L’entraîneuse Marlène Picard (centre) a accepté de nouveaux défis dans la métropole. Elle est ici accompagnée de Pascale Pilote Harvey (gauche) et d’Alexandra Gagnon (droite).

Marlène Picard relève un nouveau défi dans la métropole

Pilier du patinage artistique au Saguenay et synonyme de dévouement et de persévérance, l’entraîneuse Marlène Picard évolue désormais à Montréal. Un départ qui coïncide avec celui de sa protégée, la patineuse Mélaurie Boivin, qui elle aussi a migré vers la métropole où elle poursuit son entraînement. Ironie du sort, celle qui a tant couvé sa protégée se voit suivie par celle-ci.

Installée depuis mars 2018, la dame qui fut derrière l’implantation du programme sport-études de patinage artistique de l’Odyssée Lafontaine/Dominique-Racine dirige dorénavant les couples canadiens dans l’entraînement de sauts, au calibre international. Elle affirme, en entretien téléphonique avec Le Quotidien, que cette page ne fut pas nécessairement facile à tourner. À la fois les défis qui l’attendent et aussi l’assurance que les entraîneuses qu’elle a formées reprennent le flambeau l’ont convaincue de suivre son conjoint, qui s’est vu offrir une opportunité sur la grande île. Le destin a bien fignolé la suite des choses : Marlène Picard pourra suivre de près, comme elle l’a toujours fait, l’évolution de Mélaurie Boivin et quitte l’esprit tranquille en laissant à Paméla Morin et Martine Desbiens l’accompagnement des espoirs régionaux. Ces dernières œuvraient déjà au sein du programme pédagogique sportif depuis près de 15 ans.

Dorénavant entraîneuse au complexe sportif St-Léonard, celle qui accumule une feuille de route de près de 30 ans en patinage artistique affirme avoir toujours prévu un éventuel départ.

« Un important aspect de mon travail consiste à donner de l’autonomie aux jeunes. J’ai toujours préparé en quelque sorte ma sortie, que ce soit pour assurer une certaine relève au niveau de l’entraînement ou une éventuelle retraite », précise celle qui est également consultante-conseil auprès de Patinage Québec. Elle affirme au passage que l’ensemble des élèves athlètes a vécu la transition de façon harmonieuse, notamment en raison de la solidité du noyau d’entraîneuses.

La dame qui fut le mentor de nombreux athlètes, patineurs et patineuses conclut qu’il y a beaucoup de positif, à la fois pour elle, mais aussi l’équipe du programme sport-études de patinage artistique de l’établissement saguenéen.

« J’ai accepté un défi qui me conforte dans mon créneau, et qui par la bande en procure un autre aux entraîneuses et patineuses », s’enthousiasme Marlène Picard, à la fois émue et emballée.