«Comme un match de séries»

« Comme un match des séries éliminatoires ». Voilà à quoi s’attend l’entraîneur-chef des Marquis de Jonquière, Benoit Gratton, avec la visite de l’Assurancia de Thetford Mines vendredi soir, au Palais des sports. La lutte s’annonce d’autant plus vive qu’un seul petit point sépare Jonquière, meneur au classement, de Thetford.

« Je m’attends vraiment à un match de série éliminatoire, avec de l’intensité et du jeu robuste, a indiqué Benoit Gratton en entrevue téléphonique. Ce sera tout un spectacle qu’on va avoir vendredi !

Le pilote de la formation jonquiéroise rappelle que les Marquis restent l’équipe à battre dans le circuit Martel. « Il n’y a pas une équipe qui joue contre nous sans être préparée. Et de notre côté, il faut être doublement préparé pour chaque match parce que personne ne va nous prendre à la légère. Surtout avec le nombre d’équipes et la parité actuelle dans la ligue. On l’a vu avec Saint-Georges et Trois-Rivières qui ont commencé à gagner plusieurs matchs », rappelle celui qui pourra miser sur Cédrick Desjardins devant le filet pour ce duel au sommet.

Paradis absent

En fin de semaine, Gratton misera sur des troupes légèrement modifiées. Stephan Chaput et Philippe Paradis prolongeront leur absence pour s’assurer d’un retour en pleine forme. Hugo Carpentier se sent suffisamment bien pour un retour au jeu. Ce sera aussi l’entrée en scène de l’homme fort Erick Lizon, un colosse de 6’04’’ et de 225 livres. En plus de son jeu, les entraîneurs pourront évaluer sa forme physique en même temps. Ces changements font en sorte que Christopher Guay et Luis Tremblay ne seront pas en uniforme vendredi. Quant à Yannick Riendeau, il profitera des périodes d’échauffement pour renouer avec l’équipe et faire le point avec le personnel médical. Benoit Gratton le connaît pour avoir disputé quelques matchs à sa première saison avec les Marquis. « On discute avec lui depuis quelque temps. (Yannick) espère faire un retour avec nous. Mais il a eu une grave blessure et une opération importante, alors il ne prendra pas de chance de revenir trop vite. Mais j’ai bon espoir de le voir dans notre alignement cette année. S’il veut jouer après les Fêtes, c’est bien qu’il commence à rencontrer les gars. Mais avant de rejouer, il faudra qu’il soit prêt à 100 % tant physiquement que mentalement », explique l’entraîneur-chef des Marquis.

Alexandre Quesnel

Le meilleur des deux mondes pour Quesnel

À sa deuxième saison dans la Ligne nord-américaine de hockey, Alexandre Quesnel n’a vraiment aucun regret d’avoir joint les rangs des Marquis de Jonquière. Joueur le plus utile des séries du printemps, le #42 a même refusé encore cette année des offres pour retourner jouer en Europe.

En entrevue téléphonique, le Gatinois de 28 ans avoue que s’il avait connu le calibre de la LNAH deux ans plus tôt, il ne serait peut-être pas tourné vers le Vieux Continent. Le #42 avoue que l’an dernier, les premiers mois ont été plus difficiles parce qu’il devait s’habituer à être dans un bureau durant la semaine au lieu de s’entraîner au hockey. «Ç’a été une période d’adaptation un peu difficile parce que je ne m’attendais pas à ce que ça arrive aussi tôt dans ma vie. Mais maintenant que je suis habitué, je trouve que c’est le monde idéal parce que je suis capable de combiner une carrière professionnelle avec le hockey. Si j’avais su (avant) comment c’était, je serais allé directement dans la Ligue nord-américaine, avance le rapide attaquant.

«C’est sûr qu’on est choyé avec les Marquis et que c’est une organisation qui s’occupe très bien de ses joueurs. L’Europe est une belle expérience de vie, mais avec un peu de recul, j’estime que j’étais moins bien traité qu’avec les Marquis, du moins dans mon cas. (...) Je ne regrette pas d’être allé en Europe. Ç’a été de belles expériences, mais je suis bien au Québec avec ma copine, ma famille, mes amis, etc.»

Ce dernier a appris à concilier travail et sport et y voit même certains avantages. Son emploi lui permet de s’entraîner régulièrement pour garder sa forme physique et maintenir sa vitesse sur patins, en plus de limiter les risques de blessures. 

Contribuer à l’équipe

Même s’il présente une fiche de 7 buts, 10 passes en 15 matchs, Alexandre Quesnel préfère se concentrer sur sa contribution à l’équipe plutôt que sur ses statistiques personnelles. «J’essaie de me concentrer à être un joueur le plus complet possible. C’est beau de faire des buts et de ramasser bien des points, mais j’essaie de me concentrer sur mon jeu dans les deux sens de la patinoire pour aider l’équipe dans toutes les facettes du jeu.»

Même s’il connaît un bon début de saison, le #42 estime cependant qu’il manque un peu d’opportunisme. «Ce qui fait le succès de notre ligne, c’est vraiment de travailler fort et de batailler pour la rondelle. C’est ce qu’on fait chaque match et ça fonctionne assez bien, même si cette année, on manque d’opportunisme. On a raté plusieurs chances de marquer, mais ce n’est pas l’effort qui manque, insiste-t-il. On espère que ça va débloquer très bientôt.»

Quesnel a aussi souligné le travail de l’entraîneur Benoit Gratton dans le temps de jeu qu’il lui alloue et pour sa préparation des matchs. «Ben nous prépare vraiment bien avant chaque match. On a le plan de jeu de l’autre équipe et on a un plan de match en conséquence. Ça fait vraiment une différence parce qu’on sait exactement où aller et à quoi s’attendre», note-t-il. Une préparation non négligeable avec la parité qui existe dans le circuit et le calibre qui ne cesse de s’améliorer avec la venue de nouveaux joueurs. «Beaucoup de bons joueurs reviennent (au Québec) comme par exemple Maxime Macenauer pour Thetford. C’est un excellent joueur, super rapide. Il est avec une ligne rapide et t’as pas le choix de patiner. C’est vraiment du bon hockey!»