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À court de miracles

Les Marquis de Jonquière ont eu beau avoir du cœur à revendre et tout tenter pour créer l’égalité en fin de rencontre, vendredi, ils se sont inclinés 1-0 face aux 3 L de Rivière-du-Loup, concédant du même coup les honneurs de la série demi-finale 4-2 pour le plus grand bonheur de la majorité des 2812 spectateurs réunis au Centre Premier Tech.

Pour les Louperivois, ce sera un retour en finale depuis 2016, année où ils avaient remporté les grands honneurs de la finale.

Malgré la défaite crève-coeur, l’entraîneur-chef Benoit Gratton s’est dit très fier de ses 18 guerriers qui ont tout donné dans ce sixième match de la série. 

« (Cédrick) Desjardins a été spectaculaire. Il nous a donné une chance jusqu’à la fin, mais on ne lui a pas donné beaucoup d’offensive dans cette série. Par contre, on ne commencera pas à se servir de nos blessés comme excuses comme d’autres (clubs) le feraient. Il faut donner crédit à Rivière-du-Loup, ils ont compétitionné et ils ont joué une bonne série », dit-il en souhaitant bonne chance aux 3 L pour la finale.

« On ne peut pas être plus fiers de cette gang-là dans le vestiaire. Ce sont des vrais, des gars avec du caractère, et ils se sont battus du début à la fin, jusqu’à la dernière seconde. Mais il nous manquait un peu d’énergie dans notre réservoir et je pense que ça a paru pas mal plus ce soir que dans les autres matchs, mais je ne pouvais leur en demander plus. Ils ont donné tout ce qu’ils pouvaient et on ne peut être plus fiers d’eux », a commenté Benoit Gratton qui a bien aimé sa première expérience à la barre des Marquis. Il est intéressé à revenir l’an prochain.

Plus de jus

En première, les jambes étaient lourdes de part et d’autre, ce qui a donné lieu à du jeu laborieux et à de nombreux revirements. Ça s’est animé un peu à mi-chemin de la première, mais après vingt minutes de jeu, le gardien Cédrick Desjardins n’avait rien concédé sur les 12 tirs décochés par les 3 L tandis que Loïc Lacasse avait fait de même sur les neuf lancers des Jonquiérois.

La deuxième a été tout aussi difficile et l’attaque des 3 L n’est parvenue à déjouer Desjardins qu’à la faveur d’un avantage numérique à mi-chemin de la rencontre. Le capitaine Jean-Philip Chabot (1re étoile) a profité d’une passe parfaite de Marc-André Tourigny pour inscrire l’unique but de la rencontre, le seul en six avantages numériques.

En troisième, n’eût été du brio de Desjardins et de ses coéquipiers qui ont puisé au fin fond de leurs ressources, le pointage aurait sans doute pu être plus élevé. Les 3 L ont d’ailleurs raté au moins deux belles occasions de conforter leur avance en troisième, tenant les spectateurs sur le bout de leur siège. Avec moins de 10 minutes à faire, Nicolas Corbeil s’est amené seul devant Desjardins et l’avait même déjoué, mais il a raté un filet béant. Deux minutes plus tard, les Louperivois se sont retrouvés à deux contre un, mais encore une fois, ils se sont heurtés à un Desjardins en pleine possession de ses moyens. Ce dernier aura repoussé 34 des 35 tirs dirigés contre lui, tandis que Lacasse a stoppé les 26 lancers des Jonquiérois. 

Les Marquis ont tout donné dans les huit dernières minutes du match, menaçant à quelques reprises le filet adverse tout en neutralisant des attaques de l’adversaire. Même s’il n’y avait plus de gaz dans le réservoir, les troupes de Benoit Gratton ont bataillé jusqu’à la dernière minute, mais ils étaient tout simplement à court de miracles.

Pas de renfort

Malheureusement, les Marquis ne pouvaient compter sur du renfort pour cet important match. En plus des blessés, des joueurs comme Alex Bourret, Michel Périard et Christopher Guay sont tous entraîneurs dans des équipes qui participent à la Coupe Dodge et n’ont pu se libérer. « Ces joueurs étaient tous des remplaçants pour nous et on ne pouvait leur en vouloir parce que c’était l’entente que nous avions et ils n’étaient malheureusement pas disponibles », a expliqué Benoit Gratton

Pour sa part, le copropriétaire des Marquis, Marc Boivin, était bien sûr déçu d’avoir dû composer avec autant de blessures cette année, « ce qui surtaxe d’autres joueurs ».

