L’entraîneur-chef des Marquis Benoît Gratton sent ses troupiers plus détendus dans la série de la deuxième chance, face aux 3L de Rivière-du-Loup.

L’occasion d’en finir avec les 3L

Malgré un détour par la série de la deuxième chance, les Marquis de Jonquière auront l’occasion d’accéder à la demi-finale de la Ligue nord-américaine de hockey, vendredi soir, devant leurs partisans au Palais des sports.

Dimanche dernier, les Jonquiérois ont doublé les 3L de Rivière-du-Loup dans le premier duel de la courte série deux de trois entre les deux équipes qui ont perdu lors de la première ronde des séries, mais qui ont obtenu une deuxième opportunité afin de compléter le carré d’as.

« On a la chance de finir la série à la maison. Si on n’est pas motivés pour ce match-là, on ne le sera jamais. Je m’attends à ce qu’on ait un début canon et que les joueurs volent sur la glace. On sent qu’on a une deuxième chance et on ne veut pas passer à côté de cette opportunité », de laisser savoir l’entraîneur-chef Benoît Gratton, très heureux de retrouver les bruyants partisans du Palais des sports après deux matchs sur la route.

« C’est certain qu’on veut se servir de l’énergie de la foule. Je suis convaincu qu’ils vont être crinqués en partant. Dans des matchs comme ça, la foule peut faire la différence. Ce ne sont peut-être pas les partisans qui marquent, mais ils peuvent donner de l’énergie aux joueurs », de rappeler Gratton, sentant ses troupiers plus détendus dans cette « deuxième ronde » des séries.

« Pendant une couple de semaines, les gars étaient tendus et serraient le bâton », de relater Gratton qui a noté un changement d’attitude lors de rencontres individuelles, après la sortie en cinq rencontres face aux Éperviers de Sorel en première ronde.

« Il faut avoir du plaisir à jouer. Ça reste un jeu. La passion doit être là et avoir confiance. Quand tu n’as pas ça, c’est plus difficile. Le dernier match, c’est ce que j’ai vu, des gars avoir du plaisir. C’est sûr que c’est plus facile quand tu gagnes, mais quand même. Les gars auraient pu baisser les bras et se dire qu’on a perdu contre Sorel. J’ai l’impression que les gars croient encore qu’on a l’équipe pour aller jusqu’au bout », de raconter Benoît Gratton.

Avec la formule actuelle, en place depuis quelques années, aucune équipe de la deuxième chance n’a réussi à ensuite poursuivre vers les grands honneurs, une tendance que l’entraîneur sent que ses protégés veulent renverser.

« Si on commence à penser au résultat et ce qui s’en vient après, si on perd, on ne peut pas jouer comme ça », de prévenir l’entraîneur.

« Dimanche, c’était notre meilleur match des séries. Ce n’est pas seulement le résultat, mais la façon qu’on a réagi après qu’ils aient pris les devants. On a simplement continué à travailler. Des fois, quand l’autre équipe prend les devants tu peux avoir tendance à vouloir ouvrir le jeu ou changer la structure, mais on est restés vraiment concentrés. Il faut essayer de reproduire ça dans le deuxième match », d’espérer Benoît Gratton, qui pourra compter sur un alignement complet, notamment avec le retour de Danick Paquette après un match de suspension.

« Ce n’est pas un luxe qu’on a eu souvent cette année. Disons que le moment est bon », laisse-t-il tomber.