Tirant maintenant de l'arrière 3-1 dans la série face aux Éperviers, les Marquis feront face à l'élimination jeudi à Sorel.

Des changements à l'arbitrage réclamés

Les Marquis de Jonquière se retrouvent acculés au pied du mur dans la série quart de finale contre les Éperviers de Sorel. Samedi, au Palais des sports, les Éperviers ont pris les devants pour la première fois dans la rencontre en marquant à 47 secondes de la fin du match, ce qui a suffi pour l’emporter 5-4 et prendre les devants 3-1 dans la série. Le cinquième match, jeudi à Sorel-Tracy, sera déterminant.

Outre cette deuxième défaite crève-cœur en 24 heures, c’est surtout l’arbitrage qui a suscité la colère des Jonquiérois. Les deux clubs étaient à égalité lorsqu’une pénalité a été décernée à Yann Joseph pour avoir retenu en zone offensive avec un peu plus de deux minutes à faire. Les Sorellois en ont profité pour marquer le but vainqueur.

Furieux, l’entraîneur-chef des Marquis Benoît Gratton a ensuite fait savoir sa façon de penser aux officiels Maxime Jacques et Alexandre Garon, ce qui a mené à son expulsion tandis que Jérémie Malouin a écopé d’une pénalité d’inconduite. Certainement encore frustrés, les Jonquiérois ont tenté dans les dernières secondes de forcer la prolongation, mais sans succès. 

« Je commence à être tanné un peu. C’est du déjà-vu à chaque match. On parle de l’arbitrage et de l’arbitrage. Toutes les équipes en parlent. Les autres séries aussi c’est l’arbitrage. Un moment donné, faut que quelqu’un allume quelque part, a pesté Gratton dans son point de presse samedi soir. Présentement, oui ça fait mal. C’est plate qu’un arbitre vienne gâcher un beau match comme ça. Est-ce que c’est une pénalité sur la séquence ? Probablement, mais j’ai hâte de revoir le film du match pour voir combien d’infractions du genre n’ont pas été appelées pendant le match et en troisième période. À deux minutes, appeler une telle punition, ça n’a aucun sens. »

« J’haïs utiliser ces excuses-là, mais il faut que ça arrête, a-t-il poursuivi plus tard. Un moment donné, il faut que quelqu’un dise quelque chose. Il faut dénoncer. Je ne peux pas croire que je dis ça, mais c’est vraiment ça. C’est rendu une “joke”. Tout le monde rit de notre ligue. Il y a des partisans qui ne veulent même plus venir. Tout le monde est écœuré, les équipes, les joueurs, les partisans. Un moment donné, réveillez-vous ! »

Boivin se vide le cœur

Tout aussi furieux, le directeur général des Marquis, Marc Boivin, s’est vidé le cœur concernant le travail des officiels qu’il a qualifié de « véritable farce » devant le collègue Dave Ainsley et les autres médias présents. Le DG a l’impression de se faire mener en bateau. Il s’est même questionné sur la volonté des autorités de la LNAH d’avoir une équipe à Jonquière.

« Je suis assommé par la qualité de l’arbitrage depuis le début de la série. Leur jugement est épouvantable. Que ce soit du préfet de discipline (David Desnoyers) à l’arbitre en chef (Martin Wagner), ils jouent tous dans la même équipe de balle-molle pendant l’été », d’exprimer Marc Boivin qui n’a pas été plus tendre à l’endroit du commissaire Jean-François Laplante. Ce n’est pas la première fois que le DG des Marquis a envie de faire une sortie cette saison, mais samedi soir, ç’a été la goutte qui a fait déborder le vase. Et tant pis s’il écope d’une amende.

« Ça ne s’améliore pas, ça empire, d’évaluer Marc Boivin. Ils essaient d’égaliser tout le temps et ils ne l’ont pas fait ce soir, ils nous ont fait perdre, a-t-il poursuivi, critiquant longuement la suspension de quatre rencontres imposée à Jonathan Diaby qui, selon lui, est déraisonnable, alors que d’autres gestes survenus au cours de la série n’ont pas été punis. Les Marquis en ont d’ailleurs appelé de la sanction décernée à Diaby. Ils devraient être fixés à ce sujet lundi soir. 

Mentionnons enfin que les deux autres séries de première ronde de la LNAH ont pris fin samedi. L’Assurancia de Thetford a mis fin à la saison des Pétroliers de Saint-Jérôme tandis que le surprenant Cool FM de Saint-Georges a éliminé les 3L de Rivière-du-Loup. Comme ils ont terminé au 2e rang en saison régulière, les 3L participeront à la série de la 2e chance contre le perdant de la série entre les Marquis et les Éperviers. Cette série 2 de 3 déterminera la 4e équipe qui affrontera Thetford en demi-finale. 

Les Marquis avaient pris les devants 2-0 en première période, mais les Éperviers sont revenus de l'arrière pour l'emporter 5-4.

