Signé à la mi-novembre, David Ling fera ses débuts avec les Marquis vendredi, à Saint-Georges-de-Beauce. Les partisans jonquiérois pourront le voir samedi au Palais des sports, face à la formation de la LNAH, anciennement de Berlin.

David Ling jouera ce soir

Le vétéran David Ling fera son entrée en scène officielle avec les Marquis de Jonquière, vendredi soir, lors du passage de l’équipe à Saint-Georges. L’attaquant de 43 ans ne s’amène pas simplement pour remplir un chandail, mais pour contribuer.

L’entraîneur-chef des Marquis, Benoit Gratton, a croisé le fer avec David Ling à quelques reprises, au début des années 2000, dans la Ligue américaine.

« C’est sûr qu’il n’a plus 25 ans. Il n’est peut-être plus le joueur qu’il était il y a 10 ou 15 ans, mais il a toujours été intense. C’est un joueur qui a de bonnes habiletés offensives. Son patin, c’est difficile à dire, ça fait quand même une quinzaine d’années que je ne l’ai pas vu. La dernière fois que je l’ai affronté, je peux dire que ce n’était pas un gars qui était l’fun à affronter », de noter Benoit Gratton, estimant que la comparaison entre lui et Ling sur le style de jeu est très honnête, avançant que le nouveau venu avec les Marquis amène encore plus de robustesse.

« Ce n’est pas un gros joueur, mais c’est un joueur de centre capable d’aller dans le trafic. C’est un agitateur aussi capable de déranger l’adversaire », souligne Benoit Gratton, qui fera une place à David Ling sur un trio offensif, ce qui va pallier à l’absence de James Desmarais pour la fin de semaine. « J’ai bien hâte de voir ce qu’il va nous donner. À l’attaque, on a trois lignes solides », d’avancer Gratton, qui n’a pas de doute sur sa contribution avec la formation jonquiéroise.

« C’est un compétiteur. Tu ne peux pas enlever ça malgré son âge. S’il joue encore, c’est parce qu’il en a encore dedans, qu’il veut de la compétition et qu’il a besoin de ça. C’est un gars qui peut faire la différence dans notre ligue, je suis pas mal certain. Je me garde tout de même une petite gêne parce que ça fait quand même un petit bout que je ne l’ai pas vu jouer », de confier l’entraîneur-chef.

David Ling est sous contrat avec les Marquis depuis déjà quelques semaines. L’Ontarien et choix de 7e ronde des Nordiques en 1993 s’était entendu avec les dirigeants de l’organisation à la date limite de signature des joueurs autonomes, à la mi-novembre. Il a disputé un total de 93 rencontres dans la Ligue nationale entre 1996 et 2004, amassant huit points et 191 minutes de pénalité. Depuis, il roule sa bosse dans différents circuits professionnels en Europe et en Amérique, passant les trois dernières saisons avec le Beast de Bramton, dans la ECHL.

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UN PARCOURS SINUEUX VERS JONQUIÈRE

(Dave Ainsley) — Tous les chemins ne mènent pas nécessairement vers Jonquière, mais pour David Ling, le parcours pour aboutir avec les Marquis a été pour le moins sinueux. 

« C’est peut-être la seule ligue dans laquelle je n’ai pas encore joué », lance à la blague le Vétéran avec un grand V du hockey professionnel, au tout début d’une entrevue téléphonique. 

Malgré ses 43 ans, l’attaquant ontarien ne pense pas encore à la retraite. « Certaines personnes me disent d’arrêter, mais je perdrais une certaine fierté en moi-même si je j’arrête », exprime le choix de septième ronde des Nordiques en 1993, qui a évolué dans une vingtaine de ligues un peu partout sur la planète. 

« J’aime être sur la glace et je me sens privilégié de pouvoir encore le faire », raconte David Ling qui se garde en forme afin de poursuivre sa carrière. 

D’ailleurs, il n’a pas l’intention de sauter de matchs. « Je n’ai pas le choix pour continuer à jouer aussi longtemps que je le fais », convient-il. 

David Ling avoue qu’il connaît peu la Ligue nord-américaine, sinon qu’il en a entendu parler en plus d’avoir regardé quelques séquences dernièrement. Il est toutefois convaincu que son expérience va lui permettre de faire sa part. 

« J’ai seulement une manière de jouer. Je suis un joueur offensif qui n’aura pas peur de se porter à la défense de ses coéquipiers », annonce-t-il.

« Le jeu est devenu tellement plus rapide, au cours des dernières années. Quand j’étais plus jeune, le plan de match était d’avoir une bonne lecture et d’essayer de ralentir l’équipe adverse. Ça ne change pas », rappelle David Ling.

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LES MARQUIS EN BREF

Il semble de plus en plus probable que la formation de Berlin déménagera à Saint-Jérôme. Une entente de principe a été conclue et une rencontre, prévue vendredi, devrait permettre de conclure le dossier avec un premier match local le 8 décembre. D’ici là, la formation disputera un match «local» samedi au Palais des sports face aux Marquis. Pour l’occasion, l’ancien capitaine des Marquis, Hugo Carpentier, disputera un premier match avec l’équipe qui l’a acquis dans une transaction au cours de l’été. Les billets sont en vente au coût de 15$ pour les adultes et 7$ pour les enfants et la billetterie sera ouverte vendredi, de 14h à 19h, et samedi toute la journée. «C’est surtout pour les partisans que c’est tripant. Ça leur donne un match de plus à regarder. Tant mieux pour les partisans à Jonquière. Si des fans méritent ça, c’est bien eux», de commenter Benoit Gratton. 

• La brigade défensive des Marquis aura du renfort, en fin de semaine. Spiro Goulakos sera en uniforme, tout comme Keven Robert, un ancien des Patriotes de l’UQTR qui a disputé quelques dizaines de rencontres avec les Éperviers de Sorel, au cours des dernières années avant d’être libéré. Les Marquis l’ont signé comme agent libre à la date limite. «Je pense que ça va être un défenseur fiable qui est du calibre de notre ligue», estime l’entraîneur-chef jonquiérois, qui devrait donner les deux départs devant le filet à Cédrick Desjardins. 

• Le dernier match entre les Marquis et le Cool FM de Saint-Georges s’est terminé dans le tumulte le 17 novembre à Jonquière, à la suite de la seule victoire des Beaucerons en quatre affrontements. «En même temps, on a une mission et c’est d’aller chercher les deux points», de rappeler Benoit Gratton. On a des joueurs capables de se tenir debout. Je sais qu’ils aiment bien jouer sur l’intimidation et avoir l’étiquette d’une équipe physique. Il faut s’attendre à ça, mais je ne pense pas que ce sera une surprise. On se connaît assez.»