Ce dernier compte apporter des changements pour améliorer la situation l’an prochain. « Je pense que nous avions quelques gars moins dédiés à la cause que dans les autres années. Le noyau est encore là, mais à l’avenir, on va prendre des joueurs qui seront à 100 pour cent avec les Marquis. Pour qui les Marquis vont un peu plus passer en premier », pointe celui qui ne veut plus de joueurs priorisant le coaching plutôt que l’équipe.

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Les Marquis font le travail

Pas un seul des 1810 spectateurs présents au Palais des sports n’a regretté le prix de son billet d’entrée, jeudi, alors que les guerriers des Marquis de Jonquière ont vaillamment bataillé pendant 60 minutes pour l’emporter 5-2 contre les 3L de Rivière-du-Loup, et ce, malgré des effectifs réduits. Grâce à cette victoire, les Marquis ont réduit l’écart à 2-3 dans cette série demi-finale.

Avec seulement 18 joueurs dans l’alignement, les locaux ne partaient pas vraiment favoris. Mais il faut toujours se méfier d’une bête acculée au pied du mur et les Marquis l’ont prouvé en trouvant le moyen de rebondir et de faire fi de leurs robustes adversaires.

Après la rencontre, l’entraîneur-chef Benoit Gratton s’est dit nullement surpris de ses protégés. « Honnêtement, je ne suis aucunement surpris. Je l’ai dit par le passé, on a tellement de caractère et de gars qui sont passés par là, qui ont de l’expérience dans les séries et des gars qui sont fiers, surtout. On en a le meilleur exemple ce soir. Avec l’alignement qu’on avait, les gars ont joué du début à la fin. Oui, on a pris des punitions, mais on est restés dans le match. Après leurs et nos buts, on est restés zen. L’émotion, c’est ce qui est dangereux en série. Tu joues sur la ligne et si tu la dépasses un peu, c’est là que tu es déconcentré, que tu fais des erreurs et que tu prends de mauvaises punitions. Ce soir, c’est un des beaux 60 minutes depuis un bout de temps. »

Gratton a aussi apprécié la contribution de tout un chacun. « Avant le match, on disait qu’on avait besoin de la contribution de certains joueurs qui ne comptent pas souvent et c’est ce qu’on a eu. Le trio d’Allard/Oligny/Bastien a joué tout un match. En fait, tout le monde a embarqué. Il n’y avait pas de passager. »

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Les Marquis motivés à rebondir

Même s’ils tirent de l’arrière 3-1 dans la série demi-finale de la Ligue nord-américaine de hockey qui les opposent aux 3L de Rivière-du-Loup, les Marquis de Jonquière sont loin de s’avouer vaincus. D’autant plus qu’ils profiteront de l’avantage de jouer devant leurs partisans, jeudi, au Palais des sports.

Entraîneur-chef de la formation jonquiéroise, Benoit Gratton, sait bien qu’aucune avance n’est insurmontable et les séries des deux dernières années en sont de bons exemples. 

Il reste d’ailleurs un bon noyau de joueurs des séries 2016 où les Marquis tiraient de l’arrière 3-1 en demi-finale contre Sorel. Les carottes semblaient cuites et pourtant, stimulés par l’arrivée de Richard Martel, les Marquis avaient réussi à niveler la série avant de s’incliner, en deuxième prolongation, lors du septième match. Gratton, qui avait lui-même vécu cette folle remontée, entend bien rappeler cette séquence à ses guerriers. « On l’a fait il y a deux ans et on va se servir de cet exemple-là », assure-t-il.

Précédent

Autre exemple : au printemps 2017, Sorel avait réussi ce tour de force, en première ronde des séries contre Rivière-du-Loup. Tirant de l’arrière 3-1, les Éperviers avaient renversé la vapeur pour remporter les trois derniers matchs et accéder à la demi-finale. 

« Ce sera important de jouer le match en équipe et que tout le monde se présente pour livrer une performance comme celle qu’on a faite vendredi dernier à la maison. Cette équipe a encore du caractère et on a des joueurs qui savent ce que ça prend et ce qu’il faut faire pour gagner une série », insiste-t-il. 

