Les Marquis de Jonquière ont signé une victoire convaincante de 6-2 aux dépens du Cool FM de Saint-Georges. Une victoire qui confirme leur titre de champions de la saison régulière.

Les Marquis champions de saison

Et de une! Les Marquis de Jonquière ont signé une victoire intransigeante de 6-2 face au Cool FM de Saint-Georges et du même coup, ils ont mis la main sur la bannière des champions de la saison 2016-17 dans la Ligue nord-américaine de hockey, première étape vers le but ultime.
La troupe de Richard Martel a été intraitable dans presque toutes les facettes du jeu. Ils ont ouvert la marque moins deux minutes après le début de la rencontre disputée devant les 1090 spectateurs du centre Lacroix-Dutil, en plus de marquer en avantage et en désavantage numérique. Le cerbère Cédrick Desjardins a lui aussi brillé en repoussant 38 des 40 tirs dirigés contre lui. 
En entrevue téléphonique, le grand manitou des Marquis a donné tout le crédit de la victoire et de la bannière à ses joueurs. «Les gars ont gagné un gros match vendredi et ils sont restés ensemble à Jonquière. Ils ont eu du plaisir à être tous ensemble, ce qui n'arrive pas souvent, et ils se sont présentés aujourd'hui (samedi) avec une belle énergie. Les joueurs des Marquis sont très fiers et ils n'étaient pas contents d'être partis des matchs avec des retards de 3-0 et 2-0 contre Saint-Georges. (Samedi), ils étaient prêts à entamer le match et finir en première position avec une belle victoire. Ils se sont mis en marche rapidement la rencontre», a relaté Martel.
En première, Alexandre Quesnel a inscrit le premier de ses deux filets de la soirée avec à peine 1mn12 d'écoulée à la rencontre. En deuxième, Jonathan Laberge a de nouveau réussi à déjouer Desjardins avec la complicité de François Fortier pour créer l'égalité. Puis, les Marquis ont mis le rouleau compresseur marche. Juraj Kolnik (avantage numérique) et Alexandre Quesnel ont déjoué Pier-Olivier Pelletier en deuxième, tandis que Hugo Carpentier était en feu en début de troisième. Le capitaine a marqué à la 38e seconde de la troisième période, pour ensuite faire à nouveau mouche cinq minutes plus tard, en désavantage numérique.
Richard Martel a d'ailleurs souligné que ses troupes avaient passé presque tout le dernier vingt en désavantage numérique, ce qui explique les 18 lancers décochés par Saint-Georges en troisième. «Ils nous ont mis des 5 contre 3 durant presque toute la troisième période, a-t-il déploré. On a été surpris parce que ça ne finissait plus. Et je pense qu'ils n'ont pas été vraiment juste envers Hubert Poulin pour le sortir autant de fois ce soir. Je ne l'aurais pas fait jouer autant s'il n'avait pas été correct.»
Content pour les joueurs
François Fortier a été le seul autre joueur du Cool à déjouer Desjardins. Faisant fi d'un désavantage numérique, Jean-Simon Allard a conclu la rencontre en marquant dans un filet désert.
Richard Martel a eu un bon mot pour son gardien. «Cédrick a goalé un très gros match. Il a fait de gros arrêts en première et on a pris le tempo du match. En deuxième, on a ouvert encore plus la machine. On a été opportunistes et on a bien joué. La rondelle circulait bien. C'était presque un match sans faille. Les unités en désavantage numérique ont été extraordinaires. En plus, Stefan Chaput (blessé) ne jouait pas et on a mis Allard au centre», a poursuivi le pilote des Jonquiérois.
Est-ce que cette première bannière fait un petit velours au coach Martel? «Je suis content, mais je suis surtout content pour les joueurs. Ce sont eux qui donnent le rendement. C'est ben l'fun ce groupe de joueurs. Ce sont des gars matures et on apprend encore toute l'année avec eux», a-t-il commenté.
Même s'ils sont champions de la saison, les Marquis sont conscients qu'il reste encore un long chemin à faire pour atteindre l'objectif ultime. «On va terminer la saison. Ce qui est intéressant avec un premier titre cette saison, c'est que les Marquis, depuis qu'ils portent ce nom, sont assez dominants en saison régulière. Il reste quatre matchs à jouer pour peaufiner notre jeu et on va se pencher sur les séries en temps et lieu.»