En remportant le match de jeudi soir, les joueurs des Marquis ont offert un beau cadeau d'anniversaire à Richard Martel. Ne reste qu'à en terminer avec les Prédateurs, vendredi, à Laval.

Jean-Simon Allard joue les héros

L'Almatois Jean-Simon Allard a fait lever les quelque 2088 spectateurs du Palais des sports d'un seul bond en marquant sans aide le but victorieux des Marquis de Jonquière, avec 20 petites secondes à faire dans le 5e duel les opposant aux Prédateurs de Laval. Avec cette victoire de 2-1, les guerriers de Richard Martel ont pris les devants 3-2 dans la série quart de finale et tenteront de remporter l'ultime gain vendredi soir, dans l'hostile Colisée de Laval.
Mais pour en revenir au héros (et première étoile) du match, Jean-Simon Allard pouvait difficilement rêver d'un meilleur scénario pour inscrire son premier but des séries, lui qui avait raté quelques belles chances auparavant. Les dernières secondes s'égrenaient lorsque le #41 s'est retrouvé avec la rondelle libre pour mettre à profit son talent de marqueur et en déjouant complètement Adam Russo avec brio.
« On dirait qu'il y a un chemin qui s'est ouvert et de pouvoir mettre la rondelle dedans et de faire lever le Palais des sports, c'était un bon feeling », avoue Allard qui a apprécié pouvoir contribuer à la victoire des siens « avec le gros but qui peut faire la différence ».
« Il ne restait que cinq minutes et c'était presque la prolongation. À 1-1, on savait que le prochain but allait faire la différence, que ce soit de notre côté ou de l'autre. Quand tu bombardes (l'adversaire), tu ne veux pas que ça tourne de leur bord et qu'ils marquent un but chanceux. On n'a jamais cessé d'y croire. On s'est serré les coudes. À force d'essayer et avec le talent qu'on a dans ce club, je ne pouvais pas croire que ça ne finirait pas par rentrer. »
De fait, les Marquis ont dû trimer très dur pour réussir à inscrire leur premier but. Après avoir menacé dès les premiers instants de la rencontre, les Jonquiérois ont encore une fois été frustrés en avantage numérique. Puis, les Prédateurs ont encore une fois réussi à s'inscrire en premier au pointage sur un but de Jérémi Jeannetau à mi-chemin de la première. Mais les efforts des hommes de Martel ont été récompensés, lorsque Jérémie Malouin et Hugo Carpentier ont uni leurs efforts pour finalement trouver une faille dans la muraille Russo. Les Marquis ont ensuite continué de bombarder le cerbère lavalois (20-5) sans réussir à marquer.
En deuxième, ce fut au tour de Cédrick Desjardins de se distinguer avec quelques arrêts spectaculaires qui ont permis de museler les Prédateurs qui ont redoublé d'ardeur dans les tirs (10 contre 11 pour les Marquis). Si bien que le pointage était toujours 1-1 lorsque les deux formations ont amorcé le dernier vingt. Comme le veut l'expression fétiche de Richard Martel, ses soldats ont payé le prix et ont continué à menacer le filet adverse (10-4) pour finalement arracher la victoire en toute fin de match.
Un bien beau cadeau d'anniversaire pour l'entraîneur-chef qui s'est lui aussi laissé emporter par l'émotion lorsque Allard a marqué. « Je voyais les joueurs qui travaillaient tellement fort. Je n'en revenais pas et c'était tellement difficile ce soir devant le filet adverse. Ils méritaient vraiment la victoire. J'étais extrêmement content pour eux, mais pour moi aussi et pour l'organisation. C'est un match extrêmement important. On n'avait aucune marge de manoeuvre », a commenté Richard Martel en point de presse, confirmant que ses soldats « ont vraiment payé le prix » pour signer cette importante victoire. Le pilote des Marquis était aussi heureux pour Allard « qui a déchaussé avec toute qu'une feinte ! »
À l'instar de ses joueurs, il sait que Laval vendra chèrement sa peau vendredi, pour le match #6, le premier de la série disputé à moins de 24 heures d'intervalle. Quant au jeu de puissance (0/8), Martel était satisfait même si ses hommes n'ont pas capitalisé. « L'avantage numérique a été encore meilleur ce soir. Juste avec une petite pratique (le matin) pour placer les gars et faire circuler la rondelle, ça a fait la différence. C'était incroyable, le jeu de puissance. Les gars étaient plus devant le filet, mais il faut aussi donner le crédit à Russo qui était bien placé et à leur défensive. »
Martel avoue que ses protégés vont mieux dormir. « Ce soir, c'était du deuxième et du troisième effort. De plus, il a fallu que je prenne une décision avec le trio Kolnik, Malouin et Poirier. J'ai laissé Luis (Tremblay) qui avait fait de bonnes présences et Hubert Poulin, mais vendredi, ces gars seront plus frais et je vais pouvoir m'en servir. »
En plus de saluer le travail de son gardien Cédrick Desjardins, Richard Martel a été élogieux envers Benoit Gratton, dont le retour au jeu a fait une différence. Le vétéran a prêché par l'exemple en se mettant le nez dans le trafic comme il l'avait dit, en plus de s'acquitter avec brio de son rôle de centre pour sa première présence dans les séries. « Benoit Gratton a fait une grosse différence. Pas juste pour les mises au jeu, mais aussi pour passer la rondelle et patrouiller le centre », a souligné Richard Martel en rappelant que les Marquis ont amorcé cette série sans la présence de leurs deux premiers joueurs de centre (Gratton et Stefan Chaput).
Chose certaine, les Marquis se présenteront à Laval avec un certain momentum et la ferme intention de clore cette série, tout en étant conscients que le dernier clou est le plus dur à enfoncer.
Les Marquis en bref
• Après la fin de la deuxième, Richard Martel a surveillé attentivement la conservation du capitaine des Prédateurs, David Massé, avec les officiels. Il était monté sur le banc des joueurs, un pied sur la bande. Pendant ce temps, l'entraîneur-chef de Laval, Éric Haley, essayait d'attirer son attention en l'interpellant de son propre banc...
• Vraiment, en première, les joueurs de Laval se sont permis plusieurs petits coups vicieux après que les arbitres aient sifflé, au vu et au su de ces derniers qui ne sévissent pourtant pas. Pas étonnant que ça ait incité à la récidive de part et d'autre...
• Chez les Marquis, Samuel Groulx et Simon Tremblay n'étaient pas en uniforme. Groulx sera absent également pour le match de vendredi. Du côté de Laval, les frères Jonathan et Steven Oligny, ainsi que Jonathan Parisien étaient absents...
• Le Cool-FM de Saint-Georges-de-Beauce a été éliminé mercredi soir, après avoir perdu le 5e match contre L'Assurancia de Thetford. La troupe de Dean Lygitsakos devra attendre les résultats des deux autres séries pour savoir si elle participera à la ronde de repêchage (2 de 3) qui sera disputée la semaine prochaine...
• Tirant de l'arrière 1-3 dans la série les opposant aux 3L de Rivière-du-Loup, les Éperviers de Sorel-Tracy sont toujours en vie, puisqu'ils ont doublé les 3L 4-2 jeudi...