« On est conscients qu’on s’est creusé un trou et que ce ne sera pas facile, mais on n’est pas encore morts ! Ça leur prend quatre victoires et on va se battre jusqu’à la fin », martèle-t-il.

« Jeudi, on va prendre un match à la fois, voire une période et même une présence sur la glace à la fois. Ça fait cliché de dire ça, mais c’est vraiment la réalité. La pire erreur qu’on pourrait faire, ce serait de regarder trop loin et d’essayer de gagner trois matchs en une seule soirée, plaide l’entraîneur-chef. Il faudra donc se concentrer uniquement sur le match de jeudi et se concentrer sur ce qu’on peut contrôler. Et la bonne nouvelle, c’est qu’on joue à la maison où on a habituellement du succès ! »

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Les Marquis s'accrochent

Tirant de l’arrière 2-0 dans la série demi-finale contre les 3 L de Rivière-du-Loup, les Marquis de Jonquière ont mis la pédale au plancher jusqu’en toute fin de match pour arracher une victoire de 3-2 devant 2081 spectateurs gonflés à bloc au Palais des sports. Samedi, ils se présenteront donc au Centre Premier Tech revigorés, avec la ferme intention de niveler la série.

Les hommes de Benoit Gratton ont amorcé la rencontre les couteaux entre les dents. Les locaux ont multiplié les tirs et leur intensité a fini par payer. Profitant d’un jeu de puissance, James Desmarais (1re étoile) a battu de vitesse Loïc Lacasse sur une passe parfaite de Hugo Carpentier et d’Alexandre Quesnel pour marquer son premier but dans cette série contre Rivière-du-Loup. Cinq minutes plus tard, les 3 L ont créé l’égalité, eux aussi à la faveur d’un avantage numérique, sur un tir du défenseur Samuel Noreau (son premier depuis le début des séries). Malgré la domination des Jonquiérois au chapitre des tirs (28-7), l’égalité persistait.

Toutefois, à peine 35 secondes après la reprise des hostilités, Nicolas Corbeil a surpris Desjardins sur le premier tir décoché en sa direction. Les Marquis ont bien tenté de niveler la marque, mais Lacasse a fait deux arrêts fumants. Ce n’est qu’avec cinq minutes à faire que le Jeannois Jean-Simon Allard remettra les compteurs à zéro avec son premier des séries avec l’aide de Francis Trudel et James Desmarais.

Desmarais, sur une passe parfaite de Bastien, a poursuivi son bon travail en troisième pour inscrire le but vainqueur, son deuxième du match, avec 51 secondes d’écoulées en troisième. 

Les Marquis ont vraiment tout donné pour préserver leur mince avance et le trio de Desmarais, Allard et Bastien s’est notamment distingué. Avec moins de dix minutes dans le match, David Bastien s’en voudra s’en doute de ne pas avoir saisi la rondelle échappée par Lacasse dans l’enclave, lui laissant un filet grand ouvert, mais heureusement, ça n’aura pas eu d’impact sur l’issue de la rencontre.

Parlant de Lacasse, le cerbère des 3 L a sans doute rêvé de caoutchouc, lui qui a fait face à 53 tirs, tandis que Desjardins en a reçu 20.

Victoire d’équipe

Fier de ses troupes, l’entraîneur-chef Benoit Gratton a salué « cette victoire d’équipe ». 

« Tout le monde nous pensait morts parce que c’était 0-2, souligne Gratton. Si on avait été abattus parce qu’on a perdu le dernier match, on n’aurait pas répondu comme ce soir. »

« On avait dit aux gars avant le match qu’on avait besoin de tout le monde et que certains joueurs devaient lever leur jeu d’un cran et les joueurs ont vraiment répondu à l’appel. Après la première période, on leur a demandé de continuer et d’aller chercher 30 lancers s’il faut. »

« C’est bon pour la confiance même si on recommence à zéro demain. C’est ça (qui est difficile dans) les séries, il ne faut pas que tu sois trop haut ou trop bas. Si on pense que samedi, ils vont nous donner le match sur un plateau, il faut oublier ça. Il faut recommencer à zéro et se ‘‘recrinquer’’. »

Le défi des Jonquiérois sera de retrouver l’intensité de vendredi sur la patinoire adverse samedi. 

« Ce sera notre job à Martin (Gagné) et moi de s’assurer que les gars seront prêts à repartir aussi forts », a conclu l’entraîneur-chef.

