Les Marquis perdent 5-1 et se retrouvent au pied du mur

Si les Marquis pensaient que les Éperviers seraient une proie facile en raison de l’absence de joueurs clés, ils s’en sont mordu les doigts. Les Sorelois ont su mettre à profit les joueurs venus en renfort pour signer une victoire de 5-1 devant une bruyante foule de 1938 spectateurs réunis au Colisée Cardin.

Les Éperviers ont donc repris les devants, 3-2, dans cette série finale 4 de 7de la LNAH qui se transporte vendredi au Palais des sports de Jonquière où de nombreux partisans des Marquis seront au rendez-vous. Déjà plus de 1500 billets avaient trouvé preneur jeudi, vers l’heure du souper.

L’entraîneur-chef des Marquis, Benoit Gratton, ne pouvait qu’assister aux misères de ses soldats, lui qui a regardé le match de la galerie de presse en raison d’une suspension automatique du match de samedi dernier.

«Effectivement, on se serait cru au match initial où rien ne fonctionnait, convient-il. C’est sûr que le match s’est joué en première période. C’est plate parce qu’on a eu notre meilleur début de rencontre depuis le début de la série. On a eu quelques chances de marquer, mais malheureusement, ça ne fonctionnait pas. Et après une avance de quatre buts, il est difficile de revenir dans le match», convient-il en rappelant que leurs adversaires ont marqué trois buts sur les dix minutes de punitions en première. «On ne s’est pas aidés», dit-il.

Rien ne fonctionnait

Comme le tout premier match de la série, rien n’allait pour les Jonquiréois. La rondelle bondissante semblait aimantée par les bâtons sorelois. Et contrairement aux matchs précédents, l’avantage numérique qui avait été très peu productif a fonctionné à plein régime, surtout pour les Éperviers.

Les Marquis ont d’ailleurs profité d’un jeu de puissance pour ouvrir la marque sur un tir de Spiro Goulakos sur des passes de Mathieu Brisebois et Christian Ouellet avec à peine 3mn36 d’écoulées. La réplique des locaux n’a cependant pas tardé, notamment grâce à l’indiscipline des Marquis.

En sept minutes, ils ont inscrit quatre buts, dont trois en avantage numérique. David Massé a créé l’égalité à la faveur d’une supériorité numérique à peine 5mn29. Ce fut le début d’une indiscipline coûteuse pour les Marquis.

À mi-chemin de la première, André Bouvet-Morissette a fait sentir son retour au jeu avec un tir vif que n’a pu bloquer Desjardins. Charles-Alexandre Drolet, un joueur appelé en renfort qui avait quatre points en dix matchs, a ensuite fait mouche pour conforter l’avance des locaux à 3-1. Puis, les Sorelois ont profité d’un autre avantage d’un homme pour déjouer Desjardins sur un tir de Kevin Gadoury, avec l’aide de Drolet qui terminera sa soirée avec un but et deux passes.

La deuxième, bien que plus disciplinée, n’a pas souri aux Jonquiérois, incapables de maîtriser la rondelle bondissante. À mi-chemin de la rencontre, David Rose, un autre joueur qui effectuait un retour au jeu, a déjoué Desjardins pour mettre fin à la soirée de travail du cerbère #30. En relève, Raphaël Girard a bien fait, ne concédant rien à leurs hôtes.

En troisième, les Éperviers ont fermé le jeu et les esprits se sont encore une fois échauffés en fin de rencontre.

Rebondir à Jonquière

Pour l’entraîneur-chef des Marquis, la page sur ce mauvais match doit être tournée et il s’attend à ce que ses troupes rebondissent à Jonquière comme ils l’avaient fait lors du match #2. «Ce n’est pas le moment de s’apitoyer sur notre sort ni de jouer les victimes. Le but présentement est de revenir (à Sorel) samedi. Ce sera notre mission vendredi», assure Gratton qui aurait bien aimé l’emporter en territoire adverse pour tenter de clore la série à la maison. Il est confiant que ses troupes sauront se ressaisir devant leurs partisans.

Il s’attend aussi à ce que Desjardins se lève comme au lendemain du match initial où il avait cédé sa place à son collègue Girard. «On l’a retiré parce qu’on voyait qu’on s’en allait nulle part. On lui a donné un repos comme lors du premier match et on a vu comment il a rebondi le lendemain. On s’attend à ce qu’il rebondisse vendredi.»


Le seul but des Marquis jusqu'à présent compté par Spiro Goulakos (6), Mathieu Brisebois (17) et Christian Ouellet (24).