Les propriétaires des Marquis de Jonquière font partie des équipes de la LNAH qui ont manifesté avec force leur désir d’être de retour pour la prochaine saison, peu importe les obstacles.
Les propriétaires des Marquis de Jonquière font partie des équipes de la LNAH qui ont manifesté avec force leur désir d’être de retour pour la prochaine saison, peu importe les obstacles.

LNAH: Des clubs résolus à rester en vie et à jouer en 2020-21

La Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) vivra une première, à compter de lundi, alors que ses dirigeants et ses membres prendront part virtuellement à l’assemblée générale annuelle (AGA) par l’entremise de visioconférences (via Zoom), échelonnées sur un mois, en vue de préparer la 25e saison malgré le spectre de la pandémie. S’il y a un point positif à retenir des chamboulements causés par la COVID-19, le commissaire Renaud Lefort pointe la passion qui anime les dirigeants des six organisations pour le hockey. Peu importe le défi, ces derniers lui ont signifié avec force qu’elles seront toutes au départ pour la saison 2020-21.

«Toutes les équipes, dont Jonquière, ont démontré un énorme désir de rester en vie, soutient-il en entrevue téléphonique. Au début, on parlait de pandémie et on était très peu optimistes. Mais lors de notre dernière discussion il y a presque un mois, les gens étaient déjà plus positifs et ils veulent démontrer à leurs partisans qu’ils vont garder leur équipe en vie.»

Garder le cap malgré la tempête

En tant que commissaire, Renaud Lefort avoue qu’il doit composer avec les tempêtes qui secouent les organisations et les menacent de ne pas être de retour la saison suivante. La pandémie serait une occasion justifiée de lancer la serviette, mais il n’en est rien.

«Oui, on a certaines équipes qui ont des déficits, mais ça ne semble pas assez pour décourager les propriétaires, assure-t-il. On voit les vrais guerriers à travers les épreuves, dit-on, mais dans ce cas-ci, on voit l’amour des propriétaires pour leur équipe par la rapidité (avec laquelle) ils veulent la relever malgré cette pandémie, souligne-t-il. Tous les propriétaires ont démontré un désir de revenir. Si je n’avais qu’une chose de positive à retenir de cette pandémie pour la LNAH, c’est la certitude, au fond de moi, d’avoir juste des gens passionnés qui aiment vraiment ce qu’ils font.»

AGA virtuelle

Outre la date du repêchage et les discussions concernant les réglementations, il sera certainement question du début possible de la 25e saison en octobre lors de cette AGA virtuelle.

«Ce ne sera pas vraiment une AGA officielle étant donné que nous ne pourrons pas tous nous réunir ensemble pendant une fin de semaine complète comme ça se faisait dans le passé pour discuter en masse et apporter des points à modifier dans le maximum de temps passé ensemble. Cette année, on a décidé de se donner un mois pour élaborer les nouvelles réglementations, avec des points à ajouter et d’autres à supprimer. Certaines équipes ont déjà commencé à envoyer leurs propositions de modifications, alors ça ne devrait probablement pas prendre un mois pour statuer sur les nouvelles façons de faire mises en place», explique-t-il.

DG et entraîneur-chef des Marquis de Jonquière, Bob Desjardins a bon espoir de voir la LNAH reprendre les activités en octobre. C’est un besoin, plaide-t-il. Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie Photo 2

Évidemment, la direction du circuit ne sait toujours pas si la 25e saison s’amorcera en octobre ou si les spectateurs seront permis dans les arénas puisque le déconfinement semble s’accélérer. «On est encore dans le néant jusqu’à un certain point, mais on voit que le sport d’équipe semble repartir et on espère que les événements vont revenir aussi. Le premier ministre François Legault a dit en conférence de presse qu’il avait espoir de revoir les Capitales de Québec et l’Impact de Montréal. Ça peut vraiment nous en dire long sur la possibilité que la ligue revienne.

«Je suis pas mal certain qu’il va y avoir un délai sur le début de la saison, mais comme j’ai écrit aux propriétaires dimanche matin, je ne me suis jamais senti aussi confiant de voir notre la ligue recommencer ses activités (à l’automne) 2020», a-t-il confié.

«Dans un monde idéal, j’aimerais dire qu’on va reprendre en octobre, mais il n’y a rien de clair. On nous laisse sous-entendre qu’il va y avoir une deuxième vague et que ça va être pire. C’est pourquoi je me garde un doute.»

Un besoin

Pour sa part, le DG et entraîneur-chef des Marquis, Bob Desjardins, a bon espoir de voir la ligue reprendre ses activités en octobre, tout comme la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) d’ailleurs.

«Ce n’est pas moi qui décide, mais je ne verrais pas pourquoi on ne pourrait pas recommencer. On va y aller avec les décisions du gouvernement, mais de jour en jour, on voit que ça va dans la bonne direction. Alors j’espère de tout coeur qu’autant les jeunes que les plus vieux vont pouvoir être dans un aréna à faire du hockey cet automne, parce que c’est un ''must'', un besoin!»

Spectateurs?

D’autre part, le commissaire Lefort souhaite vivement que les spectateurs soient de retour dans les amphithéâtres. «Avec les chiffres (nombre de cas) qu’on voit et le grand bien que ça fait aux jeunes et aux plus vieux, je pense qu’il faut que tout revienne à la normale très bientôt et qu’à la limite, on soit conscient de prendre des meilleures habitudes sanitaires», fait-il valoir. «Je doute que les partisans aient peur et plus ça va, plus je constate que ça ne changera pas grand-chose.»

Cela dit, le commissaire avoue qu’il a trouvé difficile de devoir annuler les séries en raison de la pandémie, tout comme l’arrivée d’un club de Saint-Jean-sur-Richelieu «parce qu’on avait travaillé très fort pour amener une nouvelle concession.»

Côté finances, Renaud Lefort souligne que la webdiffusion payante des matchs a été une bonne décision puisque cela a généré des profits. «Cette année, elle a réussi à se refinancer et la webdiffusion sera en constante amélioration. On peut remercier les partisans qui ont répondu en grand nombre et qui ont pris un abonnement. Pour une première année, on est vraiment satisfaits des résultats. Ça a sauvé une partie de la mise», a-t-il conclu.