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Obligation de résultats

Après avoir échappé les deux premiers duels de la demi-finale de la LNAH face aux 3L de Rivière-du-Loup, les Marquis de Jonquière ont maintenant l’obligation de résultats, à commencer par vendredi soir, devant leurs partisans, au Palais des sports. Deux autres défaites en fin de semaine signifieraient l’élimination des champions en titre de la coupe Vertdure.

« On ne veut pas regarder trop loin. On s’en va chez nous vendredi et on veut se concentrer à gagner ce match-là. On ne peut pas regarder trop loin, ni en arrière non plus », de réagir l’entraîneur-chef Benoit Gratton sur sa vision des choses avec son club en retard 0-2.

« On s’est creusé un trou, mais ce n’est pas vrai qu’on a dit notre dernier mot. S’ils pensent qu’on va leur donner ça sur un tapis rouge, ils se trompent. On a trop de fierté dans ce vestiaire pour que les joueurs abandonnent après deux défaites. J’en suis certain à 100 % », assure Gratton. 

Évidemment, après avoir marqué seulement trois fois dans les deux matchs la semaine dernière, les Marquis devront trouver le moyen de générer plus d’offensive. « Si tu marques seulement un but par match, ça va être difficile de gagner. On veut essayer d’aller chercher 2-3 ou 4 buts, c’est l’objectif à chaque rencontre, mais encore plus important, c’est d’amener plus de rondelles au filet, d’essayer de voiler la vue du gardien et de récupérer des deuxièmes et troisièmes chances. Il n’y a pas de secret. Si le gardien de but ne voit pas la rondelle partir, même si c’est le meilleur au monde, ça va être difficile de faire les arrêts », d’analyser Benoit Gratton, avouant que l’attaque massive, qui n’a produit que deux buts en 17 occasions la semaine dernière, a connu certains ratés. « Surtout avec le nombre de pénalités dans notre ligue, les unités spéciales doivent être au-dessus de 20 % », de convenir l’entraîneur. 

À l’inverse, les joueurs des Marquis se sont retrouvés 19 fois au cachot, dont 14 fois dimanche, à Edmunston, ce qui a mené à cinq buts des 3L. 

« C’est drôle parce qu’ils ont eu autant de pénalités. Tout le monde dit qu’on a été indisciplinés, mais je pense qu’ils l’ont été autant que nous. C’est seulement qu’on a été moins opportunistes en attaque massive. C’est sûr qu’on ne peut pas entrer dans ce jeu-là et la discipline était le mot d’ordre avant le match. Avec l’intensité et l’émotion, je crois qu’on a joué frustrés et ce sont eux qui ont gagné cette guerre-là, si on veut », de concéder Benoit Gratton. Toutefois, en fin de semaine, le « maître » pour déranger, Maxime Villemaire, sera absent, lui qui sera suspendu pour être entré en contact avec le gardien Cédric Desjardins. 

« Si tu les laisses tranquilles ces joueurs-là, souvent ce sont eux qui vont punir leur équipe en écopant de mauvaises pénalités. Ça va être important de garder notre sang-froid », d’insister l’entraîneur jonquiérois. 

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Les Marquis tirent de l'arrière 2-0

L’air du Nouveau-Brunswick et la qualité du nouveau Centre Jean-Daigle d’Edmundston n’ont pas souri aux Marquis de Jonquière qui se sont inclinés 5-1 face aux 3L de Rivière-du-Loup, dimanche après-midi, devant une salle comble de 2800 spectateurs. La troupe de Benoit Gratton, qui tire maintenant de l’arrière 2-0 dans cette série demi-finale 4 de 7, devra trouver un moyen de renverser la vapeur en fin de semaine prochaine, et ce, malgré des effectifs décimés.

Pourtant, l’organisation jonquiéroise avait pris tous les moyens pour faire en sorte que ses troupes se présentent au meilleur de leur forme puisque l’équipe a voyagé samedi et couché à Edmundston, mais ce ne fut pas suffisant. Encore une fois, le duel contre Rivière-du-Loup a été tumultueux, comme en témoignent les 104 minutes de punitions décernées aux Marquis et les 97 autres aux 3L. 

