La Dolmissoise Marie Besson a subi une blessure majeure à une épaule lors des Jeux panaméricains. Elle a décidé de prendre sa retraite pour se consacrer à ses études universitaires en enseignement scolaire au primaire.

Marie Besson renonce aux Jeux et au judo

Une blessure majeure à une épaule a incité la Dolmissoise Marie Besson à prendre sa retraite du judo. L’athlète de 21 ans, qui s’est initiée à cet art martial à l’âge de 8 ans, a subi une fracture à l’épaule en plus d’une déchirure d’un tendon le 8 août, lors des Jeux panaméricains tenus à Lima, au Pérou.

« Il aurait fallu que je subisse une grosse opération et je n’aurais pas pu faire de judo ni de compétitions pendant un an. Ç’a en quelque sorte gâché mes plans puisque je voulais me qualifier pour les Jeux olympiques (de Tokyo, en 2020) », confirme celle qui a donc décidé de quitter les tatamis pour les bancs d’école. Une décision difficile, mais Marie Besson est sereine.

La Jeannoise a en effet décidé d’amorcer ses études universitaires en enseignement du primaire scolaire à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). « Comme il fallait être à temps plein et qu’il y a beaucoup de stages, je n’aurais pas pu partir en compétition durant les sessions. J’ai pris ma décision assez rapidement. Je ne peux pas faire de judo, mais je continue de faire des exercices de physio pour mon épaule et je continue à faire du sport parce que j’en ai toujours fait toute ma vie », a indiqué la Dolmissoise en entrevue téléphonique.

Elle songe à se faire opérer l’été prochain, afin de pouvoir au moins faire du judo pour le plaisir. « Oui, je trouve ça dur parce que je passe d’un extrême à l’autre », confirme celle qui s’entraînait six fois semaine, parfois deux fois par jour. « Souvent, quand les gens prennent leur retraite, ils font des plans à l’avance. Moi, j’avais un plan qui était de commencer l’université, mais c’est arrivé plus vite que je le pensais. Mais je suis quand même bien adaptée parce que j’aime beaucoup mon programme à l’université », assure-t-elle.

Renoncer aux Jeux

Comme tout athlète de haut niveau, Marie Besson visait une participation aux Jeux olympiques. Dans son cas, elle souhaitait se qualifier pour les Jeux de Tokyo 2020. Ceux de 2024 à Paris ne faisaient pas partie de ses plans. « Ça fait tellement longtemps que je m’entraîne à un niveau élevé, je ne pourrais pas faire ça encore jusqu’à 26 ans. Il y a aussi le fait que ça mettrait ma vie comme en suspens. Un jour, il faut tomber dans la vraie vie. Il y avait aussi le fait que je ne pouvais pas m’imaginer faire juste du judo. J’ai toujours fait les deux en même temps, judo et études. Je n’aurais pas eu l’impression d’avancer dans ma vie hors du judo si ça avait été le cas. »

Sentiment de fierté

Championne canadienne à maintes reprises, parfois à la fois chez les juniors et les seniors, Marie Besson est évidemment fière de ses accomplissements. « Je suis surtout fière de mes médailles remportées aux Coupes d’Europe et aux panaméricains seniors. Je suis aussi contente d’avoir eu la chance de me battre dans un tournoi du Grand Chelem au Japon. J’ai donc pu goûter à un calibre de compétition du plus haut niveau », souligne la jeune femme qui a aussi apprécié la découverte des pays et leur culture au cours de ses compétitions à travers le monde.

Enfin, Marie risque de suivre les traces de son paternel, Larry. Directeur d’école, M. Besson a enseigné le judo au club Albatros à Dolbeau-Mistassini. Or, sa fille aimerait bien enseigner le judo plus tard.