Les Marquis ont éliminé les River Kings de Cornwall hier soir. Ils affronteront les Éperviers de Sorel-Tracy en demi-finale.

Les Marquis en demi-finale

Pendant que le Québec se donnait un nouveau gouvernement, les Marquis de Jonquière se donnaient une place en deuxième ronde des séries éliminatoires de la Ligue nord-américaine de hockey, hier soir, à Cornwall. Ils ont savouré une victoire de 3-2 sur les River Kings, un résultat qui leur permet d'éliminer leurs adversaires en six parties.
Un but de Michaël Novosad après un peu plus de quatre minutes de prolongation a donné la victoire aux Marquis. Il a alors mis un terme à une soirée pendant laquelle les River Kings ont défendu chèrement leur peau. Il a aussi confirmé une ronde demi-finale entre les Marquis et les Éperviers de Sorel-Tracy. Elle débutera vendredi au Palais des sports de Jonquière.
«Nous avons eu droit à un match où ils ont essayé de nous intimider au départ, a résumé l'entraîneur des Marquis, Dean Lygistakos. Les River Kings ont joué un très fort match.»
«Il y a longtemps que nous n'avions pas été dominés comme ça au niveau des mises en échec. Leur mot d'ordre était clair, ils voulaient compléter chaque mise en échec. Nous avons eu besoin d'un bon 30 minutes pour nous ajuster. Après la première moitié du match, nous avons réussi à créer des ouvertures. Nous avons vu que notre équipe est aguerrie. Nos joueurs n'ont jamais paniqué.»
Avant de penser au hockey, Patrick Bernier et Chris Cloutier ont réglé leurs comptes. Ils n'ont patienté que douze secondes avant de jeter les gants. Ce combat a cependant été le seul de la soirée. Le hockey a ensuite repris le dessus, ce qui ne veut pas dire que le jeu robuste n'a pas eu sa place et que les officiels n'ont pas eu du travail. Uniquement en première période, les Marquis ont évolué cinq fois en avantage numérique. Ils n'ont pas été en mesure de tirer profit de ces occasions.
Malgré les ennuis de leur jeu de puissance, les Marquis ont célébré le seul but du premier tiers. Dominic Léveillé a trompé la vigilance de Loïc Lacasse au milieu de l'engagement.
Les River Kings, grâce à Sasha Pokulok, ont créé l'égalité à la cinquième minute de la période médiane. Pokulok a été imité par son coéquipier Jean-Philippe Caron dix minutes plus tard, mais Simon Laliberté a replacé les deux équipes sur le même pied. Il a marqué deux secondes avant le son de la sirène.
Beaucoup moins robuste que les deux premières, la troisième période n'a rien changé au pointage. Les deux équipes ont fait du temps supplémentaire jusqu'au moment où Novosad a tranché.
«Nous avons obtenu plusieurs avantages numériques en première période, a repris Lygitsakos. Nous n'avons pas capitalisé sur ces occasions. Ça aurait pu être néfaste. Nous avons quand même marqué le premier but, mais ils sont revenus en force en deuxième période avec deux buts. Le point tournant de ce match a été le but de Simon Laliberté en toute fin de deuxième période. Un effort incroyable. À compter de la troisième période, nous avons pris le rythme. Cornwall n'a fait que se défendre et lancer la rondelle dans le fond de notre territoire. Nous avons finalement profité d'une attaque à trois contre deux où Novosad s'est présenté comme quatrième homme.»
Hamel présent
Privés de plusieurs éléments en ce lundi soir, les Marquis ont quand même été en mesure de faire face à la musique. Ils ont pu le faire en raison du coup de main offert par des joueurs comme Yann Poirier, Philippe Séguin, Jonathan Parisien et, surtout, Denis Hamel. Celui-ci est sorti de sa "retraite" pour aider l'équipe.
«La présence de Denis Hamel a représenté un gros plus pour nous, a dit Lygitsakos. Il a fait un gros sacrifice en acceptant de nous donner un coup de main un lundi soir. C'est là qu'on voit que nous avons de bonnes personnes dans cette organisation. Il a joué un fort match. Il a été un élément stabilisateur dans un match où nous étions privés de Nicolas Marcotte, Dany Roussin, Bruno Saint-Jacques, Gaby Roch et Samuel Lévesque. Il a remplacé Roussin avec Charpentier et Laliberté. Sa présence a fait une grande différence.»o
Semond@lequotidien.com