Marquis

Nouveaux propriétaires recherchés pour les Marquis

L’an dernier, le propriétaire unique des Marquis de Jonquière, Éric Claveau, avait tendu la perche pour trouver une relève qui voudrait prendre en charge la formation de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH). Après sept ans passés à la direction de l’organisation, il a indiqué au Quotidien lundi qu’il ne serait pas de retour la saison prochaine. Tout au plus, il laisse la porte entrouverte à un partenariat minoritaire pour assurer la transition avec les nouveaux propriétaires.

En entrevue téléphonique lundi, Éric Claveau estime qu’après sept ans, le temps est venu de passer le flambeau. Il veut quitter l’organisation, mais il tient à ce que la transition se déroule bien. Pour lui, le moment semble bon pour ouvrir la porte à un nouvel investisseur ou à un groupe d’investisseurs, puisque la réunion de l’assemblée générale annuelle (AGA) est les 6 et 7 juin et le repêchage, le 15 juin.

Marquis

Les Éperviers remportent la coupe Vertdure

Malgré les encouragements d’une impressionnante foule de 2865 spectateurs au Palais des sports, les Marquis de Jonquière n’ont pas été en mesure de renverser la vapeur face aux Éperviers de Sorel-Tracy qui avait pris les devants 3-2 dans la série finale. Les Sorelois, champions en titre, ont défendu avec succès leur couronne en s’imposant 4-1.

En soulevant la coupe Vertdure pour une deuxième année d’affilée, ils joignent le club sélect de la Ligue nord-américaine de hockey qui a réussi l’exploit, soit les Marquis de Jonquière (2013 et 2014) et les Chiefs de Laval (2002 et 2003).

Même si le résultat final n’a pas été celui escompté, force est d’admettre que les Jonquiérois ont chèrement vendu leur peau. 

En première, les mauvaises pénalités ont encore une fois fini par être coûteuses aux troupes de Benoit Gratton. Sorel a profité  d’un jeu de puissance pour s’inscrire au pointage sur un lancer de Louis Mandeville avec moins de sept minutes à faire en première, lorsque Desjardins n’a pas été en mesure d’immobiliser la rondelle.

Les visiteurs ont doublé leur avance en début de deuxième lorsque le rapide Charles Tremblay a pris de vitesse Spiro Goulakos pour ensuite déjouer Desjardins d’un tir parfait. Confrontés à l’hermétique défensive des Éperviers, les Marquis ont tout fait en deuxième pour réussir à marquer. Puis, avec 3mn15 à faire, leurs efforts ont finalement porté fruit quand Yannick Riendeau a eu le dernier mot sur Marc-Antoine Gélinas. Jonathan Oligny et Vincent Richer ont récolté une passe sur la séquence.

En troisième, les Marquis avaient le diable au corps et ils ont tout tenté pour percer la muraille défensive soreloise, en vain. Avec 4mn23 au match, Antony Courcelles a décoché un premier tir pour s’emparer de son propre retour et marquer. Avec moins de trois minutes à faire, Tommy Tremblay a enfoncé un dernier clou en marquant dans un filet désert. Le match étant hors de portée, certains joueurs en ont profité pour régler les comptes, dont Danick Malouin qui n’avait pas digéré le coup de hache impuni décoché par Adam Leblanc-Bourque jeudi, à Sorel. Un furieux combat!

Gratton fier des siens

Après la rencontre, l’entraîneur-chef des Marquis Benoit Gratton a réitéré sa fierté de diriger un groupe de guerriers qui ont tout donné. «On a tout donné et on a épuisé toute l’énergie qu’on avait en dedans de nous. Le résultat n’est pas celui qu’on aurait voulu, mais on n’a jamais lâché. On a vécu l’adversité toute l’année. Notre parcours a été assez difficile, avec des hauts et des bas et nous sommes encore là. On a été la dernière équipe à jouer et on a failli forcer un 7e match, donc même si on n’a pas accompli ce qu’on voulait faire, gagner la coupe, on n’est vraiment pas loin».

Rappelons que Jonquière a pris le chemin le plus long pour parvenir à la finale. Éliminés en cinq matchs en quart de finale contre Sorel, les Marquis ont successivement battu Rivière-du-Loup dans la ronde de repêchage (2-1) pour ensuite vaincre les champions de la saison, l’Assurancia de Thetford, en sept matchs. De retour contre Sorel en finale, les deux équipes ont chacune gagné leur match à la maison durant les deux premiers week-ends avant que Sorel gagne les deux derniers.

