L’Assurancia a remporté les quatre matchs au Palais des sports de Jonquière cette saison, ce qui ne veut plus rien dire, rappelle Bobby Baril.

Des rivaux qui se connaissent bien

Les Marquis de Jonquière retrouvent sur leur parcours éliminatoire Bobby Baril et l’Assurancia de Thetford, deux adversaires qu’ils connaissent très bien.

Le vétéran entraîneur dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) a une explication toute simple et logique pour expliquer la rivalité très intense qui s’est installée au fil des années entre les deux organisations. « Bon an mal an, quand Jonquière a gagné le championnat, ça passait par nous, et la même chose pour nous. Ce sont des concessions qui ont eu du succès quand tu regardes les dernières années. Automatiquement, une rivalité se crée », de pointer Bobby Baril qui frappe directement dans le mille. En effet, lors des deux derniers affrontements entre les deux rivaux en séries, en 2014 et 2017, les Marquis ont eu le dessus en finale pour ainsi soulever la coupe Vertdure. En 2015, les Thetfordois avaient écarté les Jonquiérois en demi-finale, en route vers une deuxième conquête en quatre ans.

Si on revient sur l’actuelle saison, les joueurs de l’Assurancia ont eu le dessus six fois sur les Marquis en huit duels, étant parfaits en territoire ennemi au Palais des sports de Jonquière. « C’est sûr qu’on est confiants. Quand je regarde les règlements, même si on en a gagné six dans la saison, ce n’est pas 2-0 dans la série. La saison est finie. On sait toutefois qu’on est capables d’avoir du succès contre eux. On sait aussi qu’ils ont un bon club. Ça va être différent de leur côté, mais du nôtre aussi. Ça va être une bonne série », de prédire le coloré personnage.

L’entraîneur-chef de l’Assurancia, Bobby Baril, anticipe une longue série demi-finale face aux Marquis.

« On s’attend toujours à une longue série. C’est comme un boxeur qui est prêt pour faire 15 rounds. C’est la même chose pour nous », d’imager Bobby Baril qui semble très à l’aise également dans le rôle de favoris. « Même si je veux commencer à jouer avec les médias, on a fini premiers au classement, rappelle-t-il. Je ne peux pas arriver et dire qu’on n’est pas favoris. C’est la réalité. Par contre, on sait que ça se joue sur la glace. Il faut que tu vives avec cette étiquette et que tu livres la marchandise », de laisser tomber Bobby Baril.

Après le championnat de la saison régulière, l’Assurancia s’est débarrassé sans problèmes de Saint-Jérôme en première ronde, ce qui s’est traduit par près de trois semaines de congé. Pendant ce temps, après avoir pris la troisième place au classement, les Marquis ont trébuché en première ronde face aux Éperviers de Sorel avant de rebondir devant les 3L de Rivière-du-Loup lors de la série de la deuxième chance. Ils ont donc joué leur dernier match dimanche, une victoire en prolongation qui leur permettait de poursuivre en demi-finale, alors que le dernier match de l’Assurancia remonte au 16 mars.

« Ça va faire 20 jours quand la rondelle va tomber. On sait depuis 20 jours que ça va être ça et il faut vivre avec. On ne l’a pas su la semaine passée. Il faudra garder les choses simples et prendre le rythme rapidement. Ils ont le momentum, on a le repos », d’estimer Bobby Baril qui pourra compter sur tous ses soldats pour le premier duel prévu à compter de 20 h 30 vendredi soir au centre Mario-Gosselin.

« J’aurais bien voulu avoir un ‘break’ de plus après 20 jours », de lancer l’entraîneur avant la fin de la conversation téléphonique.