Même s’ils devaient se débrouiller avec seulement cinq défenseurs, notamment en raison d’une suspension à Jonathan Diaby, les Marquis ont pris les devants 2-0 en première période, frappant deux fois avec l’avantage d’un homme, par l’entremise de Yannick Riendeau, déjà son quatrième de la série, et Gabryel Paquin-Boudreau. Les visiteurs ont répliqué dans la première moitié de la deuxième période. David Massé a réduit l’écart, avec également son quatrième de la série, imité quelques minutes plus tard de David Rose. Dannick Paquette a redonné les devants aux favoris de la foule, encore une fois en avantage numérique, mais cette priorité a été de bien courte durée. David Rose a également touché la cible en supériorité numérique, si bien que l’impasse persistait toujours après 40 minutes. Les Marquis ont de nouveau brisé cette égalité en début de troisième période quand Vincent Richer a appuyé l’attaque, mais David Massé a de nouveau eu raison de Cédrick Desjardins d’un tir d’un angle restreint. 

«Les gars ont travaillé et ont exécuté le plan de match. On a aussi été très disciplinés. C’est un peu le message qu’on voulait envoyer. C’est encore une décision douteuse qui nous coûte le match. Il faut se relever. C’est sûr que présentement, dans le vestiaire, ça ne vole pas haut. Comme j’ai dit aux gars après le match de vendredi, c’est correct d’être déçus et frustrés, mais il faut repartir cette semaine pour arriver jeudi prêts à rester dans cette série», d’insister Benoît Gratton, parlant d’une guerre de tranchées entre les deux rivaux. Les quatre matchs jusqu'ici ont été décidés par l'écart d'un but en ne tenant pas compte d'un filet désert dans la première rencontre. 

«Ça pourrait être 3-1 pour nous et même 2-2, mais présentement, c’est 3-1 pour eux. Je sais que ça va avoir l’air cliché, mais on n’a plus de lendemain. Le prochain match à Sorel, il faut tout donner pour aller chercher un autre match à la maison et essayer de pousser ça en sept», d’indiquer Benoît Gratton, annonçant qu’il devrait pouvoir compter sur Jean-Michel Bolduc en fin de semaine prochaine.

L'arbitrage, une «farce», estime le DG des Marquis

Après le quatrième match face aux Éperviers, le directeur général des Marquis, Marc Boivin, a décidé de vider son sac sur l'arbitrage dans cette série qu’il qualifie de «véritable farce».

«Ça ne s’améliore pas, ça empire», d’évaluer Marc Boivin.  

«Je suis assommé de la qualité de l’arbitrage depuis le début de la série. Leur jugement est épouvantable. Que ce soit du préfet de discipline (David Desnoyers) à aller à l’arbitre en chef (Martin Wagner), ils jouent tous dans la même équipe de balle-molle pendant l’été», d’exprimer Marc Boivin qui n’a pas été plus tendre à l’endroit du commissaire Jean-François Laplante. Le DG des Marquis s’est ravisé à quelques reprises pendant la saison avant de faire une telle sortie, mais il en avait maintenant assez. Après le revers 5-4 des siens dans le quatrième match de la série face aux Éperviers, il a lui-même demandé de s’exprimer au journaliste du Quotidien, prêt à vivre avec les conséquences, dont une amende. 

«Ils essaient d’égaliser tout le temps et ils ne l’ont pas fait ce soir, ils nous ont fait perdre, a-t-il poursuivi, critiquant longuement la suspension de quatre rencontre imposée à Jonathan Diaby qui selon lui est déraisonnable, alors que d’autres gestes survenus au cours de la série n’ont pas été punis, dont sur Christian Ouellet et Yannick Riendeau. À un certain moment, il s’est même questionné sur la volonté des autorités de la Ligue nord-américaine de hockey d’avoir une équipe à Jonquière. 

«Il n’y a rien à faire. D’après moi, les arbitres ont pogné de la neige dans le ‘‘Parc’’, ils ont trouvé ça tanant et ne veulent pas revenir. Ils ont hâte qu’on se fasse sortir, c’est assez clair. Depuis le début, c’est ça», de laisser tomber Marc Boivin. 

Après la rencontre, l'entraîneur-chef et le directeur général des Marquis, Benoît Gratton et Marc Boivin, ont vertement critiqué les officiels.

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EN BREF

• Pour les événements survenus en fin de match vendredi à Sorel, le défenseur des Marquis Jonathan Diaby et l’attaquant des Éperviers David Lacroix ont finalement écopé de quatre matchs de suspension. «On s’entend que ça n’a pas le même impact. Tout le monde sait ça», d’affirmer Benoît Gratton, indiquant que l’organisation jonquiéroise logera un appel afin d’espérer faire réduire la sentence. 

• Les deux autres séries de première ronde ont pris fin avec des balayages samedi. Les porte-couleurs de l’Assurancia de Thetford, champions de la saison régulière, ont terminé le travail face aux Pétroliers de Saint-Jérôme avec une victoire de 3-0. Le Cool FM de Saint-Georges a marqué quatre fois sans réplique pour s’imposer 5-4 sur les 3L de Rivière-du-Loup et également passer à la demi-finale. Comme ils ont terminé au 2e rang en saison régulière, les 3L ne sont pas éliminés, ils participeront à la série de la deuxième chance face au perdant de l’affrontement entre les Marquis et les Éperviers dans un duel 2 de 3 qui déterminera la quatrième équipe dans le carré d’as. La saison des Pétroliers a quant à elle pris fin samedi.