L'ancien entraîneur du Blizzard du Séminaire Saint-François, Bryan Lizotte, qui a travaillé comme adjoint à Mario Pouliot à Bathurst ces deux dernières saisons, serait un choix logique pour succéder à son ancien patron, qui a été nommé dg et entraîneur-chef à Rouyn-Noranda, jeudi.

Mario Pouliot passe du Titan aux Huskies

Après avoir mené le Titan d’Acadie-Bathurst à la conquête de la Coupe Memorial, Mario Pouliot a été nommé, jeudi, à la double fonction d’entraîneur-chef et directeur général des Huskies de Rouyn-Noranda. Ce transfert devrait avoir une incidence sur l’avenir de son adjoint Bryan Lizotte, qui pourrait fort bien le remplacer derrière le banc du club du Nouveau-Brunswick.

Pouliot succède ainsi à Gilles Bouchard, qui a récemment quitté l’équipe de l’Abitibi pour devenir entraîneur adjoint du Crunch de Syracuse, le club-école du Lightning de Tampa Bay.

Il s’agit d’un retour à Rouyn-Noranda pour l’homme de hockey de 54 ans, puisqu’il avait été l’adjoint d’André Tourigny à deux reprises, dont la seconde fois avant d’aboutir à Bathurst, où il menait la barque du Titan depuis les quatre dernières saisons. Pouliot sera à la barre de sa troisième équipe dans la LHJMQ, après Baie-Comeau et Bathurst.

«Je suis vraiment content pour Mario, c’est un choix logique. Il a été l’adjoint à André Tourigny deux fois, il était aussi son dg adjoint, son fils a déjà été dépisteur-chef là-bas, il méritait pleinement d’avoir de l’avancement dans sa carrière», a souligné Lizotte, l’ancien entraîneur-chef du Blizzard du Séminaire Saint-François qui travaillait avec lui depuis les deux dernières saisons.

Lizotte espère avoir été à la bonne école en compagnie de Pouliot. «Ça fait toujours du bien de retourner comme adjoint après avoir été en chef. Mario en est un exemple parfait. J’ai passé deux belles saisons avec lui», a noté l’homme de hockey de Québec.

Choix logique

Lizotte ne voulait pas parler de son avenir immédiat, se limitant à dire qu’il avait discuté avec Sylvain Couturier, le dg du Titan. Mais il ne faudrait pas s’étonner d’apprendre bientôt sa nomination au poste d’entraîneur-chef de cette formation qui amorcera une phase de reconstruction après avoir remporté la Coupe Memorial pour la première fois de son histoire.

«Bryan est rendu là, c’est à lui de décider. Si ça l’intéresse, il serait un choix logique. Ce fut un privilège de l’avoir comme adjoint, c’est un coach dans l’âme, il a confiance en lui, il est respecteux et loyal. Il avait ma pleine confiance derrière le banc», a indiqué Pouliot en entrevue avec Le Soleil, jeudi.

«On jasait souvent, lui et moi, et je lui répétais qu’il était sur le point d’avoir sa chance, qu’il devait juste être patient», a ajouté Pouliot. «Je lui souhaite d’être le prochain entraîneur-chef du Titan.»

Les choses ont déboulé rapidement dans son cas. Mardi, les Huskies demandaient la permission au Titan de parler à Pouliot, mercredi il arrivait en Abitibi et jeudi, on finalisait l’entente de quatre ans.

«Je reviens dans une organisation que je connais bien, je m’y sens comme si j’étais chez moi. Je connais la culture, le désir de vaincre, l’éthique de travail. Je ne pouvais pas demander un meilleur scénario et je suis flatté que les Huskies aient pensé à moi. Je n’ai pas posé ma candidature, ils ont fait les démarches pour me parler. Je remercie aussi Sylvain de son ouverture.

«Je suis quand même triste de partir de Bathurst, où on est passé du bas du classement jusqu’à porter la Coupe dans nos mains en l’espace de quatre ans. Je quitte avec la satisfaction du devoir accompli et je ne suis pas inquiet pour leur avenir.»