Jonathan Marchessault en a profité pour signer des autographes avant d’attaquer le parcours du club Royal Québec.

Marchessault, heureux pour son ami Chiasson

Au début de la finale entre les Capitals de Washington et les Golden Knights de Las Vegas, Alex Chiasson et Jonathan Marchessault avaient échangé quelques mots en sachant que la Coupe Stanley viendrait faire un tour dans la région, cet été. Il ne restait qu’à savoir lequel des deux amis en serait l’hôte!

Jeudi, l’un prenait part au tournoi de golf de l’autre, au club Royal Québec. Tout signe de rivalité était disparu, que du bonheur à l’idée de se revoir en terrain neutre.

«Alex et moi, on s’était parlé au début de la série. On aurait aimé être dans la même équipe, et on savait que l’un de nous deux serait heureux et que l’autre le serait un peu moins. Je suis vraiment content pour lui… mais je suis quand même heureux parce qu’il y a de la satisfaction à tirer dans notre défaite», indiquait l’hôte du Marchessault Open en accueillant ses invités du jour pour l’événement qui se tenait au profit de la Fondation Le Petit Blanchon, qui vient en aide aux enfants vulnérables et polytraumatisés.

Il se réjouissait de la réponse de ses amis pour l’événement auquel sa femme, son frère, son parrain et sa belle-famille, entre autres, ont mis la main à la pâte. Parmi de nombreuses personnalités sportives et du monde des affaires de la région de Québec, plusieurs joueurs de la LNH, actifs et retraités, avaient répondu à l’invitation. Chiasson y était, bien sûr, mais aussi les David Perron (St. Louis), Jonathan Huberdeau (Floride), Yanni Gourde et Louis Domingue (Tampa Bay), Marc-Édouard Vlasic (San Jose), Mark Barberio (Colorado), Thomas Chabot (Ottawa), Patrick Roy (Remparts) et Simon Gagné.

Accomplissement unique

Si Chiasson a trempé ses lèvres dans le saint Graal du hockey, Marchessault a vécu une saison du tonnerre avec la nouvelle équipe de la LNH, ce qui lui a valu une prolongation de contrat de six ans en cours de route.

«On a accompli quelque chose d’unique, je crois», disait-il à propos de la participation du club de l’expansion à la finale dès sa première saison.

Marchessault se souvenait qu’à leur deuxième année midget, Chiasson avait été promu de l’espoir au AAA tandis qu’il était pour sa part resté dans l’espoir. Ils ont ensuite pris des directions opposées. Les deux en étaient à leur quatrième formation lors de la finale.

«Alex n’a pas joué contre nous, mais c’est l’un des meilleurs coéquipiers que tu ne peux pas avoir. Il a toujours une belle attitude. Je sais qu’il aurait voulu être sur la glace, en finale, mais pour lui, c’était encore plus important que son équipe gagne», soulignait Marchessault, auteur de 21 points en 20 matchs éliminatoires dans la récente valse du printemps. Il avait bouclé la saison avec 27 buts et 75 points en 77 matchs. Chiasson a disputé 16 des 24 matchs des siens en séries.

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DOMINGUE, UN GARDIEN COMBLÉ

Mis sous contrat pour deux ans afin d’agir comme auxiliaire à Andrei Vasilevskiy, l’ancien gardien des Remparts Louis Domingue se disait ravi et comblé par la confiance manifestée en lui par le Lightning de Tampa Bay. Avant d’obtenir une chance comme numéro 2 dans la LNH, le cerbère de 26 ans avait besoin d’un peu de temps pour montrer ce qu’il pouvait faire et l’entente obtenue cadrait parfaitement avec le scénario qu’il avait en tête.

«Quoi de mieux que de le faire dans l’une des meilleures équipes de la Ligue! Je suis deuxième gardien, je ne serai pas le numéro 1, à moins qu’il arrive quelque chose à Vasilevskiy, ce que je ne souhaite aucunement. S’il n’est pas le meilleur de la Ligue, il n’est pas loin et tout part de son éthique de travail. Mon mandat sera d’égaler cela, même de le dépasser, pour qu’on ait un résultat optimal ensemble. J’ai montré que je pouvais lui donner un break, et si je peux lui offrir un repos mental à l’occasion, ça ne pourra qu’être bénéfique au succès de l’équipe», assurait le gardien qui a disputé 12 matchs avec le Lightning, l’an passé, après avoir passé six saisons dans l’organisation des Coyotes.  Carl Tardfi