Comme vendredi, les Marquis ont bien amorcé la rencontre, Hugo Carpentier déjouant Loïc Lacasse à la faveur d’un jeu de puissance avec à peine quatre minutes écoulées dans la rencontre. Mais le rapide Marc-André D’amour a été en mesure de niveler la marque avant la fin du premier vingt. C’est toutefois à mi-chemin du match que les 3L ont fait mal aux Marquis, alors qu’ils ont inscrit deux buts en 16 secondes, le premier par Dominic Léveillé en avantage numérique et le second par le meilleur buteur et le meilleur pointeur du circuit, Marc-André Tourigny. Ce dernier récidivera dès le début de la troisième sur un jeu de puissance, tandis que le détestable Maxime Villemaire fera de même pour clore la rencontre.

L’attaque des Marquis a été limitée à 7 et 8 tirs par rencontre. Loïc Lacasse a fait face à 23 lancers.

Indiscipline

Même si le travail des officiels a encore une fois fait tiquer bien des partisans des Marquis, l’entraîneur-chef Benoit Gratton estime que les officiels ne sont pas à blâmer dans cette amère défaite. « Ç’a été un match qui s’est joué quand ils ont marqué leurs deux buts coup sur coup, résume-t-il. Ç’a été difficile de revenir par la suite. » 

L’indiscipline (et la frustration) aidant, le nombre de joueurs disponibles sur le banc des Marquis a d’ailleurs rétréci au fur et à mesure que le match progressait. « C’est l’histoire de notre saison, mais on essaie de rester positif et de se concentrer pour gagner notre match à la maison vendredi », résume le pilote des Marquis, qui s’attend à ce que ses hommes fassent preuve de plus de discipline. « Ce sera le mot d’ordre. Mais l’autre club aussi a été indiscipliné, fait-il valoir. Ç’a été un match comme ça. Ça arrive de temps en temps. Il y a de l’intensité et de l’émotion des deux côtés et ç’a comme explosé aujourd’hui. Mais effectivement, avec l’alignement qu’on a, on ne peut se permettre de tomber dans l’indiscipline. C’est se tirer dans le pied. » 

D’ailleurs, les Marquis devront se passer de Luis Tremblay au moins pour le match de vendredi puisqu’il a été jugé agresseur dans son altercation avec Villemaire. Parlant de Villemaire, il a accroché le gardien Cédrick Desjardins en première et aurait pu être plus sévèrement puni, mais ce ne fut pas le cas. Desjardins, en plus de faire face à 42 tirs, a été bousculé à une autre reprise durant la rencontre.

Les Marquis croiseront le fer avec les 3L à nouveau vendredi, au Palais des sports, en espérant que le vendredi 13 leur portera bonheur...

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Défaite crève-coeur des Marquis

À l’instar de la série quart de finale contre Saint-Georges, les Marquis de Jonquière ont concédé le premier affrontement aux 3 L de Rivière-du-Loup en s’inclinant 3-2 devant plus de 1700 spectateurs, dont plusieurs partisans ont manifesté leur colère face au travail des arbitres surtout en fin de rencontre. Malgré cette défaite crève-coeur, il est clair que les Jonquiérois ont l’intention de rebondir lors du deuxième match, dimanche, à Edmundston.

L’entraîneur Benoit Gratton avait prédit une série rude et intense contre Rivière-du-Loup et c’est ce qui s’est produit vendredi au Palais des sports. L’émotivité a atteint son paroxysme avec environ 3mn30 à faire dans la rencontre. Choqués par le travail des officiels, des partisans ont lancé des objets sur la patinoire, dont une poubelle bien remplie. Les dernières secondes ont été tumultueuses et il était temps que ça finisse !

Bon départ

Les Marquis ont pourtant amorcé la rencontre en force pour prendre les devants 2-0 avec moins de cinq minutes à faire en première. Vincent Richer a mis à profit le seul avantage numérique des locaux pour tromper la vigilance de Loïc Lacasse sur des passes de James Desmarais et de David Bastien. Les Marquis ont bourdonné dans la zone adverse tant et si bien que Bastien a finalement pris de vitesse Lacasse pour doubler l’avance des Jonquiétrois avec 4mn30 au tableau. Mais au grand dam des partisans, les Marquis ont écopé de deux pénalités consécutives. Le gros trio des 3 L n’a pas manqué sa chance sur la première infraction et le rapide Marc-Olivier D’Amour a eu le meilleur sur Cédrick Desjardins. Évidemment, les partisans ont fait savoir leur mécontentement aux officiels en scandant les slogans habituels avec entrain.