«Nous avons joué 21 matchs dans les séries et on en a joué 38 dans la saison. Oui, on a pris le chemin le plus long, on n’a pas eu le résultat voulu, mais ce fut un beau parcours. Ç’a été plaisant jusqu’au bout», affirme Benoit Gratton qui laissera retomber la poussière avant de prendre une décision quant à son avenir avec les Marquis.

«On a cru malgré tout en nos moyens et on a été capables d’accomplir des choses que beaucoup d’experts n’auraient pas cru possible. Ça prouve que l’important, c’est de croire en nous en tant qu’équipe, en tant que coéquipiers. Avec ça on peut aller loin!»

Les sceptiques confondus

Pour le grand manitou des Éperviers, Christian Deschênes, ses troupiers ont su confondre les sceptiques. «À Noël, il n’y a pas grand-monde qui nous voyait là (champions des séries), mais je savais qu’il y avait des joueurs qui allaient revenir. Des gars de caractère qui ont du coeur. Je croyais à mon groupe et ils ne pouvaient pas me le rendre de plus belle façon que celle dont ils viennent de le faire», a-t-il commenté après la traditionnelle poignée de main.

Une mission qui ne fut pas facile contre des rivaux coriaces comme les Marquis. «C’est sûr que le nombre de matchs que les Marquis ont joué a laissé énormément de traces. Il fallait en profiter. J’ai utilisé quatre trios pendant toute la série pour essayer d’user leurs batteries et je pense que le fait d’avoir plus de profondeur et plus de joueurs a fini par tourner à notre avantage», a-t-il résumé.

+

EN BREF

- Le DG des Marquis, Marc Boivin, est lui aussi satisfait de l’équipe, même s’il aurait préféré que la formation jonquiéroise soulève la coupe pour une quatrième fois de son histoire.«Qu’on se soit rendu là, c’était un peu au-delà de nos espérances». Cela dit, il va prendre un peu de temps pour digérer la défaite et se remettre au travail en vue de la prochaine saison...

- Très bel hommage à un ancien joueur des Marquis, François Gagnon (2008-11) qui a eu droit à une belle ovation. L’organisation lui a remis un chandail avec son nom et le #74 et il a procédé à la mise au jeu protocolaire…

- L’animateur du matin à CKAJ, André Deschênes, a mis de l’ambiance lors de son interprétation de l’hymne national en incitant les gens à agiter la serviette blanche qui leur a été remise à l’entrée. Ça a fait un bel effet...

- Deux jets de flammes ont salué l’entrée en scène des joueurs des Marquis, le tout couronné par un retentissant coup de canon. Une salve de coups de canon a aussi souligné la fin de la série…

Marquis

Les Marquis perdent 5-1 et se retrouvent au pied du mur

Si les Marquis pensaient que les Éperviers seraient une proie facile en raison de l’absence de joueurs clés, ils s’en sont mordu les doigts. Les Sorelois ont su mettre à profit les joueurs venus en renfort pour signer une victoire de 5-1 devant une bruyante foule de 1938 spectateurs réunis au Colisée Cardin.

Les Éperviers ont donc repris les devants, 3-2, dans cette série finale 4 de 7de la LNAH qui se transporte vendredi au Palais des sports de Jonquière où de nombreux partisans des Marquis seront au rendez-vous. Déjà plus de 1500 billets avaient trouvé preneur jeudi, vers l’heure du souper.

L’entraîneur-chef des Marquis, Benoit Gratton, ne pouvait qu’assister aux misères de ses soldats, lui qui a regardé le match de la galerie de presse en raison d’une suspension automatique du match de samedi dernier.

«Effectivement, on se serait cru au match initial où rien ne fonctionnait, convient-il. C’est sûr que le match s’est joué en première période. C’est plate parce qu’on a eu notre meilleur début de rencontre depuis le début de la série. On a eu quelques chances de marquer, mais malheureusement, ça ne fonctionnait pas. Et après une avance de quatre buts, il est difficile de revenir dans le match», convient-il en rappelant que leurs adversaires ont marqué trois buts sur les dix minutes de punitions en première. «On ne s’est pas aidés», dit-il.

Rien ne fonctionnait

Comme le tout premier match de la série, rien n’allait pour les Jonquiréois. La rondelle bondissante semblait aimantée par les bâtons sorelois. Et contrairement aux matchs précédents, l’avantage numérique qui avait été très peu productif a fonctionné à plein régime, surtout pour les Éperviers.

