Choix de 7e ronde des Nordiques en 1993, David Ling s’amène avec les Marquis.

David Ling signe avec les Marquis

Les dirigeants des Marquis ont procédé à un blitz de signatures, jeudi, alors que la période pour mettre sous contrat des joueurs autonomes se terminait à minuit. Le plus connu est l’attaquant David Ling qui a disputé 93 rencontres dans la Ligue nationale entre 1996 et 2004.

Choix de septième ronde des Nordiques au repêchage de 1993, David Ling a notamment récolté 135 points à sa dernière saison dans les rangs juniors, dans la Ligue de l’Ontario avec les Frontenacs de Kingston. Depuis, il roule sa bosse dans les circuits professionnels, en Amérique, mais également en Europe. Maintenant âgé de 43 ans, il a passé les trois dernières saisons dans la ECHL avec le Beast de Bramton, amassant 45 points en 77 rencontres.

« C’est un vieux de la vieille à 43 ans, mais il a tout un bagage de hockey. Il jouait encore dans des grosses ligues dans les dernières années. Il était encore capable de jouer dans la ECHL avec les jeunes. Il est certainement capable de jouer dans notre ligue », d’assurer le directeur général Marc Boivin.

« C’est un peu le style à Benoit Gratton. D’ailleurs, ils ont joué l’un contre l’autre et se sont pognés à quelques occasions », précise-t-il, mentionnant que le nouveau venu viendra également combler un vide au centre.

Les Marquis ont également profité de cette dernière journée de signatures pour s’entendre avec le défenseur almatois Charles Bergeron et l’ancien des Sags Napessis André. Ils ont également ajouté de la profondeur en attaque avec Peter Sakaris qui a soulevé la coupe Memorial avec les Cataractes de Shawinigan en 2012. Au cours des deux dernières saisons, il se trouvait en Hongrie, où il a cumulé plus d’un point par match. « Je trouve ça un peu tôt pour arrêter de signer des agents libres, mais le règlement, c’est le règlement », de commenter Marc Boivin à propos de la règle qui empêche dorénavant la signature des agents libres après le 15 novembre, comparativement au 10 janvier les années précédentes. Toutefois, les directeurs généraux pourront encore s’entendre avec des joueurs sur leur liste de protection.

Retour de Boudreau

Après une série aller-retour divisée face à Thetford la semaine prochaine et surtout des matchs jeudi et vendredi, les Marquis de Jonquière vont retrouver un horaire plus conventionnel en fin de semaine. Vendredi, ils rendront visite à leurs rivaux du 3 L à Rivière-du-Loup avant de recevoir le Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce. Pour l’occasion, l’entraîneur-chef Benoit Gratton pourra compter sur le retour de Gabryel Paquin-Boudreau qui a raté les trois derniers matchs en raison d’une blessure au bas du corps. L’attaquant de 23 ans débutera la fin de semaine sur le troisième trio complété par Jérémy Malouin et Jean-Sébastien Bérubé, un luxe aux yeux de Gratton. « Ça va être une ligne qui ne sera pas trop trop l’fun à affronter », de lancer l’entraîneur, annonçant que Paquin-Boudreau sera également utilisé sur l’attaque massive.

L’animosité est encore présente entre les deux clubs depuis l’affrontement en demi-finale au printemps dernier. Les deux équipes ont partagé les honneurs des deux premiers duels. « Ce sont des matchs avec beaucoup d’émotion. Je m’attends à la même chose. On va devoir être prêts pour un match physique et rapide », de faire valoir Benoit Gratton, rappelant que les joueurs du 3 L voudront certainement retrouver le sentier de la victoire après deux revers en fin de semaine dernière.

« C’est une équipe qui peut vraiment te faire mal offensivement. Tu ne peux pas prendre une présence ou une seconde de congé parce qu’ils ont trop de puissance en attaque et c’est un peu la même chose pour nous. Ça me surprendrait que ça finisse 2-1 ou 1-0. Il va y avoir pas mal de jeux spectaculaires. Il va falloir essayer de très bien jouer défensivement sans la rondelle. Quand on va l’avoir, je ne suis pas inquiet qu’on a assez de talent pour se créer des choses offensivement », de rappeler Benoit Gratton.

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EN BREF

• Le défenseur Jonathan Oligny devrait se joindre aux Marquis prochainement. «Il doit prendre une décision. S’il décide de jouer un autre match avec nous, il ne sera plus éligible à jouer dans sa ligue. Ce sera avec nous pour de bon», explique Benoit Gratton. Ça nous donnerait cinq défenseurs à temps plein. C’est sûr que ça nous en prendrait un autre. Regarde, je vais diriger avec l’équipe que j’ai. Il faut que je travaille avec ça. C’est sûr qu’on essaie fort, mais les défenseurs ne sont pas évidents à trouver présentement. Toutes les équipes en cherchent. Quand tu en as un, tu le gardes.»

• La porte n’est pas fermée pour un retour de Jean-Michel Bolduc qui a eu des discussions récemment avec les membres de l’état-major. «Si demain matin il veut jouer, c’est sûr qu’il va y avoir une place pour lui», de laisser savoir Gratton, avouant que son retrait de l’alignement ainsi que les départs de Jonathan Paiement et Francis Trudel a créé une brèche dans la brigade défensive. 

• Il semble que la formation de Berlin deviendra une équipe itinérante au sein de la Ligue nord-américaine. Les matchs locaux seraient disputés dans des endroits neutres ou encore sur les patinoires adverses. «Quand tu regardes ça, la plupart des joueurs évoluent tout le temps sur la route. Je sais qu’on a nos partisans, mais je parle pour le voyagement. Oui on joue à la maison devant nos partisans, mais pour le voyagement, on est quand même sur la route, rappelle Benoit Gratton. Là, c’est sûr qu’ils ne seront jamais devant leurs partisans. C’est la seule différence. En jouant dans des villes différentes, ça va quand même faire un événement et il va y avoir une ambiance et de l’énergie dans les amphithéâtres. Je pense que ça peut être bon pour la ligue de se donner une certaine visibilité. Présentement, on a encore la réputation de ligue de ‘goons’. Si on est capables de sortir de nos marchés et montrer ce que la ligue est devenue, je pense que ça peut être vraiment positif», d’estimer l’entraîneur-chef des Marquis.