En deuxième, malgré une domination des Jonquiérois au chapitre des tirs au but (16-8), les visiteurs ont créé l’égalité par l’entremise de Jean-Philip Chabot, quelques secondes après la fin d’une pénalité aux Marquis. Puis, en troisième, l’imposant Kéven Veilleux s’est retrouvé aux côtés du petit Gabryel Paquin-Boudreau lors d’une mise au jeu et le 23 l’a visiblement irrité. Une escarmouche a ensuite éclaté près du banc des locaux et deux joueurs de chaque formation ont été chassés sur la séquence. Peu après, Alex Bourret a toutefois écopé d’un quatre minutes pour bâton trop élevé et les Marquis se sont retrouvé à court d’un homme pendant encore 2mn36. Malheureusement, Veilleux a réussi à loger la rondelle derrière Desjardins avec cinq secondes à égrener à la pénalité pour permettre aux siens de prendre les devants pour la première fois dans le match. Avec moins de dix minutes à jouer, l’intensité et la robustesse ont monté d’un cran. Avec 3mn19 à faire dans la rencontre, Hugo Carpentier a servi une rude mise en échec à Veilleux qui a fait éclater la baie vitrée. Veilleux a retraité au vestiaire, semblant blessé au poignet droit et ayant subi des coupures d’éclats de verre. Il s’en tire avec des points de suture.

Pas de panique

En point de presse, Benoit Gratton assure qu’il n’y a pas de quoi paniquer et qu’il profitera de l’entraînement de samedi pour apporter les ajustements requis.

« Ç’a été un match avec beaucoup d’émotion où chaque équipe n’a pas laissé beaucoup d’espace à l’adversaire. Des deux côtés, il y a eu des moments forts et d’autres moins forts. Il n’y a pas vraiment eu de momentum, sauf peut-être en deuxième où je pense qu’on a dominé l’autre équipe durant le premier dix minutes, mais après, l’avantage numérique de quatre minutes a fait la différence. C’est dommage, car on avait quand même bien joué pour contrer l’avantage numérique et ils ont marqué alors qu’il restait cinq secondes. On n’a pas été opportunistes sur l’avantage numérique et je pense que le match s’est joué sur les unités spéciales.

« Dans ce vestiaire, il y a plusieurs joueurs qui ont gagné (la coupe). En première ronde, nous avions perdu le premier match. J’ai gardé la même approche dans cette série que celle contre Saint-Georges. Je m’attends à une série qui ira en six ou en sept matchs. On va regarder les vidéos ce soir et samedi, nous aurons un bon entraînement et on repart à zéro dimanche. » Déjà éprouvés par les blessures pendant une bonne partie de la saison, les Marquis ont perdu les services de Philippe Paradis pour dimanche. « On a jonglé avec les trios et les paires de défenseurs toute l’année. Ça ne change rien présentement. On reste positif et j’ai bien confiance aux joueurs qui seront présents. »

Quant au travail des arbitres, l’entraîneur-chef s’est limité à dire qu’il a eu l’impression qu’il n’y avait plus de règlements dans les cinq dernières minutes de jeu, à tel point qu’il s’est inquiété pour la sécurité des joueurs de part et d’autre. 

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Premier choc face à Rivière-du-Loup

Les Marquis de Jonquière devront avoir à l’œil le premier trio des 3L de Rivière-du-Loup, durant la demi-finale de la Ligue nord-américaine de hockey qui se mettra en branle vendredi soir, au Palais des sports.

Aussi invraisemblable que ça puisse paraître, les Marquis et les 3L n’ont jamais croisé le fer en séries. En fait, ils se sont affrontés deux fois en 2010 alors qu’un tournoi à la ronde faisait office de première ronde et que la formation de Rivière-du-Loup s’appelait le CIMT... Les deux équipes ont remporté quatre victoires en saison régulière. 

Le trio de Marc-André Tourigny, Marc-Olivier D’Amour et Keven Veilleux a fait la pluie et le beau temps cette saison, cumulant pas moins de 169 points. Au premier tour, dans la victoire des siens en sept, Tourigny a mené la charge avec 11 points. « Ils ont quand même été constants. Ils n’ont pas eu de passe plus difficile. Ce sera vraiment une ligne à surveiller. Le plan de match sera axé sur ce trio. C’est certain qu’on devra bien jouer en équipe contre tous leurs trios, mais particulièrement contre celui-là. On devra être concentrés et prêts à les affronter », de faire valoir l’entraîneur-chef des Marquis, Benoît Gratton.

