obtenu plusieurs chances de marquer en première période. À chaque occasion, Pelletier a eu le dessus.
Les Marquis ont mieux paru au deuxième engagement, sans cependant arriver à briser l'égalité. Ils y sont finalement parvenus à la huitième minute du dernier tiers, quand Hugo Carpentier a complété un beau jeu de Jonathan Paiement et Dominic Léveillé. Un peu plus tard, Paiement et Léveillé, ce dernier dans une cage déserte, ont complété le pointage.
«Après la tempête de la première période, nous avons eu l'avantage dans le jeu, a précisé Lygitsakos. Mais l'avantage dans le jeu ne compte pas en séries. Ce sont les buts qui comptent. Nous méritions un meilleur sort, mais nous n'avions pas de but. Nous avons fini par profiter de quelques chances, ce qui nous a enlevé de la pression. »
«Nous avons obtenu des performances incroyables de la part de joueurs comme Francis Parisien et Luis Tremblay. J'ai adoré le match de tous les joueurs. Je ne peux trouver aucun point négatif à ce match. Avec tous les gars qui jouent blessés, je ne peux en demander plus à cette équipe. »
Brasse-camarade
Avec un pointage de 3-0 et onze secondes à jouer, ce qui devait arriver arriva. Sans surprise, les derniers instants du match ont été marqués par du brasse-camarade. Lygitsakos avait vu venir le coup puisqu'il a remplacé Pelletier par Frédéric Piché après le troisième but de son équipe. Sur la mise en jeu suivante, alors que bien des hommes forts se trouvaient sur la glace, un joueur des Éperviers s'est contenté de pousser la rondelle au fond du territoire des Marquis. Après avoir immobilisé la rondelle, Piché a vu un rival mettre les freins à quelques centimètres de lui. Son geste a mis le feu aux poudres et provoqué une série de combats et d'empoignades.
Après le match, Dean Lygitsakos ne semblait pas trop offusqué par ce qu'il venait de voir.
«Ce sont les séries, a fait remarquer l'entraîneur des Marquis. Sorel a une équipe extrêmement solide. Les deux premiers matchs auraient pu aller d'un côté comme de l'autre. Sorel a une vraie équipe de hockey. Cette série est loin d'être terminée. Nous l'avons vu dans la série précédente contre Cornwall. Après deux victoires, nous avons subi deux défaites et c'était la panique généralisée. Une grosse tâche nous attend vendredi prochain. Nous devrons maintenir le même niveau après deux matchs très émotifs. Nous n'avons pas le droit à une baisse de régime parce qu'ils vont venir nous battre. »
«En ce moment, je crois que ce qui s'est passé en fin de match n'était pas plus grave que ça. Mais il y avait beaucoup de choses à regarder en même temps. Après avoir eu la chance de regarder les images à tête reposée, j'aurai une meilleure idée. »
1 Pier-Olivier Pelletier
2 Jonathan Paiement
3 Adam Russo