L'entraîneur-chef des Marquis, Richard Martel, constate un progrès de son équipe à tous les niveaux.

Les Marquis à mi-saison: un début en douceur pour Richard Martel

Avec une fiche de 19 victoires, seulement trois défaites et le premier rang du classement général de la Ligue nord-américaine de hockey, la première saison de Richard Martel derrière le banc des Marquis se déroule tout en douceur.
L'entraîneur de carrière n'est pas un fan des bilans de mi-saison, mais il s'est tout de même prêté au jeu avec Le Progrès-Dimanche cette semaine. « Jusqu'à maintenant, tout va bien. C'est une première moitié. La saison est divisée en trois avec la première, la deuxième et les séries. La première s'est bien passée et on se concentre maintenant sur la deuxième », d'exprimer Richard Martel, mettant l'accent sur le travail défensif de ses troupiers. Les Marquis, qui avaient également affiché la meilleure moyenne défensive la saison dernière, n'ont permis que 53 buts, en marquant près du double, 98.
« Un moment donné, il va falloir que certaines personnes donnent crédit à notre défensive », laisse tomber Richard Martel. Une défensive pour moi, ce sont les cinq joueurs sur la patinoire. Tu as beau avoir n'importe quels bons défenseurs, s'ils sont seuls dans leur zone et que les avants ne reviennent pas, oublies ça. Tu as beau avoir n'importe qui, ça ne marchera pas. C'est un principe de base. »
Intensité
Un élément suscite particulièrement la fierté de Richard Martel depuis son arrivée à la barre de l'équipe. Il apprécie grandement l'intensité de son équipe, mais aussi à travers le circuit senior provincial, ce qui va bien au-delà des bagarres. « Ce qui est vraiment intéressant, c'est que ça joue au hockey. Il y a de bons joueurs. Je trouve que de la manière qu'on joue au hockey est vraiment intéressante et spectaculaire. C'est ce que j'aime », souligne Richard Martel, notant que l'ajout de plusieurs jeunes joueurs ajoute à la rapidité. 
« J'ai toujours cru à l'intensité de tes meilleurs joueurs. C'est ce qui fait le spectacle », avance l'entraîneur qui est très à l'aise avec les bagarres dans le feu de l'action. Celles planifiées sont de plus en plus rares. Pour la grande majorité de leurs matchs, les Marquis alignaient un seul homme fort, une recette qui fonctionne parfaitement selon Martel.
« Plus ça va aller, plus les autres équipes s'en rendent compte, fait-il valoir. Les bagarres ont leur place. Dans la Ligue nationale, il y en a, mais pas en exagération. Il y a des matchs où quand l'intensité monte, il va avoir encore plus d'animosité. »
« On voit un progrès à tous les niveaux. On verra jusqu'où ça va tenir, notamment dans l'arbitrage. Si on continue dans cette voie, on devra jouer à 20 joueurs l'an prochain et introduire un 4e trio. On est en train de montrer qu'avec un joueur robuste, nos joueurs sont à pleine intensité », mentionne Richard Martel qui reçoit des commentaires positifs des partisans. 
« Quand je rencontre les gens, ça fait juste me parler de la façon qu'on joue. Ça ne me parle plus des bagarres », assure-t-il. 
Entraînements
Foi de Richard Martel, les entraînements du lundi sont là pour rester. Les joueurs régionaux se réunissent toutes les semaines.
Les joueurs de l'extérieur chaussent aussi les patins. Richard Martel rappelle qu'il y a d'excellentes ligues de garage à Québec et Montréal.
Par exemple, il parle de Cédrick Desjardins qui joue avec d'anciens professionnels comme Simon Gagné. 
« Le gars ne peut pas venir la fin de semaine s'il n'est pas en forme. Tantôt, si ça continue comme ça, il va falloir que les gars soient prudents pendant l'été parce que s'ils n'arrivent pas en forme, ils vont avoir de la difficulté à suivre, du moins pour les Marquis. Comme vont les choses, notre équipe est pas mal en forme », assure Richard Martel.