Jean-Simon Allard a disputé un fort match dans la victoire des Marquis 5-4 sur les Éperviers tandis que Christian Ouellet a marqué le but gagnant.

Les Marquis nivellent la finale

Devant la meilleure foule de la saison au Palais des sports, les Marquis ont offert l’une de leur meilleure performance de l’année, s’imposant 5-4 sur les Éperviers de Sorel pour niveler la série finale de la Ligue nord-américaine de hockey 1-1 à l’issue de la première fin de semaine d’action.

Propulsés par 2070 bruyants spectateurs, les Jonquiérois ont effectivement été beaucoup plus incisifs que la veille dans un revers de 5-1, de la première à la dernière minute. Le spectacle valait pleinement le coût d’entrée. «C’était électrisant comme ambiance. Ça s’est ressenti en partant. Si on peut avoir une foule comme ça pour les autres matchs de la finale, ça va être apprécié. C’est toujours le fun jouer devant une foule aussi endiablée, que ce soit comme joueur ou entraîneur. C’est bon pour la ligue aussi. Vendredi à Sorel, c’était tellement bruyant que j’avais de la misère à donner mes trios et c’était la même chose ce soir. Jusqu’à maintenant, l’ambiance est incroyable dans les deux arénas», a laissé savoir l'entraîneur-chef Benoit Gratton dans son point de presse, évidemment très satisfait de la performance de ses troupiers.

«Je ne sais pas si on a eu de la difficulté à s’ajuster à Sorel après la série face à Thetford, mais j’ai senti que les gars étaient revenus au naturel dans cette deuxième rencontre», a-t-il noté. 

«Tout le monde a eu un match difficile vendredi. On a fait un peu de vidéo et on a montré les choses qu’on avait pas aimées. On a dit les vraies affaires, on s’est parlés et les joueurs ont bien répondu. Tous les joueurs qui étaient dans l’alignement ont contribué d’une certaine façon et c’est comme ça que tu gagnes en séries», a-il rappelé. Du lot, même s’il a obtenu seulement une passe sur la feuille de pointage, Jean-Simon Allard a pleinement mérité sa première étoile.

Les deux juges de ligne ont eu besoin de quelques minutes pour reprendre leurs esprits après être entrés en contact en deuxième période.
Étienne Brodeur est entré en contact avec Cédrick Desjardins en fin de deuxième période.

Gabryel Paquin-Boudreau a permis aux partisans de s’exprimer une première fois à mi-chemin en première période. Auteur de deux buts la veille, Étienne Brodeur a répliqué en avantage numérique, mais Danick Paquette a redonné les devants aux siens avant la fin de l’engagement. En début de deuxième, le vétéran Yann Joseph a permis aux Marquis de prendre une priorité de deux buts, mais une cinquantaine de secondes plus tard, Marc-André Huot a déjoué Cédrick Desjardins. En fin d’engagement, Paquette a de nouveau lancé les locaux devant par deux. 

Les Marquis ont visité le cachot à plusieurs occasions en troisième période, au grand dam des amateurs, et les Éperviers en ont doublement profité, mais sans jamais créer l’égalité. Marc-André Huot a fait 4-3, mais sur la présence suivante, sur une descente à deux contre un, Alexandre Quesnel a habilement évité la glissade du défenseur avant de remettre à Christian Ouellet qui a habilement redirigé la rondelle derrière Marc-Antoine Gélinas. Avec huit minutes à faire, les Éperviers ont frappé une troisième fois dans la rencontre avec l’avantage d’un homme quand Brodeur a fait dévier pour son quatrième but de la série. 

En fin de match, les Éperviers ont tout fait sauf marquer. La rondelle a flirté avec la ligne rouge à quelques reprises, mais les Marquis s’en sont tirés avec la victoire et une égalité dans la série. «J’avais hâte que ça finisse. La rondelle a rebondi et ça passait pas mal proche du poteau. C’était un match de séries», de signaler Benoit Gratton à l’issue d’un match où la robustesse était au rendez-vous. La rivalité qui était déjà bien installée entre les deux équipes a certainement été augmentée par l’enjeu de la finale. 

«Ce sont deux équipes qui jouent avec beaucoup d’émotion. Il se donne des coups. Hier, ce n’était pas si pire, mais là, il y a des moments où c’était dangereux. C’est comme ça souvent avec Sorel. C’est une équipe qui aime jouer du bâton. On l’a entendu pendant toutes les séries, dont en demi-finale contre Saint-Georges, que des fois ce n’est pas beau. On en a eu encore un exemple c’est quoi jouer contre Sorel. Je pense que je vais garder ça comme ça parce que je m’en vais sur un terrain glissant», de commenter prudemment Benoit Gratton.

Les 2070 spectateurs ont fait beaucoup de bruit lors de ce deuxième match de la finale.

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MARQUIS EN BREF

• Les amateurs ont tous reçu une serviette blanche à leur arrivée au Palais des sports, ce qui donné une ambiance encore plus intéressante. 

• Le défenseur Jonathan Diaby n’a disputé que la troisième période. Le rappeur appelé Dolo avait un spectacle prévu à son horaire depuis déjà plusieurs semaines en fin d’après-midi. Il a ensuite pris le chemin du Saguenay. Il a été utilisé à profusion lors de cette période. Il a même effectué sa première présence en désavantage numérique. « On l’attendait, a convenu l’entraîneur-chef Benoit Gratton après la rencontre. Il nous avait dit que peu importe le temps qu’il allait jouer il voulait venir. Ça nous a donné un peu plus de souffle en défensive. Honnêtement, il a bien fait. Ce n’est pas facile de rentrer dans un match de même. Il nous a donné de bonnes minutes. »

• En fin de deuxième période, l’attaquant des Éperviers Étienne Brodeur est entré en contact avec Cédrick Desjardins, ce qui a mis le feu aux poudres. Le gardien des Marquis lui a ensuite envoyé plusieurs coups, étant chassé pour quatre minutes tandis que Brodeur s’en est sorti sans conséquence. 

• Les deux juges de lignes sont solidement entrés en contact en deuxième période, ce qui a nécessité un arrêt du jeu. Ils n’ont pas eu beaucoup de sympathie de la part des spectateurs.