Les Marquis ont d’ailleurs profité d’un jeu de puissance pour ouvrir la marque sur un tir de Spiro Goulakos sur des passes de Mathieu Brisebois et Christian Ouellet avec à peine 3mn36 d’écoulées. La réplique des locaux n’a cependant pas tardé, notamment grâce à l’indiscipline des Marquis.

En sept minutes, ils ont inscrit quatre buts, dont trois en avantage numérique. David Massé a créé l’égalité à la faveur d’une supériorité numérique à peine 5mn29. Ce fut le début d’une indiscipline coûteuse pour les Marquis.

À mi-chemin de la première, André Bouvet-Morissette a fait sentir son retour au jeu avec un tir vif que n’a pu bloquer Desjardins. Charles-Alexandre Drolet, un joueur appelé en renfort qui avait quatre points en dix matchs, a ensuite fait mouche pour conforter l’avance des locaux à 3-1. Puis, les Sorelois ont profité d’un autre avantage d’un homme pour déjouer Desjardins sur un tir de Kevin Gadoury, avec l’aide de Drolet qui terminera sa soirée avec un but et deux passes.

La deuxième, bien que plus disciplinée, n’a pas souri aux Jonquiérois, incapables de maîtriser la rondelle bondissante. À mi-chemin de la rencontre, David Rose, un autre joueur qui effectuait un retour au jeu, a déjoué Desjardins pour mettre fin à la soirée de travail du cerbère #30. En relève, Raphaël Girard a bien fait, ne concédant rien à leurs hôtes.

En troisième, les Éperviers ont fermé le jeu et les esprits se sont encore une fois échauffés en fin de rencontre.

Rebondir à Jonquière

Pour l’entraîneur-chef des Marquis, la page sur ce mauvais match doit être tournée et il s’attend à ce que ses troupes rebondissent à Jonquière comme ils l’avaient fait lors du match #2. «Ce n’est pas le moment de s’apitoyer sur notre sort ni de jouer les victimes. Le but présentement est de revenir (à Sorel) samedi. Ce sera notre mission vendredi», assure Gratton qui aurait bien aimé l’emporter en territoire adverse pour tenter de clore la série à la maison. Il est confiant que ses troupes sauront se ressaisir devant leurs partisans.

Il s’attend aussi à ce que Desjardins se lève comme au lendemain du match initial où il avait cédé sa place à son collègue Girard. «On l’a retiré parce qu’on voyait qu’on s’en allait nulle part. On lui a donné un repos comme lors du premier match et on a vu comment il a rebondi le lendemain. On s’attend à ce qu’il rebondisse vendredi.»


Marquis

Sanction maintenue pour Paquette

Le comité de discipline de la Ligue nord-américaine de hockey a fait connaître les sanctions officielles décernées aux contrevenants du quatrième match de la série finale qui s’est terminée dans le tumulte samedi soir. Les sanctions ont été publiées sur la page Facebook des deux clubs.

Chez les Marquis, la suspension de deux matchs dont a écopé Danick Paquette a été maintenue. Le #47 a été jugé agresseur dans une bagarre survenue dans les cinq dernières minutes de la rencontre. Du même coup, cette sanction entraîne un match de suspension automatique à l’entraîneur-chef Benoit Gratton.

Marquis

Les Marquis tentent de faire réduire la sanction

Les Marquis de Jonquière tenteront de faire réduire la suspension décernée à leur robuste attaquant Danick Paquette, à la fin du 4e match de la série finale de la Ligue nord-américaine de hockey contre les Éperviers de Sorel-Tracy, samedi, au Palais des sports. Si la sanction est maintenue, le #47 sera absent pour les deux prochains matchs.

Les Marquis sont parvenus à niveler la série 2-2 samedi, à l’issue d’une victoire de 3-2 qui s’est terminée dans le tumulte avec 4,5 secondes à faire. Lors de la mise au jeu, Danick Paquette s’en est pris furieusement à Benjamin Rubin et il a écopé d’une pénalité automatique de deux matchs de suspension tandis que Marc-André Huot, des Éperviers, s’est vu décerner un match automatique de suspension pour avoir mordu le défenseur des Marquis Jonathan Oligny. « On va essayer de faire changer le code pour Paquette », explique le DG des Marquis Marc Boivin. « Le comité de discipline a fait sortir les jurisprudences et ils vont prendre les décisions à partir de cela. On devrait certainement connaître la décision d’ici mardi, car on joue jeudi à Sorel. »

Marquis

Les Marquis égalisent la série dans un gain de 3-2 face aux Éperviers

Cinq minutes pile en deuxième période auront suffi aux Marquis de Jonquière pour marquer trois buts consécutifs dans une victoire de 3-2 aux dépens des Éperviers de Sorel-Tracy, devant une belle foule de 2221 spectateurs réunis samedi au Palais des sports. Grâce à ce gain qui s’est terminé dans le tumulte, les Marquis nivellent la série finale de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), qui prend maintenant la forme d’un 2 de 3.

