Les Marquis et les Éperviers se retrouvent en finale de la Ligue nord-américaine de hockey. En quart-de-finale, les Éperviers ont eu le dessus en cinq rencontres.

Coupe Vertdure: une saveur de revanche

La finale de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) aura une saveur de revanche pour quelques membres des champions en titre de la coupe Vertdure, les Éperviers de Sorel, dont l’entraîneur-chef Christian Deschênes.

En 2013, les Marquis de Jonquière avaient remporté leur premier de trois titres en cinq ans quand ils ont pris la mesure des Éperviers en six rencontres. C’était la première participation à la grande finale pour chaque équipe. À ce moment, Christian Deschênes était encore joueur avec ses coéquipiers Adam Bourque, maintenant capitaine, Mathieu Dumas et Maxime Charron. Pour leur part, l’attaquant David Massé et le gardien Karel Saint-Laurent se retrouvaient dans le camp jonquiérois, avec Jean-Michel Bolduc et Jean-Simon Allard qui y sont toujours.

Les deux clubs se connaissent donc très bien, ayant même croisé le fer le mois dernier en quart de finale. Les Éperviers ont eu le dessus en cinq rencontres pour se retrouver en demi-finale, puis en finale pour une cinquième fois en sept ans après avoir éliminé Saint-Georges en cinq parties.

« J’ai dit dès le début que c’était un quart de finale spécial d’avoir à affronter les Marquis si tôt en éliminatoires. C’est rare que ça arrive. Ils sont de retour sur notre chemin menant à la coupe Vertdure. Ils deviennent la première équipe repêchée à se retrouver en finale et tout le mérite leur revient. Éliminer les équipes qui ont respectivement terminé deuxièmes et premières du classement général, ce n’est pas rien. Maintenant, ça va être à nous d’être prêts », a laissé savoir Christian Deschênes dans un communiqué de presse publié mercredi et intitulé Une finale de rêve.

« Dans leur tableau de chasse, il reste le #3 à sortir. De notre côté, c’est de prouver qu’en quart de finale, ce n’est pas une erreur qui est arrivée et qu’on a bien joué. Ça va être de prouver qu’on a fait nos devoirs en première ronde et qu’on est capables de répéter », a-t-il par la suite indiqué lors d’une entrevue téléphonique. C’est le genre de finale que les joueurs aiment jouer et derrière le banc, je le vois comme un défi. »

Au départ, Christian Deschênes admet qu’il s’attendait à retrouver en finale les champions de la saison régulière, l’Assurancia de Thetford, mais n’est tout de même pas tombé en bas de sa chaise de retrouver les vieux rivaux jonquiérois. « Je ne suis pas surpris à me jeter à terre comme dans la Ligue nationale où c’est surprise par-dessus surprise », a-t-il noté au passage, rappelant que les Marquis ont pu compter sur des renforts dernièrement, surtout en défensive.

« Même si la première série en première ronde s’est terminée en cinq, quatre matchs ont été extrêmement serrés avec un écart d’un but. Ç’a été beaucoup plus serré que face à Saint-Georges et les gars sont au courant de ça aussi. Je pense que j’ai un groupe assez expérimenté pour ne pas se présenter avec un excès de confiance vendredi », de raconter Christian Deschênes.

Si les Marquis ont fini le travail samedi dernier à Thetford, dans le septième match, et qu’ils ne disposeront donc que de quelques jours de congé après avoir disputé dix matchs depuis le 21 mars, les Éperviers ont été beaucoup moins occupés, au cours des dernières semaines. Inactifs depuis le 14 avril, ils n’ont joué que cinq fois au cours de la même période.

« Le fait d’avoir pu profiter d’une seconde pause a été très bénéfique pour guérir les bobos, d’ailleurs je vais avoir la chance d’avoir 25 joueurs à ma disposition. Le danger sera de retrouver le “beat” assez rapidement. Eux, ils sont plus fatigués que nous, assurément, mais en même temps, plus tu joues de matchs et plus tes joueurs sont sur les détails au niveau de la stratégie à respecter. Le fait d’avoir joué ces 15 matchs les aide sur cet aspect. Au final, les compteurs retombent à zéro d’un côté comme de l’autre. À nous d’être prêts ! », d’indiquer l’entraîneur et grand manitou de la formation soreloise qui a tenu une séance d’entraînement d’une heure et demie, mercredi soir.