Marianne St-Gelais transmet sa passion

Marianne St-Gelais a eu beau connaître un printemps des plus mouvementés, l’athlète olympique a visiblement retrouvé tout son éclat. La Félicinoise est de passage dans la région pour une mini-tournée dans des écoles et des clubs de patinage de vitesse. Mardi, à Saguenay, la pétillante blondinette était rayonnante peu avant de sauter sur la glace pour rencontrer les jeunes du club Les Comètes de Chicoutimi.

Après un printemps mouvementé où elle a annoncé sa retraite après plus d’une décennie en patinage de vitesse courte piste, doublée d’une rupture amoureuse avec Charles Hamelin, la colorée Marianne s’assume plus que jamais. « J’ai une couleur et une saveur que je ne veux surtout pas perdre. J’ai toujours fait ma vie et ma carrière en étant l’exception et je vais continuer de l’être », soutient-elle en entrevue. Et tant pis pour les gens qui n’aiment pas sa manière d’être, elle préfère rester elle-même plutôt que de faire semblant.

D’ailleurs, la jeune retraitée de 28 ans a déjà amorcé sa carrière dans les communications. Les téléspectateurs pourront la revoir comme chroniqueuse à l’émission Entrée principale, diffusée sur les ondes de Radio-Canada, mais aussi à d’autres émissions où elle est invitée à exprimer ses points de vue. « J’ai été confirmée pour l’automne à Entrée principale. J’y fais des chroniques axées sur le sport, le bien-être, les saines habitudes de vie. J’ai aussi beaucoup de demandes pour faire des émissions comme invitée sur les plateaux de discussions (comme Deux filles le matin). Maintenant, on veut avoir l’expertise de Marianne, sa façon de penser », explique la volubile athlète.

« C’est agréable parce que ça reste dans le cadre sportif que j’aime, tout en me sortant de la performance et de mon “background” olympique. On parle de sujets qui me touchent, comme la place des parents dans le sport par exemple. Pour moi, ce n’est pas difficile parce que ce sont vraiment mes opinions. Je ne me fais pas mettre de mots dans la bouche. J’ai vraiment une façon de voir les choses et ça ne me gêne pas de le dire, même si ça se peut que ça ne fasse pas l’unanimité », exprime-t-elle avec conviction.

Pour l’instant, pas question de retourner sur les bancs d’école. « Actuellement, j’apprends plus en faisant du terrain que sur un banc d’école. Et à l’école, ils vont vouloir me cadrer et je ne veux pas ça. Par contre, si je voulais faire de la chronique pour le reste de ma vie, j’irais me perfectionner. Mais ça restera toujours à la façon Marianne ! », lance-t-elle en riant.

Marianne St-Gelais

Pas de regrets
Même si elle est resplendissante, Marianne confie qu’elle travaille encore à retrouver son équilibre. « Tranquillement pas vite, je vais mieux. Je dirais que j’ai des pots qui sont (remplis) à 5 (sur 10), image-t-elle. Depuis le début de l’été, j’avais l’impression d’avoir des pots à zéro et d’autres à 10 et ça oscillait dans les deux extrêmes. Présentement, ça se stabilise. »

La Félicinoise a bien sûr continué de fréquenter ses coéquipières et amies, mais sans remettre les pieds à l’aréna Maurice-Richard cependant. « Je voulais laisser passer l’été, me donner du temps et laisser du temps à tout le monde. Car en plus de ma retraite, il y avait aussi Charles et moi qui étions ensemble et on dirait que je voulais laisser les bases se reconstruire avec les nouvelles équipes, laisser les changements s’installer. »

La jeune femme assure qu’elle n’a pas de remords, juste « de petits pincements de temps en temps. Mais ça ne me fait pas assez mal pour remettre mes décisions en question. Ce sont plus de petites choses qui vont manquer. » Comme l’adrénaline des compétitions par exemple. « Je reste une fille de compétitions. J’ai adoré ça ! », avoue-t-elle.

Cela dit, pas question de rechausser les patins pour un retour. « La porte est définitivement fermée à un retour en compétition ou comme entraîneuse sur une équipe nationale, tranche-t-elle. Je vais donner de mon temps, mais je ne sais pas encore de quelle manière. Je ne veux rien précipiter. Je veux prendre le temps de trouver de quelle façon je peux apporter quelque chose à mon sport. »

Projet-pilote
Sa mini-tournée dans les clubs de patinage de vitesse de la région est une initiative de la Fédération de patinage de vitesse du Québec. L’expérience plaît à l’énergique jeune femme. « Avant, je n’avais pas le temps. Septembre, pour moi, ça rimait avec les Essais nationaux qui sont dans deux semaines. Ce n’était donc pas possible de faire ce type de projet. Mais c’est cool ! C’est un projet pilote et on va voir la réponse des gens. Je pense que ça pourrait être intéressant de le refaire dans le futur. »

Jeune retraitée du patinage de vitesse courte piste, la Félicinoise Marianne St-Gelais se prêt avec bonheur à une mini-tournée dans les clubs de patinage de vitesse de la région (ici avec les Comètes de Chicoutimi, au Centre Marc-Gagnon) et dans deux écoles de Saint-Félicien.

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EN BREF

• Après l’annonce de sa rupture avec Charles Hamelin, plusieurs soupirants ont offert leur coeur à la blonde Félicinoise, notamment via Facebook. Est-ce que le nombre de propositions est encore aussi intense? Moins depuis qu’elle a un nouvel amoureux prénommé Christopher, rétorque Marianne en riant. Et pas question de dévoiler le nom de famille de l’heureux élu pour justement garder un peu de vie privée. Marianne se limite à dire qu’il ne vient pas du monde du patinage de vitesse...

• La dynastie des « Bleuettes » sur l’équipe nationale courte piste est quasi révolue. Après Caroline Truchon (Chicoutimi), Marie-Ève Drolet (Laterrière) et plus récemment Joanie Gervais (Jonquière) et Marianne (Saint-Félicien), voilà que Valérie Maltais (La Baie) a fait le saut en longue piste. De la région, il ne reste actuellement que Kasandra Bradette (Saint-Félicien) et Samuel Girard (Ferland-Boilleau) sur l’équipe nationale régulière. Mais ne soyez pas inquiet, il y a de la relève en préparation...

• Depuis qu’elle a pris sa retraite du patinage de vitesse, Marianne se tient en forme en s’adonnant au CrossFit. Un sport pratiqué à haut niveau par sa soeur cadette Catherine qui est d’ailleurs de retour dans la région...

• La tournée de Marianne se poursuit mercredi au Lac-Saint-Jean. En matinée, elle prononcera une conférence d’une heure à Saint-Félicien, soit à l’école Hébert et à l’école Carrefour étudiant. En soirée, à compter de 18 h à 20 h, elle patinera en compagnie de jeunes de son club d’origine, les Éclairs de Saint-Félicien, ainsi qu’avec tous ceux et celles qui désirent en profiter pour la côtoyer...

• Marianne a réitéré son désir de revenir un jour dans la région. « Mon après-carrière va se bâtir à Montréal. Est-ce que ça va durer deux ans ou six ans, je n’en est aucune idée. Mais ma région m’interpelle »... 

• Même si elle devrait être habituée aux bouchons de circulation sur les routes montréalaises, Marianne est arrivée en retard pour les entrevues avec les médias au Saguenay... en raison du trafic de Chicoutimi ! Rien de comparable avec Montréal, mais assez pour qu’elle s’avoue gênée de ce retard...