Le premier vingt a commencé lentement pour les locaux. En dépit de trois avantages numériques, dont un de quatre minutes, les Marquis ont été incapables de s’inscrire au pointage. Heureusement pour eux, le gardien Cédrick Desjardins était sur le qui-vive et il a certainement volé un but au meilleur marqueur sorelois, Étienne Brodeur. Le #93 de Sorel aura toutefois causé du dommage aux Marquis en servant une mise en échec par-derrière au capitaine Alexandre Quesnel. Ce dernier a quitté pour le reste de la rencontre, lui qui a subi une fracture du nez et a reçu 21 points de suture au visage pour des coupures à trois endroits.

En deuxième, les Éperviers ont encore une fois été les premiers à s’inscrire au pointage, sur un tir du revers d’Antoine Houde-Caron qui s’était emparé d’un retour de lancer. Mais les Marquis se sont levés et ont pris le momentum du match. Dans un premier temps, avec 15mn05 à faire, les guerriers de Benoit Gratton ont bourdonné autour du filet de Karel Saint-Laurent et pensaient bien avoir marqué, mais au même moment, le filet a été déplacé. Les officiels ont utilisé la tablette pour revoir la séquence et après plusieurs minutes de délibérations, le but a été refusé.

Ç’a piqué les Jonquiérois au vif.  Jérémie Malouin a repéré le rapide Yannick Riendeau, qui s’était fait oublier en zone neutre. Le meilleur marqueur de la saison a aussitôt décampé pour se jouer habilement de Saint-Laurent et créer l’égalité. Peu après, les Marquis ont non seulement réussi à neutraliser un 5 contre 3 de 1mn31, mais ils ont même réussi à prendre les devants 2-1 en marquant sur un tir de la pointe de Jonathan Oligny, décoché sur la mise au jeu remportée par Francis Verreault-Paul. Une minute 36 plus tard, Danick Paquette, bien posté devant l’enclave, s’est emparé du retour de lancer de Yannick Riendeau pour tripler l’avance des locaux à la faveur d’un jeu de puissance.

En troisième, les Jonquiérois ont imposé leur rythme. Avec un peu plus de cinq minutes à faire dans la rencontre, Cédrick Desjardins a encore une fois brillé en volant un autre but aux Sorelois. Ces derniers ont réussi à réduire l’écart à 3-2 sur un tir d’Étienne Brodeur avec 3mn34 à faire. L’animosité entre les deux clubs était telle qu’avec 4,5 secondes à faire dans le match, une série d’escarmouches ont eu lieu. Après avoir déplacé la mise au jeu de la zone des Éperviers vers celle des Marquis pour finalement revenir à celle de Sorel, les officiels ont réussi à faire la mise au jeu et écouler les dernières secondes.

La série se transporte maintenant à Sorel-Tracy jeudi pour ensuite se poursuivre à Jonquière vendredi et si nécessaire, au Colisée Cardin samedi pour l’ultime match.

Marquis

Les Marquis blanchis 1-0

Malgré les efforts, l’attaque des Marquis de Jonquière a été menottée par la défensive des Éperviers de Sorel-Tracy qui ont réussi à soutirer une victoire de 1-0 devant une foule bruyante de 2638 spectateurs réunis au Colisée Cardin vendredi. Les Sorelois prennent donc les devants 2-1 dans cette série finale 4 de 7.

Les Jonquiérois tenteront de profiter de l’avantage de jouer à la maison et devant leurs partisans pour niveler à nouveau la série, samedi.

Il faudra toutefois que l’attaque des Marquis joue avec plus d’aplomb, car encore vendredi, certains revirements et l’imprécision des passes auraient pu être plus coûteux pour les Jonquiérois, n’eut été le brio du cerbère Cédrick Desjardins. Ce dernier n’a concédé qu’un seul but sur 37 lancers au début de la deuxième période.

