Insatisfait de son rendement en saison régulière, Juraj Kolnik (13) souhaitait profiter des séries pour en donner plus.

Kolnik exprime son talent avec Malouin et Bérubé

Insatisfait de son rendement en saison régulière, Juraj Kolnik a voulu en donner plus à l'organisation des Marquis de Jonquière durant les séries. Jumelé aux robustes Jérémie Malouin et Jean-Sébastien Bérubé, l'attaquant d'origine slovaque livre la marchandise, lui qui joue présentement son meilleur hockey dans cette série finale contre Thetford.
Dans le premier match de vendredi contre la troupe de Bobby Baril, son trio a brillé. Le #13 a marqué deux buts, dont le premier des siens, en plus d'obtenir une passe, au grand plaisir des partisans présents au Palais des sports. Le samedi, au centre Mario-Gosselin, il a poursuivi sur sa lancée, avec un but en jeu de puissance en deuxième, en plus d'un but en échappée en fin de période médiane. Un gros but qui a ébranlé l'adversaire qui venait d'effectuer une remontée de trois buts. Kolnik a terminé sa soirée de travail avec un but dans un filet désert pour signer son premier tour du chapeau des séries.
En entrevue téléphonique, l'habile hockeyeur explique qu'il n'a pas obtenu le rendement escompté en saison régulière. « Dans ma tête, je me suis dit que l'organisation et mes coéquipiers méritaient que j'en donne plus (en séries). Aujourd'hui, je suis content parce que ça va bien maintenant. »
À l'évidence, la chimie s'est vraiment installée avec Malouin et Bérubé. « Depuis que Bérubé est revenu de sa blessure, on a commencé à jouer avec beaucoup plus de confiance et on se repère plus rapidement sur la glace. Ces deux joueurs ont beaucoup de vitesse. Bérubé fait beaucoup d'échec avant et Malouin travaille dans le centre, ce qui m'ouvre le jeu. J'ai plus le temps de regarder la rondelle et de repérer le gardien », explique le #13 qui s'exprime bien en français. À l'instar de l'entraîneur Richard Martel, Kolnik est heureux de constater que les trois trios sont en mesure de mettre l'épaule à la roue. « Nos trois trios peuvent changer le match n'importe quand. Dans le match #2, c'est celui de Chaput/Quesnel/Ouellet qui a presque marqué tous les buts. Le match d'avant, c'était le nôtre. Nos trois trios jouent vraiment bien et on est vraiment satisfaits. »
L'énergie de la foule
Pour le #13, les séries sont une belle occasion de rebondir, jugeant que son rendement n'a pas été à la hauteur des attentes de l'organisation. « Mais les séries, c'est comme une nouvelle saison : tout recommence à zéro. » Tous les joueurs lèvent leur jeu d'un cran et mettent leur expérience et leur énergie au profit de leur équipe.
À l'instar de ses coéquipiers, Kolnik aimerait bien balayer la série en quatre matchs si possible. « Quand tu es rendu en finale, même avec une avance de 2-0, il n'y a rien d'acquis. Il s'agit de connaître un mauvais match et par la suite, on ne sait pas ce qui peut arriver », met en garde le vétéran de 36 ans.
« Comme mes coéquipiers, j'aimerais en finir en quatre, mais il reste encore deux victoires à aller chercher. J'espère d'ailleurs qu'on va continuer à jouer comme on joue présentement. C'est 2-0 pour nous et notre prochain match est à la maison avec peut-être des gradins remplis. Nous sommes durs à battre lorsque nous jouons à la maison ; les partisans vont nous donner de l'énergie et seront notre 7e joueur », souligne-t-il avec entrain. « Mais Thetford n'a pas dit son dernier mot. On n'a pas encore gagné la série. Chaque soir de match, on recommence à zéro. Chaque partie commence à 0-0 et dure 60 minutes », a-t-il conclu avec sagesse.
Les Marquis en bref
Le match #3 de la finale entre les Marquis de Jonquière et l'Assurancia de Thetford présenté à 20 h vendredi, au Palais des sports, sera à guichets fermés. Quelque 2200 billets avaient déjà trouvé preneur jeudi soir.
À compter de 14 h aujourd'hui (vendredi), les billets non réclamés par les détenteurs de passes saisonnières seront mis en vente, ce qui représente un potentiel de 500 places de choix !