« Ils ont d’autres joueurs qui peuvent contribuer. Tu regardes des gars comme Dominic Léveillé, Nicolas Corbeil et Maxime Villemaire qui sont aussi capables de la mettre dedans. Je m’attends à une longue série. C’est l’approche qu’on a comme on l’a fait contre Saint-Georges. Il y a tellement de parité qu’on ne peut pas penser que ce sera facile », de soulever Benoît Gratton. Ce dernier est toutefois convaincu d’une chose, le défi est à la mesure du talent dans son vestiaire, si ses troupiers font les choses de la bonne manière.  

« C’est un peu ce que je vais dire aux joueurs demain. À l’entraînement la semaine dernière, ç’a été le même discours. Si on est capables d’amener la même pression autour du filet adverse, comme on l’a fait contre Russo, je pense qu’on va avoir du succès. Rivière-du-Loup a une grosse défensive et leurs défenseurs ont joué physique face à Thetford. Ils ne nous laisseront pas vraiment d’espace en zone offensive. On va devoir payer le prix et aller se mettre la face où ça fait mal. Il n’y a pas de secret en séries, tu dois aller devant le filet pour aller chercher les deuxièmes chances. Je suis confiant qu’on va obtenir notre part de chances si on joue de la même façon qu’on l’a fait face à Saint-Georges », d’estimer Benoît Gratton. 

« On ne pourra pas se permettre de faire d’erreurs en zone neutre ou des revirements, parce que comparativement à Saint-Georges, la rondelle va se retrouver plus rapidement dans notre but », rappelle l’entraîneur-chef.

Bilan des blessés

Alexandre Quesnel, qui a raté la première ronde, participera à la période d’échauffement avant la première rencontre. Si son retour n’est pas pour vendredi, l’attaquant réintégrera l’alignement pendant la série. « C’est 100 % sûr qu’il va être là dans la série. Je ne peux juste pas dire quand », d’annoncer Gratton. Dans le cas de Stefan Chaput, sur la touche depuis plusieurs semaines, les prévisions sont moins optimistes. « On espère le revoir, mais présentement, on doit se concentrer sur les joueurs qu’on a », de laisser tomber l’entraîneur des Marquis. 

Fait à noter, la deuxième rencontre de dimanche ne sera pas disputée à Rivière-du-Loup, mais plutôt à Edmundston.

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Début de la demi-finale le 6 avril

Les Marquis de Jonquière disputeront le premier match de leur série contre le 3L de Rivière-du-Loup le 6 avril prochain, au Palais des sports, a fait savoir le copropriétaire des Marquis, Marc Boivin. Jonquière renouera avec ses partisans le vendredi 13 avril. Si nécessaire, les parties suivantes, à domicile, auront lieu le jeudi 19 avril et dimanche après-midi le 22 avril.

Joint au téléphone, Marc Boivin affirme s’attendre à une longue et difficile série contre les 3L. 

« Il n’y a rien de facile dans les séries. Ils ont une bonne équipe et tout le monde devra s’impliquer, estime-t-il. Leur fiche en saison régulière (19-14-3) ne reflète pas la qualité de leur équipe. Ils ont eu une mauvaise passe à un certain moment, mais ils se sont replacés depuis. »

Les 3L a eu le meilleur en sept rencontres dans sa série contre l’Assurancia de Thetford. Rappelons que les Marquis de Jonquière ont eu besoin de six duels pour venir à bout du Cool FM de Saint-Georges.

Billetterie

Les billets seront en vente à compter du 4 avril, de 14h à 19h, de même que le 5 avril à la même heure, au Palais des sports.

Sports

«C’est sûr qu’on veut garder Trois-Rivières»

TROIS-RIVIÈRES — Après plusieurs années difficiles d’affilée, la Ligue nord-américaine de hockey pourrait disparaître du capricieux et contingenté marché de la Mauricie la saison prochaine.

Les Draveurs d’Étienne Boileau, derniers au classement général, ont rendu les armes en première ronde des séries après avoir vendu chèrement leur peau devant les champions du calendrier régulier, les Éperviers de Sorel-Tracy.