«Ça fait deux matchs que Cédrick est incroyable et si on ne l’avait pas eu ce soir, je ne pense pas qu’on aurait été dans le match. Par contre, la bonne nouvelle, c’est qu’on a été dans le match parce que c’était 1-0 du début de la deuxième à la fin de la troisième», a convenu l’entraîneur-chef des Marquis, Benoit Gratton.

La première a été endiablée et, même si elle a été à l’avantage des locaux au chapitre des tirs au but 13-8, le gardien Cédrick Desjardins s’est montré solide, stoppant l’échappée d’Antoine Houde-Caron par suite d’un revirement. Ses coéquipiers ont aussi bien fait en bloquant des tirs.

Dès le début de la deuxième, le prolifique trio des Éperviers -Brodeur/Gadoury/Huot- s’est mis en branle. Étienne Brodeur, encore lui, oublié près de Desjardins, s’est retrouvé en possession de la rondelle. Le #93 a eu le temps de feinter pour finalement déjouer le cerbère jonquiérois et procurer l’avance 1-0 aux siens

Après avoir enfilé l’aiguille, les Sorelois ont resserré encore plus la défensive, rendant plus ardue la tâche de l’attaque jonquiéroise.

«On a eu quelques chances, mais j’ai trouvé qu’on n’avait pas beaucoup lancé au filet. C’est d’ailleurs le message qu’on avait lancé après la deuxième, d’essayer de mettre un peu plus de rondelles au filet et d’être plus présent devant leur filet. Mais quelques fois, on a pris la décision de faire la passe au lieu de lancer. Il va falloir revenir à la base, mettre de rondelles au filet et essayer d’aller chercher la deuxième et la troisième chance de marquer s’il le faut», a commenté Gratton après la rencontre.

«Il faut aussi leur donner le crédit, ils ont joué un bon match à la maison. Ils sont allés chercher le premier but et après, ils se sont refermés défensivement. C’est là que c’est dangereux si nous, on ouvre le jeu. Ils ont eu quelques chances quand on a essayé, avec raison, de forcer les choses. Mais c’est sûr que ça va en prendre plus de la part de tout le monde (samedi) .

«J’espère qu’on va remplir le Palais des sports, parce que samedi passé, ça nous a donné vraiment des ailes et de l’énergie. (Cette énergie) nous a manqué un peu ce soir. J’ai trouvé qu’on était ‘’flat’’ . J’espère qu’on va retrouver cette dose d’énergie qu’on a eue à Jonquière.»

Marquis

Yann Joseph, un incontournable pour les Marquis

En raison d’un manque de disponibilités, l’attaquant Yann Joseph n’a disputé que sept matchs avec les Marquis de Jonquière en saison régulière. Depuis le début des séries éliminatoires, le vétéran de 38 ans est rapidement devenu un incontournable dans l’alignement de la formation jonquiéroise de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH).

Approché par le directeur général des Marquis, Marc Boivin, en début de saison, Yann Joseph ne pouvait accepter un poste régulier. À ce moment, sa conjointe venait notamment de donner naissance à un deuxième enfant et il avait raté toute la saison précédente en raison d’une opération à un genou. Il a donc gardé la forme dans le senior AAA avec Waterloo, tout en disputant sept rencontres avec les Marquis, quand son horaire du temps le lui permettait.

Sports

Les Marquis nivellent la finale

Devant la meilleure foule de la saison au Palais des sports, les Marquis ont offert l’une de leur meilleure performance de l’année, s’imposant 5-4 sur les Éperviers de Sorel pour niveler la série finale de la Ligue nord-américaine de hockey 1-1 à l’issue de la première fin de semaine d’action.

Propulsés par 2070 bruyants spectateurs, les Jonquiérois ont effectivement été beaucoup plus incisifs que la veille dans un revers de 5-1, de la première à la dernière minute. Le spectacle valait pleinement le coût d’entrée. «C’était électrisant comme ambiance. Ça s’est ressenti en partant. Si on peut avoir une foule comme ça pour les autres matchs de la finale, ça va être apprécié. C’est toujours le fun jouer devant une foule aussi endiablée, que ce soit comme joueur ou entraîneur. C’est bon pour la ligue aussi. Vendredi à Sorel, c’était tellement bruyant que j’avais de la misère à donner mes trios et c’était la même chose ce soir. Jusqu’à maintenant, l’ambiance est incroyable dans les deux arénas», a laissé savoir l'entraîneur-chef Benoit Gratton dans son point de presse, évidemment très satisfait de la performance de ses troupiers.

«Je ne sais pas si on a eu de la difficulté à s’ajuster à Sorel après la série face à Thetford, mais j’ai senti que les gars étaient revenus au naturel dans cette deuxième rencontre», a-t-il noté. 

«Tout le monde a eu un match difficile vendredi. On a fait un peu de vidéo et on a montré les choses qu’on avait pas aimées. On a dit les vraies affaires, on s’est parlés et les joueurs ont bien répondu. Tous les joueurs qui étaient dans l’alignement ont contribué d’une certaine façon et c’est comme ça que tu gagnes en séries», a-il rappelé. Du lot, même s’il a obtenu seulement une passe sur la feuille de pointage, Jean-Simon Allard a pleinement mérité sa première étoile.

Marquis

Attendus de pied ferme, les Marquis s’inclinent 5-1

Si les partisans des Marquis espéraient que les Éperviers soient rouillés après près de deux semaines d’inactivité, ce ne fut surtout pas le cas! Les Sorelois ont amorcé la rencontre avec le couteau entre les dents pour s’éclater en troisième avec trois buts en moins de 10 minutes. Les Éperviers l'ont emporté 5-1 devant plus de 2200 spectateurs très bruyants réunis au Colisée Cardin.

« Ils étaient préparés, ils sont venus pour jouer et ils se sont un peu servis de l’émotion de la foule. Il faut leur donner crédit, ils nous ont dominés du début jusqu’à la fin. Ç’a été un mauvais match pour nous », a indiqué l’entraîneur-chef, Benoit Gratton. Fidèle à ses habitudes, le pilote des Marquis souhaite que ses troupes tournent rapidement la page et se concentrent sur le match de samedi soir, à 20h, devant leurs partisans au Palais des sports.

Trop de revirements

Malgré une domination des locaux en première (16-6 dans les tirs au but) grâce à de nombreux revirements, ce sera seulement à la mi-chemin de la première que Kevin Gadoury parviendra à déjouer Cédrick Desjardins. Ennuyé par le trafic devant lui, le cerbère des Marquis a cédé sur un tir dans le haut droit de la lucarne. La réplique des Jonquiérois n’a toutefois pas tardé puisque 46 secondes plus tard, Jean-Simon Allard a mystifié Marc-Antoine Gélinas d’un tir vif du poignet pour niveler la marque.

« En première période, nous avons eu 18 revirements. Ça n’a aucun sens, a convenu Benoit Gratton. Oui, ils ont mis de la pression sur notre défensive et nos attaquants, mais nous avons mieux fait en deuxième. On s’est replacé un peu. Cela dit, on s’attendait à ça. C’est une équipe différente de Thetford et je pense qu’on a eu un peu de difficulté à s’ajuster en première. »

De la pression

En deuxième, les Sorelois ont continué de mettre de la pression et ils ont réussi à reprendre les devants avec 3mn11 à faire sur un tir d’Adam Leblanc-Bourque.

Dans les dix premières minutes de la troisième, les Éperviers ont utilisé leur rapidité pour enfiler trois buts sans réplique. Marc-André Huot a fait mouche avec à peine 1mn17 d’écoulée. Puis, Étienne Brodeur, qui avait déjà deux mentions d’aide, a cloué le cercueil des Jonquiérois avec deux buts en moins de cinq minutes. Ce qui a mis fin à la soirée de travail de Desjardins qui a cédé sa place à Raphaël Girard pour le reste de la rencontre. Desjardins sera de retour devant le filet des Marquis samedi soir.

Benoit Gratton a rappelé que contre Thetford, le premier duel des Marquis avait été leur moins bon match. C’est un peu la même chose qui s’est produite vendredi.

« Il faut qu’ils en gagnent trois autres pour nous battre. À Thetford, on avait joué notre moins bon match lors du premier. On va être meilleurs après ça, c’est certain. Que ça aille bien, que ça aille mal, il faut tourner la page rapidement. Mais c’est sûr que nous avons des ajustements à faire pour samedi. »

+

EN BREF

- L’attaquant Jean-Sébastien Bérubé n’était pas de l’alignement, incommodé par une otite…

- Le supplice de la goutte sur la galerie de presse. Une petite brèche qui avait été colmatée s’est rouverte de sorte qu’avec les importantes précipitations de pluie, ça dégouttait derrière le tabouret. Il fallait garder le dos bien droit…

- Foule extrêmement bruyante dans le Colisée Cardin. Flûtes, éventails/claps, musique, porte-voix, etc. C’est dur pour les tympans! Jonquière a l’air bien timide comparé à cela!